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Article AUTONOME (Décret n° 2020-1483 du 30 novembre 2020 portant publication de la Mesure 8 (2017) Zone gérée spéciale de l'Antarctique n° 5 (station Amundsen-Scott South Pole, pôle Sud) : plan de gestion révisé (ensemble cinq annexes), adoptée à Pékin le 1er juin 2017, lors de la XLe réunion consultative du traité sur l'Antarctique (RCTA) (1))

Article AUTONOME (Décret n° 2020-1483 du 30 novembre 2020 portant publication de la Mesure 8 (2017) Zone gérée spéciale de l'Antarctique n° 5 (station Amundsen-Scott South Pole, pôle Sud) : plan de gestion révisé (ensemble cinq annexes), adoptée à Pékin le 1er juin 2017, lors de la XLe réunion consultative du traité sur l'Antarctique (RCTA) (1))

ANNEXES
PLAN DE GESTION POUR LA ZONE GÉRÉE SPÉCIALE DE L'ANTARCTIQUE N° 5
STATION ANTARCTIQUE AMUNDSEN-SCOTT, PÔLE SUD
Introduction

La station antarctique Amundsen-Scott (ci-après appelée " la station antarctique "), exploitée par les Etats-Unis, est située sur le plateau polaire, à une altitude de 2 835 mètres, à proximité du pôle Sud géographique, à 90° de latitude sud. Une zone d'environ 26 344 km2, englobant la station et des sites de recherche et de surveillance continue, est désignée en tant que zone gérée spéciale de l'Antarctique (ci-après dénommée la " zone "). La zone a été désignée pour optimiser les opportunités scientifiques du pôle, protéger son environnement presque vierge et s'assurer que toutes les activités s'y déroulant, y compris celles visant à découvrir les qualités extraordinaires du pôle Sud, puissent se faire en toute sécurité, en respectant l'environnement, et sans perturber les programmes scientifiques. Pour atteindre les objectifs du plan de gestion, la zone a été subdivisée en aires - l'aire scientifique, l'aire des opérations, et les aires à accès limité. L'aire scientifique est elle-même subdivisée en quatre secteurs : le secteur d'air pur, le secteur calme, le secteur sous le vent et le secteur obscur. Les mesures de gestion convenues pour ces secteurs contribuent à coordonner les activités et à protéger les valeurs importantes du pôle Sud.
La zone a été désignée à la suite d'une proposition émise par les Etats-Unis et adoptée en vertu de la mesure 2 (2007). Le plan de gestion actuel a fait l'objet d'une importante révision et d'une mise à jour dans le cadre du processus de révision requis par le Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement (ci-après dénommé le Protocole).
La zone se situe au sein de l'" environnement Q - plate-forme de glace du continent antarctique oriental surélevé ", tel que défini dans l'analyse des domaines environnementaux du continent antarctique (résolution 3, 2008). La zone n'est pas classée dans les régions de conservation biogéographiques de l'Antarctique (résolution 6, 2012).
Table des matières :
Introduction :
1. Valeurs à protéger et activités à gérer
2. Buts et objectifs
3. Activités de gestion
4. Durée de la désignation
5. Cartes et photographies
6. Description de la zone
6 (i) Coordonnées géographiques, bornage et caractéristiques naturelles
6 (ii) Aires à accès limité et aires gérées à l'intérieur de la zone
Aire des opérations
Aire scientifique
Aires à accès limité
6 (iii) Structures à l'intérieur et à proximité de la zone
6 (iv) Emplacement des autres zones protégées dans la zone
7. Code de conduite général
7 (i) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur de celle-ci
7 (ii) Activités pouvant être menées dans la zone
7 (iii) Installation, modification ou démantèlement des structures
7 (iv) Emplacement des camps
7 (v) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux ou perturbations nuisibles à la faune et la flore
7 (vi) Restrictions sur les matériaux et les organismes pouvant être introduits dans la zone
7 (vii) Prélèvement ou enlèvement de matériel trouvé dans la zone
7 (viii) Elimination des déchets
7 (ix) Rapports de visites
8. Dispositions relatives à l'échange d'informations préalablement aux activités proposées
9. Documents
Information électronique
Bibliographie
ANNEXE A : Lignes directrices environnementales générales applicables au pôle Sud
ANNEXE B : Lignes directrices applicables à l'aire scientifique
SECTEUR D'AIR PUR
SECTEUR CALME
SECTEUR SOUS LE VENT
SECTEUR OBSCUR
ANNEXE C : Lignes directrices pour les aires à accès limité
ANNEXE D : Lignes directrices générales pour les visiteurs non gouvernementaux du pôle Sud
ANNEXE E : Lignes directrices pour les visiteurs non gouvernementaux empruntant la voie terrestre vers le pôle Sud

1. Valeurs à protéger et activités à gérer
Valeurs environnementales et scientifiques

La zone est située dans une région de grande valeur scientifique et la station antarctique Amundsen-Scott facilite la réalisation de recherches scientifiques exceptionnelles bénéficiant d'une large collaboration internationale. Les conditions environnementales uniques au pôle Sud, comme son climat extrêmement froid et sec, son élévation isolée sur une plateforme de glace et sa position sur l'axe Sud de rotation terrestre, offrent des conditions idéales pour la réalisation de nombreuses observations scientifiques :
La recherche astrophysique, atmosphérique et géospatiale - y compris le vent solaire terrestre, la magnétosphère, l'ionosphère ; et les études astronomiques et astrophysiques comme la physique solaire et des rayons cosmiques. La position du pôle Sud sur l'axe de rotation terrestre, les conditions climatiques de la région et son éloignement par rapport aux sources de pollution lumineuse facilitent l'observation astronomique et astrophysique d'objets stellaires spécifiques. En outre, l'isolement de la zone par rapport à tout bruit, à toute vibration et interférence électromagnétique est important pour la recherche astrophysique. Son emplacement est idéal pour les expériences astrophysiques sur les particules de haute énergie et la détection d'évènements extrêmes à l'aide de réseaux d'instruments installés sur la plateforme de glace. La stabilité géophysique de la zone et l'exploitation continue de la station antarctique permettent la réalisation de travaux de recherche continus sur la physique de la haute atmosphère, notamment les processus solaires, les effets des phénomènes électromagnétiques à court terme (aurores, induction de courants électriques et interférence de communication par radiofréquence) et les phénomènes de longue durée (liés à la couche d'ozone, au rayonnement ultraviolet, à la composition de l'atmosphère, aux vents stratosphériques, à la météorologie et au climat). L'air du pôle Sud est considéré comme le plus pur de la planète étant donné son isolement par rapport aux sources de pollution et aux influences d'origine anthropique. De ce fait, la zone est une région importante pour les travaux de suivi et de recherche sur les niveaux de fond des composantes atmosphériques naturelles et anthropiques et pour les recherches sur les changements climatiques.
Glaciologie. - La plateforme de glace épaisse conserve une archive naturelle des composantes atmosphériques, étudiée pour comprendre les changements climatiques et atmosphériques passés de la Terre.
Sismologie. - En raison de son isolement par rapport à tout bruit et toute vibration, l'une des plus importantes stations sismiques se trouve dans la zone.
Recherches médicales. - La communauté unique que constituent les gens vivant à la station permet en outre de conduire des recherches médicales spécialisées sur de petits groupes humains isolés.

