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Article AUTONOME (Décret n° 2020-50 du 27 janvier 2020 portant publication des mesures 1 à 8 (2016) relatives aux zones spécialement protégées de l'Antarctique, adoptées à Santiago le 1er juin 2016, lors de la XXXIXe réunion consultative du traité sur l'Antarctique (RCTA) (1))

Article AUTONOME (Décret n° 2020-50 du 27 janvier 2020 portant publication des mesures 1 à 8 (2016) relatives aux zones spécialement protégées de l'Antarctique, adoptées à Santiago le 1er juin 2016, lors de la XXXIXe réunion consultative du traité sur l'Antarctique (RCTA) (1))


ANNEXE
PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT PROTEGÉE DE L'ANTARCTIQUE NO 167
ÎLE HAWKER, TERRE DE LA PRINCESSE-ELISABETH
Introduction


L'île Hawker (68°38' de latitude sud, 77°51' de longitude est, carte A) est située à 7 km au sud-ouest de la station Davis au large des collines Vestford sur la côte Ingrid Christensen, Terre de la Princesse-Élisabeth, Antarctique oriental. L'île a été désignée en tant que ZSPA n° 167 en application de la mesure 1 (2006), sur proposition de l'Australie, le motif principal étant la protection de la colonie de reproduction de pétrels géants (Macronectes giganteus) située la plus au sud (carte B). Un plan de gestion révisé pour la zone a été adopté en vertu de la mesure 9 (2011). La zone constitue l'un des quatre sites de reproduction connus du pétrel géant sur le littoral de l'Antarctique oriental, qui ont tous été désignés ZSPA : la ZSPA n° 102, îles Rookery, baie Holme, terre Mac Robertson (67º36' de latitude sud, 62º53' de longitude est) - près de la station Mawson ; la ZSPA n° 160, îles Frazier, terre de Wilkes (66°13' de latitude sud, 110°11' de longitude est) - près de la station Casey ; et la ZSPA n° 120, pointe Géologie, terre Adélie (66°40' de latitude sud, 140°01' de longitude est) - près de Dumont d'Urville. L'île Hawker abrite également des colonies reproductrices de manchots Adélie (Pygocelis adeliae), de labbes antarctiques (Catharacta maccormicki), de pétrels du Cap (Daption capense) et, occasionnellement, des éléphants de mer du sud (Mirounga leonina) s'y reposent.


1. Description des valeurs à protéger


La population totale de pétrels géants de l'Antarctique oriental représente moins de 1% du total de la population reproductrice. Il est difficile d'estimer les populations reproductrices, puisque des oiseaux peuvent occuper un site de nids au moment où le suivi est opéré, mais ne pas se reproduire à cette saison. Le nombre de nids actuellement occupés est estimé à environ 280 couples en Antarctique oriental, dont 40 sur l'île Hawker (2014), 2 nids occupés sur l'île Giganteus (qui fait partie du groupe des îles Rookery) (2015), environ 230 nids occupés dans les îles Frazier (2013), et 8 à la pointe Géologie (2005). Les pétrels géants se reproduisent également sur des îles de la partie sud des océans Indien et Atlantique ainsi qu'à proximité de la péninsule Antarctique.
La colonie de pétrels géants nichant sur l'île Hawker a été découverte en décembre 1963 ; elle comportait à l'époque quelque 40 ou 50 nids, « certains contenant des œufs », mais le nombre de nids occupés n'a pas été enregistré. De 1963 à 2007, des comptages d'adultes, d'œufs ou de poussins ont été réalisés de façon irrégulière à divers stages du cycle de reproduction. Il est impossible de dégager la tendance à long terme de cette population en raison de la variabilité des dates de comptage et du manque de cohérence des unités de comptage. Les nombres recueillis antérieurement pour cette colonie étaient peu élevés parce que seuls les oisillons bagués lors d'une même année avaient été comptés, et non le nombre total d'oisillons.
Les pétrels géants sont particulièrement sensibles aux perturbations à proximité de leurs nids. Des restrictions aux activités autorisées sur les sites de reproduction situés à proximité des stations australiennes ont été mises en place vers le milieu des années 1980, avec notamment une interdiction du baguage.
Dans les îles Shetland du Sud et les îles Orkney du Sud, les prises accessoires de pétrels géants par les chalutiers de pêche à la palangre opérant dans l'océan Austral sont sans doute en partie responsables de la réduction de population observée. De telles observations ont aussi été notées dans l'Antarctique oriental.
Les pétrels géants sont repris dans la catégorie « Préoccupation mineure » par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN, 2016). Cependant, les données de recensement effectuées dans une série de lieux sont vieilles de plusieurs décennies et la taille et la tendance démographique globale ne sont pas absolument certaines. L'île Hawker abrite également des colonies reproductrices de manchots Adélie, de labbes antarctiques et de damiers du Cap. Occasionnellement elle accueille également des éléphants de mer du sud sur ses plages méridionales.