Valeurs historiques

La zone a une grande valeur historique et deux sites et monuments historiques (SMH) ont été désignés au pôle Sud :
SMH n° 1 a été désigné en 1972 à 90° de latitude sud pour désigner un mât de drapeau érigé en décembre 1965 au pôle Sud par la première expédition polaire terrestre argentine. Il est probable que le mât de drapeau soit irrémédiablement enfoui sous la glace à environ 500 mètres du pôle Sud géographique, mais son emplacement précis est inconnu.
SMH n° 80 a été désigné en 2005 aux environs de 90° de latitude sud pour indiquer la tente d'Amundsen, érigée par l'expédition que dirigeait Roald Amundsen à leur arrivée au pôle Sud le 14 décembre 1911. L'expédition norvégienne a été la première à atteindre le pôle Sud. On estime que la tente est irrémédiablement enfouie sous la glace à quelques kilomètres du pôle Sud géographique, mais son emplacement exact est inconnu.
Les Etats-Unis ont établi un " pôle Sud de cérémonie " à proximité de la station pour commémorer l'Année géophysique internationale (AGI) en 1957-1958 et toutes les expéditions ayant atteint le pôle Sud.

Valeurs esthétiques et naturelles

En tant que points uniques sur l'axe de rotation de la Terre, les pôles ont depuis longtemps captivé l'imaginaire de géographes, d'explorateurs et du grand public. Le pôle Sud a suscité un intérêt exceptionnel en raison de ses qualités uniques et difficiles, comme son paysage dominé par la glace associé à son éloignement, sa haute altitude, et son froid extrême. Le pôle Sud est l'un des environnements les plus inhospitaliers de la planète pour la survie humaine. On continue pourtant à faire face à ces défis, que ce soit par esprit d'aventure, passion, ou à des fins de découverte personnelle et de progrès. Pour beaucoup, qu'ils fassent le voyage par voie terrestre ou aérienne, atteindre le pôle constitue une expérience extraordinaire et très gratifiante.
En outre, des phénomènes inhabituels, comme les parélies ou faux-soleils, les colonnes lumineuses et les mirages peuvent se produire, créant des effets magnifiques dans les nuages polaires ou dans les cristaux de glace suspendus de l'atmosphère sèche et limpide. Il arrive que l'aurore australe illumine le ciel d'arcs et d'ondulations spectaculaires de lumière multicolore dans l'obscurité, créant des effets visuels impressionnants.
Les conditions environnementales extrêmes, les vastes paysages englacés, les phénomènes atmosphériques aussi inhabituels que beaux, le sens profond qu'évoquent l'endurance et la persévérance humaines, associés aux qualités intangibles d'expériences personnelles et de la relation que l'on peut avoir avec le pôle Sud, font que le site a une valeur esthétique et naturelle exceptionnellement élevée.

2. Buts et objectifs

L'objectif de ce plan de gestion est la conservation et la protection de l'environnement entourant le pôle Sud par une gestion et une coordination des activités humaines dans la zone visant à protéger et à maintenir à long terme les valeurs du pôle Sud, en particulier ses valeurs scientifiques uniques et remarquables.
Les objectifs de gestion spécifiques de la zone sont les suivants :

- faciliter la recherche scientifique tout en assurant la maîtrise de l'environnement ;
- promouvoir et participer à la coordination des activités humaines au pôle Sud pour gérer tout conflit actuel ou potentiel entre les valeurs (y compris celles issues de disciplines scientifiques différentes), les activités, et les voyagistes ;
- assurer la protection à long terme des valeurs scientifiques, historiques, esthétiques, l'état de la nature sauvage et autres valeurs de la zone en minimisant les perturbations ou la dégradation de ces valeurs, y compris la perturbation des caractéristiques naturelles, et en réduisant au minimum les impacts cumulés des activités humaines sur l'environnement ;
- minimiser les traces des installations et des expériences scientifiques établies dans la zone, tout en tenant compte de modifications et d'améliorations nécessaires en respectant les autres objectifs du plan de gestion ;
- minimiser les perturbations physiques, l'émission de polluants, la contamination et les déchets produits dans la zone, et prendre toutes les mesures possibles pour les contenir, les traiter, les enlever ou y remédier, qu'elles aient été produites dans le cours d'activités habituelles ou par accident ;
- promouvoir l'utilisation d'énergies et de modes de transport ayant l'impact le plus faible sur l'environnement, et, autant que possible, minimiser les combustibles fossiles utilisés pour les activités menées dans la zone ;
- améliorer la connaissance des processus naturels et des impacts humains, tant localement, dans la zone et mondialement, y compris ceux dus aux programmes de surveillance ; et
- encourager la communication et la coopération entre les usagers de la zone, notamment par la diffusion d'informations concernant la zone et des dispositions en vigueur.
- empêcher l'introduction involontaire dans la zone d'espèces non indigènes et limiter dans la mesure du possible le transport involontaire d'espèces indigènes d'une partie à l'autre de la zone.

3. Activités de gestion

Les activités de gestion ci-après doivent être mises en œuvre pour réaliser les buts et les objectifs du présent plan de gestion :

- les parties s'intéressant de près à la zone doivent convoquer le cas échéant, et ce au moins une fois par an, un groupe de gestion du pôle Sud (ci-après dénommé le groupe de gestion) chargé de coordonner les activités menées dans la zone, et notamment de :
- favoriser et assurer la bonne communication entre les parties travaillant et visitant la zone ;
- offrir un forum de discussion pour anticiper, identifier et résoudre d'éventuels conflits relatifs à l'utilisation ;
- minimiser le dédoublement des activités ;
- conserver une archive de ces activités et, dans la mesure du possible, de leur impact sur la zone ;
- développer des stratégies visant à détecter et remédier aux effets cumulés des impacts ;
- diffuser des informations relatives à la zone, en particulier sur les activités menées dans la zone et sur les mesures de gestion en vigueur, notamment en maintenant à jour ces informations sous forme électronique sur le site http://www.southpole.aq/ ;
- passer en revue les activités passées, présentes et futures et évaluer l'efficacité des mesures de gestion ; et
- formuler des recommandations sur la mise en œuvre de ce plan de gestion.

- les programmes nationaux opérant dans la zone devront fournir aux stations et installations de recherche appropriées des copies de ce plan de gestion accompagnées de la documentation pertinente et les mettre à la disposition de toutes les personnes présentes dans la zone. Le plan sera aussi disponible sous forme électronique sur le site http://www.southpole.aq/ ;
- les programmes nationaux opérant dans la zone et les opérateurs de tourisme organisant des visites devront veiller à ce que tout leur personnel (personnel, équipage, passagers, chercheurs scientifiques et autres visiteurs) soit averti et informé des dispositions du présent plan de gestion, et en particulier des lignes directrices environnementales (annexe A), des lignes directrices pour l'aire scientifique (annexe B) et des aires à accès limité (annexe C), et des lignes directrices relatives aux visiteurs non gouvernementaux (annexes D et E) applicables dans la zone ;
- les programmes nationaux opérant dans la zone et les opérateurs de tourisme organisant des visites devront veiller à ce que tout leur personnel soit averti et informé des risques et des exigences en matière de sécurité dans l'environnement extrême du pôle Sud, y compris dans les opérations aériennes et en cas d'urgences médicales ;
- les opérateurs de tourisme ou tout autre groupe ou personne se chargeant d'organiser ou de mener des activités non gouvernementales dans la zone devront coordonner au préalable leurs activités avec les programmes nationaux opérant dans la zone afin de ne pas porter atteinte aux valeurs de la zone et de respecter les exigences du plan de gestion. En particulier, une coordination préalable doit être mise en œuvre avec le programme antarctique des Etats-Unis en tant qu'opérateur de la station antarctique Amundsen-Scott ;
- les programmes nationaux opérant dans la zone s'efforceront de développer les bonnes pratiques afin d'atteindre les objectifs du plan de gestion et de partager les connaissances et les informations acquises ;
- des panneaux et / ou bornes devront être érigés selon les besoins et de manière à signaler l'emplacement du site ou les limites des zones, des sites de recherche, des sites d'atterrissage ou des campements à l'intérieur de la zone. Les panneaux et bornes érigés devront être fixés solidement et maintenus en bon état et enlevés lorsqu'ils ne sont plus nécessaires.
- des visites seront effectuées en fonction des besoins (une fois tous les cinq ans au moins) pour évaluer l'efficacité du plan de gestion et s'assurer que les mesures de gestion sont adéquates. Le plan de gestion, le code de conduite et les lignes directrices seront réexaminés et mis à jour selon les besoins ; et
- les programmes nationaux opérant dans la zone prendront toutes les mesures nécessaires et pratiques pour veiller à l'application des dispositions du plan de gestion.

4. Durée de la désignation

La zone est désignée pour une période indéterminée.

5. Cartes et photographies

Carte 1. - ZGSA n° 5 du pôle Sud : emplacement, topographie, limites de la ZGSA, aire scientifique et secteur d'air pur.
Carte 2. - ZGSA n° 5 du pôle Sud : aires de gestion et secteurs.
Carte 3. - ZGSA n° 5, station antarctique Amundsen-Scott : aire des opérations.
Carte 4. - ZGSA n° 5, station antarctique Amundsen-Scott.
Carte 5. - Aperçu des lignes directrices relatives à l'approche de visiteurs non gouvernementaux au pôle Sud.
Carte 6. - Détail des lignes directrices relatives à l'approche de visiteurs non gouvernementaux au pôle Sud.

Remarques importantes sur les cartes du pôle Sud

La plateforme glaciaire et les installations au pôle Sud se déplacent à un rythme d'environ 10 mètres par an. Par conséquent, les positions précises des caractéristiques indiquées sur les cartes et leurs coordonnées GPS changent avec le temps. Une grille locale est donc utilisée pour définir toutes les ZGSA, les limites des zones et des secteurs qui varient avec la grille locale. Les valeurs de la grille locale restent ainsi constantes par rapport aux installations permanentes qui se déplacent avec la glace. Les positions des installations restent constantes entre elles et par rapport aux limites de la ZGSA, bien que leurs positions réelles bougent relativement au pôle Sud géographique. Le nord de la grille locale s'aligne sur le méridien de Greenwich (0 degré de longitude). Les cartes de la ZGSA sont mises à jour régulièrement et les cartes les plus récentes sont disponibles sur http://www.southpole.aq/.

6. Description de la zone
6 (i) Coordonnées géographiques, bornage et caractéristiques naturelles
Description générale

Le paysage du pôle Sud présente une vaste plateforme monotone et légèrement en pente s'élevant à environ 2 835 mètres. La roche mère composant le sous-sol de la masse de terre continentale s'élève à environ 135 mètres au-dessus du niveau de la mer, donnant une épaisseur d'environ 2 700 mètres à la plateforme glaciaire à cet endroit. La plateforme glaciaire au pôle Sud qui s'étend à 89° S s'incline vers le nord-ouest en direction de la mer de Weddell, avec une élévation comprise entre 3 000 mètres et environ 2 650 mètres. La surface à proximité du pôle présente généralement de la neige soufflée par le vent ou des sastrugi, mais est autrement monotone et non crevassée.

Limites et coordonnées

La limite de la zone est définie par deux demi-cercles s'étendant sur une distance de 20 km et 150 km de rayon, respectivement, entourant la station antarctique (carte 1). Le demi-cercle le plus large s'étend sur une distance de 150 km à partir du point d'origine désigné comme l'angle sud-ouest sur grille du bâtiment de l'observatoire de recherche atmosphérique (ORA) (à environ 365 mètres du pôle sud géographique [2017] ) et est limité par des lignes tirées à 110° et à 340° sur grille depuis l'ORA. Ce grand demi-cercle comprend le secteur d'air pur (SAP) de l'aire scientifique, qui partage la limite externe de la ZGSA.
Le demi-cercle le plus petit s'étend quant à lui sur une distance de 20 km à partir du point d'origine désigné comme le centre de l'escalier en aluminium de la tour circulaire du principal bâtiment surélevé de la station antarctique (ci-après dénommée la station surélevée). Le centre de cet escalier est l'origine commune de trois autres secteurs de gestion (les secteurs calme, sous le vent et obscur) qui, avec le SAP, constituent l'aire scientifique de la ZGSA. L'escalier circulaire en aluminium de la tour constitue une caractéristique aisément repérable au sol comme sur les cartes ; la station surélevée devrait en outre perdurer dans la zone plus longtemps que toute autre structure ou tout autre repère.
La limite de la zone comprend toutes les structures et zones des recherches actuelles et prévues à la station antarctique, ainsi qu'une surface suffisamment grande pour atteindre les objectifs de l'aire scientifique. A mesure que la plateforme glaciaire se déplace, l'emplacement géographique de la ZGSA se déplace d'environ 10 mètres par an en même temps que toutes les installations.

Climat

Le climat de la station antarctique est extrêmement froid, venteux et aride. La température annuelle moyenne au pôle Sud est de - 49,4°C (- 56°F). La température maximale enregistrée à la station antarctique est de - 12,3°C (9,9°F) (le 25 déc. 2011), alors que la température minimale enregistrée est de − 82,8°C (− 117,0°F) (juin 1982).
Le soleil atteint son élévation maximale de 23,5° au-dessus de l'horizon au milieu de l'été. La neige reflète une grande partie du rayonnement solaire qui atteint la surface du plateau polaire.
L'humidité de l'air au pôle Sud avoisine zéro, créant un environnement polaire désertique extrême. Les chutes de neige au pôle Sud sont minimes, avec une précipitation annuelle moyenne de seulement 86 mm en équivalent liquide. Les vents y sont persistants, avec une vitesse moyenne entre 5 et 15 nœuds, provenant principalement du nord-est / est sur grille. La neige balayée par les vents a tendance à s'accumuler autour des structures, créant des bancs de neige profonds qui enfouissent les structures, malgré des chutes de neige faibles.
Une analyse de la climatologie de surface par Lazzara et al. (2012) n'a décelé aucun changement de température ou de pression statistiquement significatif au pôle Sud pendant la période 1957-2010, bien qu'une légère tendance à la baisse ait été observée en ce qui concerne les vitesses des vents, avec une baisse de 0,28 mètres / s par décennie et en ce qui concerne l'accumulation moyenne de neige (1983-2010), qui a baissé de - 2,9 mm / an.

Sciences atmosphériques

Les substances polluantes générées dans les régions polaires par les aéronefs et d'autres sources peuvent voyager sur des centaines de kilomètres et perturber les mesures de la couche limite, des gaz et aérosols présents dans la colonne d'air et des contaminants contenus dans la neige, ce qui impose d'exclure toute activité dans une zone étendue afin de bénéficier d'un site propice aux recherches sur la pureté de l'air. L'observatoire de recherche atmosphérique (ORA) est situé à environ 450 mètres au nord-est sur la grille de la station surélevée dans la pointe sud-ouest sur grille du secteur d'air pur (SAP). Le SAP s'étend en demi-cercle à partir de l'ORA sur une distance de 150 km vers la limite externe de la zone scientifique et de la ZGSA, qui offre une zone tampon nécessaire pour garantir la précision des mesures. La plupart des recherches atmosphériques sont effectuées dans le SAP, situé en amont de la station pour garantir que l'air reste aussi pur que possible. Les recherches de l'ORA sont menées par la division de surveillance mondiale de l'Administration océanographique et atmosphérique nationale des Etats-Unis (NOAA) /ESRL). Les mesures sont prises afin de déterminer les tendances à long terme des gaz à l'état de traces, d'aérosols et de rayonnement solaire et pour étudier leur influence sur le climat terrestre (Sheridan et al., 2016). La réduction de l'ozone stratosphérique est également étudiée à l'aide d'instruments installés à bord de ballons ; les lâchers scientifiques et opérationnels de ballons ont lieu depuis l'installation de ballons située dans la zone des opérations.

Astrophysique et sciences géospatiales

La plupart des projets de recherche liés à l'astrophysique et aux sciences géospatiales se déroulent dans le secteur obscur qui a été désigné pour réduire la luminosité et les interférences électromagnétiques autant que possible dans cette zone.
Le laboratoire du secteur obscur abrite le télescope du pôle Sud (TPS). Le TPS peut détecter le rayonnement du fond diffus cosmologique (FDC) et l'un de ses principaux objectifs est de développer une compréhension de l'univers à l'époque du " Big Bang " en identifiant les regroupements de galaxies où le rayonnement de FDC a été modifié par des concentrations de matière noire (Carlstrom et al. 2011 ; Reichardt, de Haan & Bleem 2016). Le TPS fera partie de l'Event Horizon Telescope, un réseau de télescopes distribués autour du monde qui synthétiseront un télescope avec un diamètre effectif équivalent à celui de la Terre. Le laboratoire du secteur obscur abrite aussi les détecteurs BICEP, opérationnels depuis 2006. Ces expériences ont pour but de détecter la polarisation en mode B, chaque génération de BICEP augmentant le nombre de détecteurs et par conséquent la sensibilité à la polarisation en mode B (Ade et al., 2015).
L'observatoire de Martin A. Pomerantz (MAPO) se trouve également dans le secteur obscur. Il abrite les équipements utilisés dans plusieurs projets de recherche, l'un d'entre eux étant dédié à la modernisation du petit polarimètre pour le DASI (Small Polarimeter Upgrade for DASI, SPUD), également conçu pour mesurer la polarisation en mode B.
Le laboratoire IceCube, un détecteur de neutrinos, se trouve aussi dans le secteur obscur. IceCube est un télescope comprenant plus de 5 100 détecteurs sphériques enfouis dans un kilomètre cube de glace. L'expérience a été conçue pour étudier les propriétés des neutrinos et la nature de la matière obscure. Depuis le début de l'opération en 2010, IceCube a pu observer le flux de neutrinos de haute énergie astrophysique pour la première fois, il a mesuré l'anisotropie des rayons cosmiques dans l'hémisphère sud pour la première fois, il a produit les meilleures limites mondiales d'une section transversale dépendante de spin pour les particules de matière noire à interaction faible, et il a pris les mesures les plus détaillées des propriétés de propagation de la lumière dans la glace antarctique (Aartsen et al., 2016, 2017).
L'Askaryan Radio Array (ARA) est un nouvel observatoire de détection de neutrinos en construction dans le secteur obscur visant à découvrir des évènements extrêmes à l'aide d'un arrangement d'antennes radio en sous-sol (Allison et al. 2015, 2016).
Le pôle Sud fait partie du réseau ANGWIN (Gravity Wave Imaging Network, imagerie des ondes de gravité en Antarctique). Celui-ci vise à collecter des mesures d'ondes de gravité dans l'ensemble du continent. Au pôle Sud, les mesures sont concentrées sur la quantification des caractéristiques distinctes des températures des ondes de gravité au fond du vortex polaire (Mehta et al., 2017).
Le SuperDARN (Dual Auroral Radar Network, Super réseau de radars dual auroral) a été établi dans la zone des opérations en 2013. Il vient combler des lacunes dans l'étude de la physique des aurores en Antarctique (Makarevich, Forsythe et Kellerman 2015).

Glaciologie

L'accumulation de la neige au pôle Sud a fait l'objet d'une surveillance intermittente depuis l'Année géophysique internationale (1957-1958). Un vaste réseau de stations de mesure de l'accumulation de neige au pôle Sud a été mis en place en 1992 (Mosley-Thompson et al., 1999). Le réseau de piquets de mesure s'étend dans toutes les directions depuis le pôle sur une distance de 20 km ; il est essentiel pour les recherches sur l'accumulation de la neige que les piquets et les zones avoisinantes ne soient pas perturbés. Les données collectées entre 1958 et 1997 ont montré que les taux d'accumulation annuels nets avaient augmenté durant cette période (Mosley-Thompson et al., 1999), ce qui contraste avec les résultats plus récents publiés par Lazzara et al. (2012) pour la période 1982-2010, qui font apparaître une baisse.
Le carottage de la glace a également lieu au pôle Sud. SPICECORE, qui a été foré au cours des saisons 2014-2015 et 2015-2016, fournira un relevé d'isotopes stables, d'aérosols et de gaz atmosphériques remontant à environ 40 000 ans.

Sismologie

Des données sismologiques sont collectées au pôle Sud depuis l'AGI (1957-1958). Les conditions au pôle Sud sont idéales pour étudier les tremblements de terre et la structure terrestre. Les niveaux d'énergie des vibrations produits par des évènements sismiques traversant la Terre et la plateforme glaciaire polaire sont enregistrés par des sismomètres au pôle Sud. En raison de sa position sur l'axe de rotation de la Terre, les mesures polaires de l'énergie générée par les tremblements de terre majeurs ne sont pas affectées par les forces de rotation qui ont une influence sur les enregistrements à d'autres endroits de la planète. Le SPRESSO (South Pole Remote Earth Science and Seismological Observatory, observatoire de sismologie et de géoscience du pôle Sud) est situé à environ 7,5 km de la station antarctique dans le secteur calme. Ses instruments sont enfouis à environ 300 mètres sous la glace pour enregistrer les vibrations de la Terre. L'absence d'autres vibrations pouvant générer des " bruits " sismiques dans la région permet aux instruments du pôle Sud de détecter des vibrations jusqu'à quatre fois plus silencieuses que les autres observatoires de la planète.

Recherche médicale

En raison de son isolement, la station antarctique est idéale pour les recherches médicales axées sur l'évaluation de comportements sociaux et sur la physiologie humaine. Les recherches conduites au pôle Sud sur les rythmes de sommeil ont examiné le rôle de l'obscurité totale sur la qualité du sommeil et les caractéristiques des humeurs. Des études ont également été menées sur les effets de l'isolement et du confinement sur la dépression, la fatigue, la vigueur et l'anxiété. Ces recherches sont importantes pour déterminer les capacités de performance des personnes travaillant dans des environnements isolés. Des recherches sur le mal aigu des montagnes sont aussi en cours (Anderson et al., 2011).

Caractéristiques historiques

Deux sites et monuments historiques (SMH) ont été formellement désignés dans la zone (SMH n° 1 et SMH n° 80) et sont décrits en section 6 (iv).
Une borne entourée des drapeaux des douze premières nations signataires du Traité sur l'Antarctique, appelée le pôle Sud de cérémonie, a été érigée par les Etats-Unis à environ 150 mètres nord sur grille de la station antarctique et repose à environ 200 mètres du pôle Sud géographique. Le pôle Sud de cérémonie commémore l'Année géophysique internationale de 1957-1958 ainsi que toutes les expéditions ayant atteint le pôle Sud.

Activités humaines / impacts

Après que les expéditions d'Amundsen et Scott eurent atteint le pôle Sud en 1911-1912, aucune autre visite du pôle Sud n'eut lieu jusque l'AGI de 1957-1958, quand une station permanente y fut établie par les Etats-Unis. La station antarctique Amundsen-Scott a connu plusieurs améliorations, la plus récente étant l'ouverture de la station surélevée en 2008. L'activité principale au pôle Sud est la science. L'isolement, l'échelle et les types de recherches scientifiques effectuées nécessitent un appui logistique considérable, comme une grande piste d'atterrissage pour aéronefs de transport sur skis, d'importantes installations d'entreposage de combustibles, de production d'électricité et d'hébergement et des laboratoires scientifiques. De plus amples informations sur les installations au pôle Sud sont données dans la section 6 (iii).
Les visiteurs non gouvernementaux (VNG) participant à des expéditions ou effectuant un voyage touristique caractérisent la deuxième principale activité du pôle Sud. Pendant cinq ans, entre 2006 et 2011, une moyenne d'environ 190 personnes par saison a visité le pôle Sud dans le cadre d'expéditions privées. À ce jour, le nombre le plus élevé a été enregistré en 2011-2012, avec 495 visiteurs, presque le double que le pic précédant de 266 visiteurs, enregistré en 2010-2011. Ce pic a été motivé par un regain d'intérêt pour le pôle Sud, autour du centenaire des expéditions d'Amundsen et de Scott. Environ 230 VNG ont été enregistrés en 2015-2016, se rapprochant du niveau qui avait été noté juste avant le centenaire.
Environ 750 000 litres de diesel sont stockés dans des fûts au pôle Sud, soit le volume nécessaire pour maintenir des opérations sûres à la station antarctique, utilisé pour l'alimentation électrique, les aéronefs, les véhicules et la machinerie lourde. Pendant l'hiver 1989, une fuite de 150 000 litres (40 000 Gallons) de carburant s'est déversée dans la neige au pôle Sud sans pouvoir être récupérée (Wilkniss 1990), ce qui représente l'incident de contamination le plus important au pôle Sud à ce jour. Les émissions provenant de générateurs au diesel et de moteurs représentent probablement la majorité des contaminants continus, bien qu'ils soient dispersés et dilués par les vents persistants, généralement en direction de la zone sud-ouest sur grille de la station.

6 (ii) Aires à accès limité et aires gérées à l'intérieur de la zone

Ce plan de gestion définit trois catégories d'aires à l'intérieur de la zone : l'aire des opérations, l'aire scientifique et les aires à accès limité. Les objectifs de la gestion des différentes catégories d'aires se trouvent dans le tableau 1. Les cartes 1 et 2 montrent l'étendue de l'aire scientifique, tandis que la carte 3 montre l'étendue de l'aire des opérations et des aires à accès limité.
Une nouvelle aire ou une nouvelle catégorie d'aire peut être envisagée par le groupe de gestion selon les besoins, et celles qui ne sont plus requises peuvent être enlevées de la liste. Les mises à jour des aires doivent être dûment considérées lors de la révision du plan de gestion.

Tableau 1. - Zones de gestion désignées à l'intérieur de la zone et objectifs spécifiques.


Aire gérée Objectifs spécifiques de l'aire Plan Annexe
Aire des opérations Veiller à ce que les installations scientifiques et les activités connexes de la zone soient contenues et gérées à l'intérieur d'une aire désignée. -
Aire scientifique Veiller à ce que les personnes planifiant les programmes scientifiques ou la logistique dans la zone et tous les visiteurs de la zone soient informés des secteurs de la zone représentant des sites d'études scientifiques en cours ou de longue date ou bien contenant des installations scientifiques vulnérables, afin qu'ils puissent être pris en considération durant la planification et la conduite des activités dans la zone. L'un des objectifs de l'aire scientifique est de minimiser les conflits entre les différents types d'utilisation. B
Aire à accès limité Restreindre l'accès à un certain secteur de la zone et/ou y restreindre les activités pour diverses raisons, par exemple en raison de valeurs spéciales scientifiques, en cas de vulnérabilité, de la présence de dangers, ou pour limiter les émissions ou les constructions sur un site spécifique. L'accès aux aires à accès limité devrait normalement se faire pour des raisons impérieuses qui ne peuvent être satisfaites ailleurs dans la zone. C

Les orientations générales qui s'appliquent à chaque aire sont présentées dans les sections ci-après ; les lignes directrices qui régissent la conduite d'activités spécifiques de l'aire scientifique sont définies à l'annexe B et dans les aires à accès limité de l'annexe C.

Aire des opérations

L'aire des opérations (cartes 3 et 4) a été établie pour accueillir les principales activités humaines de la zone, y compris les activités de soutien aux sciences, les services principaux de la station (p. ex. l'hébergement), l'exploitation de pistes d'atterrissage pour aéronefs sur skis, et les équipements d'assistance terrestre pour les visiteurs non gouvernementaux (VNG).
La limite de l'aire des opérations (carte 3), décrite dans le sens des aiguilles d'une montre à partir de l'ORA, s'étend sur une distance d'environ 1,85 km du point 110° sud-est sur grille de l'ORA, en suivant la limite méridionale du secteur d'air pur. De là, la limite de l'aire des opérations s'étend sur une distance d'environ 3,75 km du point 243° sud-ouest sur grille, partageant les limites du secteur calme et du secteur sous le vent. Puis la limite de l'aire des opérations s'étend sur une distance d'environ 1,3 km du point 202° sud-sud-ouest sur grille, en suivant la frontière de l'aire à accès limité pour l'exploitation d'aéronefs entourant l'extrémité méridionale sur grille de la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis. La limite s'étend alors sur une distance d'environ 3,6 km du point 158° nord-nord-est sur grille, le long de la frontière occidentale sur grille de l'aire à accès limité pour l'exploitation d'aéronefs, parallèle à la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis et à son extrémité septentrionale par rapport à la grille. La limite de l'aire des opérations se poursuit dans la même direction sur environ 1,3 km au-delà de l'extrémité nord sur grille par rapport à la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis, vers la limite du secteur d'air pur. De là, la limite de l'aire des opérations suit les limites du secteur d'air pur pour revenir vers l'ORA à environ 1,15 km au sud-est sur grille (en suivant le point 340° sur grille par rapport à l'ORA). L'aire des opérations comprend une surface d'environ 430 ha.
Les dispositions suivantes doivent être observées dans l'aire des opérations :

- lors de la planification, de la poursuite d'activités et du démantèlement des installations, on veillera à la réduction des déchets au minimum et à leur gestion ;
- lors de la planification et de l'entretien des installations dans l'aire des opérations, on s'attachera à privilégier les sources d'énergie de remplacement et l'efficacité énergétique ;
- des plans d'intervention d'urgence dans l'aire des opérations seront élaborés le cas échéant par le(s) programme(s) national (-aux) exploitant la zone ;
- l'installation de toute nouvelle structure ou la modernisation de structures existantes dans l'aire des opérations seront nécessaires de temps à autres. Les programmes nationaux exploitant la zone devront passer en revue et coordonner tout projet de construction ou d'installation afin de garantir que les impacts sur les activités scientifiques et les valeurs sont minimes. Toute modification fera l'objet d'une évaluation environnementale, tel que stipulé dans l'article 8 du Protocole.

Des lignes directrices spécifiques aux visiteurs non gouvernementaux (VNG) dans l'aire des opérations sont présentées à l'annexe D du présent plan de gestion.

Aire scientifique

L'aire scientifique a été créée pour éviter toute interférence mutuelle et/ou tout conflit entre plusieurs types d'activités et en particulier pour protéger les recherches scientifiques de toute perturbation pouvant avoir une incidence sur les résultats. L'aire scientifique englobe la majorité de la ZGSA, sa limite externe étant définie par et coïncidant avec la limite de la ZGSA (carte 1). La limite interne de l'aire scientifique est définie par et coïncide avec la limite de l'aire des opérations (cartes 2 et 3).
L'aire scientifique est divisée en quatre secteurs - le secteur d'air pur, le secteur calme, le secteur sous le vent et le secteur obscur - pour veiller à ce que les activités scientifiques particulièrement sensibles soient réparties de façon stratégique, réduisant ainsi la possibilité d'interférences. Les interférences sonores, lumineuses, vibratoires, ainsi que la contamination de sources locales de polluants et l'obstruction visuelle sont particulièrement préoccupantes. L'accès aux secteurs et les activités s'y effectuant ne doivent pas interférer avec les recherches scientifiques.
Les limites des secteurs et les lignes directrices et politiques opérationnelles spécifiques qui y sont appliquées sont définies dans l'annexe B.

Aires à accès limité

Les aires à accès limité ont été désignées dans des sites où l'accès et/ou les activités doivent être limités pour assurer la conservation de valeurs scientifiques, ou pour des raisons de sécurité. L'accès aux aires à accès limité est interdit sauf au personnel autorisé à des fins scientifiques, opérationnelles ou de gestion essentielles. La ZGSA comporte six aires à accès limité, toutes situées dans ou à proximité de l'aire des opérations (cartes 3 et 4) : les détails des limites et des restrictions applicables dans les aires à accès limité sont fournis en annexe C.
Le (s) programme (s) national (-aux) exploitant la zone ou les chefs d'expédition d'autres groupes doivent s'assurer que tous les visiteurs de l'aire sont informés des limites et des fins des aires à accès limité, ainsi que des restrictions d'accès applicables.

6 (iii) Structures à l'intérieur et à proximité de la zone

La première station du pôle Sud fut établie pendant l'été austral de 1956-1957 par les Etats-Unis, à l'occasion de l'Année géophysique internationale (AGI) de 1957-1958. Depuis, la station antarctique Amundsen-Scott, une installation de recherche permanente, est exploitée par les Etats-Unis de façon continue au pôle Sud, bien qu'elle ait reçu plusieurs remplacements et ajouts importants d'installations. L'accumulation de neige balayée par les vents est un problème persistant et, si elles ne sont pas dégagées, les structures peuvent être ensevelies. La première station, désormais appelée " l'ancien pôle " a été écrasée sous le poids de la neige et de la glace et a dû être abandonnée tant elle était enfouie en profondeur. Plus récemment, le dôme géodésique qui remplaçait " l'ancien pôle " a été démantelé avant d'être submergé par la glace.
Le principal bâtiment de remplacement (carte 4), inauguré en 2008, est surélevé par rapport au niveau du sol pour minimiser l'accumulation de neige. On l'appelle la station surélevée. Outre les installations pouvant héberger et nourrir environ 150 personnes, le bâtiment compte un laboratoire informatique, des salles de réunion, des salons, un gymnase, un cabinet médical, une centrale électrique d'urgence et une serre hydroponique. La surface au sol de la station surélevée est d'environ 6 000 m2. Le stockage de carburant et les générateurs électriques qui alimentent les opérations de la station se trouvent à proximité, dans les arches à carburant en sous-sol.
En été, la station antarctique peut accueillir jusqu'à environ 150 scientifiques et auxiliaires, alors qu'en hiver, ce chiffre est réduit à environ 45 personnes, pour entretenir la station et mener des expériences. Si nécessaire, jusqu'à 18 personnes supplémentaires peuvent être hébergées dans les " hypertats " proches (carte 4). La station est totalement isolée entre mi-février et fin octobre, quand les appuis aérien et terrestre à destination du pôle ne sont généralement pas entrepris en raison des conditions trop extrêmes.
Les autres structures du pôle Sud incluent l'Observatoire de recherche atmosphérique (ORA), situé à environ 450 mètres au nord-est sur grille de la station surélevée, des installations aériennes et un terminal pour passagers, des réservoirs de carburant, des antennes, les bâtiments du " camp d'été " et les bureaux d'entretien. Trois principaux bâtiments scientifiques se trouvent dans le secteur obscur, y compris l'Observatoire de neutrinos IceCube, le laboratoire du secteur obscur, qui abrite le télescope du pôle Sud (TPS), ainsi que l'Observatoire Martin A. Pomerantz (MAPO), où ont lieu de nombreux projets astrophysiques et de sciences géospatiales.
Deux stations météorologiques automatiques (SMA) se trouvent dans le secteur d'air pur, à environ 110 km de l'ORA. La SMA " Henry " se trouve au nord sur grille (- 89,001° S, - 0,391° O) et la SMA " Nico " se trouve à l'est sur grille (- 89,0° S, 90,024° E). Les SMA ont été installées en 1993 ; l'entretien se fait au moyen de petits avions, l'opération la plus récente remontant à janvier 2015, quand la hauteur des tours fut augmentée pour prendre en compte l'accumulation de neige.
Toutes les installations permanentes du pôle Sud ont été construites par le programme antarctique des Etats-Unis. Des campements temporaires sont érigés en été par les visiteurs non gouvernementaux (VNG) du pôle Sud, et se trouvent à environ 1 km nord sur grille par rapport à la station surélevée, dans un emplacement qui ne perturbe ni les activités scientifiques, ni les opérations de soutien. Un deuxième camp pour les VNG habituellement utilisé par les expéditions de véhicules se trouve à l'extérieur de la zone, à quelque 20 km du nord-ouest sur grille par rapport au pôle Sud. Chaque été, un petit bâtiment temporaire est généralement posé par l'USAP près de la zone de stationnement des aéronefs, à proximité du pôle Sud cérémonial, et sert d'abri pour les VNG et à l'interprétation scientifique.

6 (iv) Emplacement des autres zones protégées dans la zone

Aucune zone spécialement protégée de l'Antarctique ne se trouve dans ou à proximité de la ZGSA.
Deux sites et monuments historiques ont été désignés dans la zone :
Le site et monument historique n° 1 (SMH n° 1), érigé au pôle Sud, à 90° de latitude Sud : Mât de drapeau érigé en décembre 1965 au pôle Sud géographique par la première expédition polaire terrestre argentine. L'emplacement précis ou la présence effective du mât ne sont pas connus.
Le site et monument historique n° 80 (SMH n° 80), situé à proximité du pôle Sud, à 90° de latitude Sud : la tente d'Amundsen. La tente a été installée à 90° de latitude sud par le groupe d'explorateurs norvégiens que dirigeait Roald Amundsen à leur arrivée le 14 décembre 1911 au pôle Sud. On estime que la tente est irrémédiablement enfouie sous la glace à proximité du pôle Sud, bien que son emplacement exact soit inconnu.

7. Code de conduite général
Accès à la zone et déplacements à l'intérieur de celle-ci

L'accès à la zone par voie aérienne se fait habituellement par aéronefs à skis à voilure fixe et les visites en hélicoptère sont rares. L'accès à la zone par voie terrestre se fait par véhicule, à skis, ou à pied. Pour des raisons de sécurité, tous les visiteurs de la zone doivent notifier préalablement leur visite aux programmes nationaux opérant dans la zone. En particulier, l'utilisation de la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis est soumise à l'autorisation préalable du programme antarctique des Etats-Unis. Des restrictions supplémentaires concernant l'accès d'aéronefs à la zone sont énumérées ci-dessous. La coordination avec des programmes nationaux opérant dans la zone n'engage pas la responsabilité de ces programmes nationaux en cas d'accident ou de blessure subis pendant une expédition.
Tout accès terrestre et aérien à la zone doit éviter le secteur d'air pur de la zone scientifique (carte 1). L'accès aux aires à accès limité de la zone est généralement interdit sauf au personnel autorisé, tel que défini ci-dessous et en annexe C.

Accès par voie aérienne et survol

La piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis et les structures associées ont été mises en place et sont entretenues par les programmes nationaux opérant dans la zone ; elles sont essentielles aux opérations et à la sécurité du personnel dans la zone. L'utilisation de la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis et des structures associées est par conséquent réservée aux programmes nationaux opérant dans la zone, sauf si ceux-ci ont au préalable autorisé d'autres visiteurs à y accéder en aéronef. L'ensemble de la piste d'atterrissage et des zones de roulage, de ravitaillement en carburant et de stationnement d'aéronefs associés se trouvent dans l'aire à accès limité pour l'exploitation d'aéronefs (Annexe C), où l'accès est limité selon les dispositions suivantes.
L'utilisation d'aéronefs à roues sur la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis est interdite.
Les pilotes visitant la zone devront se référer à la dernière version du Manuel d'information de vol en Antarctique (AFIM) où figurent des indications spécifiques pour l'accès à la zone par voie aérienne ainsi que des prescriptions concernant l'obtention préalable d'une autorisation pour utiliser la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis.
Des restrictions spécifiques concernant l'accès aérien et le survol du secteur d'air pur sont détaillées dans les lignes directrices pour l'aire scientifique (annexe B).

Accès par voie aérienne et survol par les programmes nationaux

Les programmes nationaux qui prévoient d'accéder à la zone par voie aérienne, y compris pour la survoler, doivent coordonner leurs activités avec les programmes nationaux opérant dans la zone pour veiller à ne pas perturber les activités en cours.
Pour éviter les conflits, il est nécessaire de bien planifier et communiquer les vols, ce qui est conforme aux critères d'échange d'informations du Traité sur l'Antarctique, les vols devant être confirmés 24 heures au moins avant leur arrivée.
Les pilotes approchant de la zone devront en informer les communications du pôle Sud (COMM) au moins 30 minutes avant leur atterrissage au pôle Sud pour permettre de déblayer la piste et confirmer à nouveau leur approche dix minutes avant l'atterrissage.

Accès par voie aérienne et survol - autres expéditions

L'approbation de l'utilisation de la piste d'atterrissage pour une activité qui n'est pas associée à un programme national ne dépend pas d'un examen complet de sécurité ou de son plan de vol. Elle ne suppose en rien la responsabilité des programmes nationaux exploitant la piste en cas d'accident ou de blessure qui surviendrait à n'importe quel moment durant l'expédition.
Les visiteurs non gouvernementaux (VNG) ayant l'intention de demander à l'avance s'ils peuvent accéder à la zone au moyen d'un aéronef ou utiliser la piste d'atterrissage devront prendre note des modalités et procédures du Manuel d'information de vol en Antarctique et contacter les autorités nationales compétentes.

Accéder et traverser la piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis

La piste d'atterrissage et les zones de roulage, de ravitaillement en carburant et de stationnement d'aéronefs associées se situent intégralement dans l'aire à accès limité pour l'exploitation d'aéronefs (annexe C et carte 3), dont l'accès est interdit sauf au personnel autorisé.
Les pilotes, le personnel logistique et les passagers d'aéronefs sont autorisés à se rendre aux aéronefs et en revenir lorsque cela est nécessaire et en respectant les procédures opérationnelles de l'aire à accès limité pour l'exploitation d'aéronefs.
Le personnel de la station et les visiteurs non gouvernementaux sont autorisés à traverser la zone de roulage des aéronefs à l'extrémité nord sur grille de la piste au point de passage indiqué, situé à l'emplacement des phares lumineux rouges installés sur la route, entre la station surélevée et les bâtiments scientifiques du secteur obscur (carte 4).
Il est interdit de traverser la zone de roulement de la piste lorsque les phares lumineux clignotent, signalant que des mouvements d'aéronefs à proximité sont imminents.
La piste d'atterrissage pour aéronefs sur skis sera seulement traversée à d'autres endroits en cas de nécessité absolue, ou lorsque cela a été autorisé, ou en cas d'urgence.

Accès en véhicule et utilisation de véhicules dans la zone

Les véhicules doivent, dans la mesure du possible, rester sur les sentiers balisés et respecter les exigences des aires interdites aux véhicules de l'ORA et des aires à accès limité de la tour météorologique de l'ORA (annexe C).
Les véhicules ne doivent pas circuler à moins de 50 mètres du pôle Sud géographique.
Les véhicules doivent éviter les secteurs d'air pur et calme, sauf si cela est nécessaire à des fins scientifiques, opérationnelles ou de gestion essentielles et doivent observer les lignes directrices pour l'aire scientifique (annexe B).

Accès piéton et déplacements dans la zone

Les piétons doivent dans la mesure du possible rester sur les sentiers balisés.
Les piétons doivent éviter les secteurs d'air pur et calme, sauf si cela est nécessaire à des fins scientifiques, opérationnelles ou de gestion essentielles et doivent observer les lignes directrices pour l'aire scientifique (annexe B).

Accès aux bâtiments et aux installations

L'accès aux bâtiments et aux installations de la zone opérée par des programmes nationaux ne peut se faire qu'avec l'autorisation du programme responsable. Pour consulter les restrictions d'accès concernant des structures spécifiques et leurs zones environnantes, il convient de se référer aux lignes directrices pour les zones scientifiques (annexe B) et sur les aires à accès limité (annexe C).

7 (ii) Activités pouvant être menées dans la zone

Toutes les activités entreprises dans la zone seront conduites de manière à respecter les exigences de ce plan de gestion et à en préserver dans toute la mesure du possible les valeurs.
Les opérations en parachute à partir d'aéronefs survolant ou à proximité de la piste d'atterrissage ou d'autres infrastructures de la zone sont interdites, sauf en cas d'autorisation écrite préalable expresse du Programme antarctique des Etats-Unis, qui exploite la station antarctique et la piste.

7 (iii) Installation, modification ou démantèlement des structures

Un grand soin doit être apporté à la localisation et à l'installation de structures afin de minimiser toute interférence mutuelle entre plusieurs activités scientifiques, ou entre des activités scientifiques et opérationnelles, ainsi que leur impact sur l'environnement. En particulier, l'installation, la modification ou le démantèlement de structures dans la zone doit être planifié en prenant en compte les objectifs des secteurs de la zone scientifique pour minimiser tout risque de conflit.
Les sites d'installations précédents doivent être utilisés au maximum plutôt que d'en établir de nouveaux et les traces des installations doivent être aussi limitées que possibles. Des structures permanentes ou semi-permanentes doivent généralement être érigées dans l'aire des opérations, à moins qu'elles soient de petite taille et qu'elles ne portent pas atteinte aux valeurs de la zone (par ex. station météorologique automatique (SMA) ou petit relais radioélectrique alimentés sans infrastructure importante).
Toutes les installations seront entretenues tant qu'elles sont opérationnelles et enlevées dès qu'elles ne seront plus utiles. Les installations doivent être clairement identifiées par le programme national responsable, avec le nom du chercheur principal et l'année d'installation. Le programme national responsable doit tenir un registre des types d'installations et de leurs coordonnées dans la base de données de l'installation et cette information doit être communiquée le cas échéant.
Les programmes nationaux doivent échanger leurs informations sur les nouvelles installations proposées avant qu'elles ne soient construites, par l'intermédiaire du groupe de coordination de la gestion, afin de coordonner leurs activités et de limiter le nombre d'installations nouvelles ou de les dupliquer, réduisant ainsi les perturbations.

7 (iv) Emplacement des camps

Les camps des visiteurs non gouvernementaux (VNG) en visite au pôle Sud devront être installés sur le site désigné situé dans l'aire des opérations, à environ 1 km nord sur grille de la station surélevée (cartes 3 et 4).
Il arrive qu'un petit campement soit établi pour soutenir les VNG se rendant au pôle Sud en véhicule. Il se situe à environ 300-400 mètres à l'extérieur de la limite de la ZGSA, à un peu plus de 20 km nord-ouest sur grille du pôle Sud.
Les campements seront entretenus tant qu'ils seront opérationnels et enlevés dès qu'ils ne seront plus utiles.

7 (v) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux ou perturbations nuisibles à la faune et la flore

Non applicable.

7 (vi) Restrictions sur les matériaux et les organismes pouvant être introduits dans la zone

Des recherches à long terme visant à établir des tendances et référentiels mondiaux de polluants et de gaz à l'état de base atmosphériques sont en cours à l'ORA et utilisent des instruments extrêmement sensibles. Il est primordial que l'air échantillonné reste aussi pur que possible. Pour cette raison, les produits chimiques figurant dans le tableau B.1 des lignes directrices pour le secteur d'air pur (annexe B), ou les produits et équipements qui en contiennent ou en émettent, sont interdits au sein de du SAP et à l'ORA. Tous les visiteurs du pôle Sud doivent, dans la mesure du possible, veiller à ne pas faire pénétrer les produits chimiques figurant dans le tableau B.1 dans la zone.

7 (vii) Prélèvement ou enlèvement de matériel trouvé dans la zone

Les prélèvements et l'utilisation de neige et de glace servant à l'approvisionnement en eau essentiel au soutien d'expéditions de programmes nationaux ou de visiteurs non gouvernementaux (VNG) sont autorisés. Il est interdit d'endommager, d'enlever ou de détruire tout artéfact historique désigné comme sites et monuments historiques au titre de l'article 8.4 de l'annexe V du Protocole (cf. section 6 (iv) pour une liste de sites désignés dans la zone). Tout autre matériel trouvé dans la zone ne doit être collecté ou enlevé qu'à des fins essentielles scientifiques, pédagogiques ou de gestion, et doit se limiter au minimum nécessaire à ces besoins. Tous les météorites ramassés doivent être collectés et conservés en conformité avec des normes scientifiques agréées et ils sont rendus disponibles pour des fins scientifiques. Les matériaux d'origine humaine susceptibles de porter atteinte aux valeurs de la zone peuvent être enlevés à moins que l'impact de leur enlèvement ne se révèle plus néfaste que leur présence sur le terrain. Si tel est le cas, l'autorité compétente devra en être notifiée.

7 (viii) Elimination des déchets

Pour les programmes nationaux opérant dans la zone :
- tous les déchets devront être enlevés de la zone sauf les déchets humains et domestiques liquides qui peuvent être évacués dans des citernes de stockage profondes ou selon toute autre méthode conforme à l'annexe III du Protocole.
Pour d'autres expéditions dans la zone :
- tous les déchets, y compris les déchets liquides ménagers et humains, doivent être enlevés de la zone.

7 (ix) Rapports de visites

Le groupe de coordination de la gestion devra, dans la mesure du possible, conserver une archive des rapports sur les activités dans la zone et les mettre à la disposition de toutes les Parties.
Conformément à l'article 10 de l'annexe V du Protocole relatif à la protection de l'environnement, des dispositions seront mises en place pour obtenir et échanger les rapports de visites d'inspection ainsi que les informations sur tout dommage ou changement important survenu dans la zone.
Les voyagistes doivent conserver des archives des visites conduites dans la zone, notamment du nombre de visiteurs, des dates des visites et des incidents survenus dans la zone et communiquer ces renseignements conformément aux procédures de rapports des expéditions adoptées par les Parties au Traité sur l'Antarctique et par l'Association internationale des organisateurs de voyages dans l'Antarctique (IAATO).

8. Dispositions relatives à l'échange d'informations préalablement aux activités proposées

Outre l'échange habituel d'informations au moyen des rapports nationaux annuels aux Parties signataires du Traité sur l'Antarctique, au Comité scientifique pour la recherche en Antarctique (SCAR) et au Conseil des directeurs des programmes antarctiques nationaux (COMNAP), les Parties opérant dans la zone doivent échanger des informations par l'intermédiaire du groupe de coordination de la gestion. Tous les programmes nationaux ayant l'intention de visiter ou de mener des recherches dans la ZGSA doivent prendre contact avec les programmes nationaux opérant dans la zone suffisamment à l'avance de l'activité prévue pour permettre la coordination des activités prévues avec les activités en cours dans la zone.
Tous les visiteurs ayant l'intention d'utiliser la piste d'atterrissage pour aéronefs à skis doivent en informer le Programme antarctique des Etats-Unis suffisamment à l'avance, tel que présenté dans la section 7 (i) du présent plan de gestion.
Les organisateurs de voyages et autres visiteurs non gouvernementaux doivent préalablement transmettre leurs programmes de visite aux programmes nationaux opérant dans la zone.

9. Documents

Information électronique.
Le groupe de coordination de la gestion a mis en place un site Internet ( http://www.southpole.aq) qui fournit des informations supplémentaires et des sources de documentation pertinentes sur l'environnement, les sciences et autres activités au pôle Sud, avec des documents de gestion, des cartes, des descriptions et des politiques à jour.
Du fait des mouvements de glace constants au pôle Sud, la mise à jour régulière des cartes est nécessaire ; les versions les plus récentes sont disponibles sur www.southpole.aq/maps.

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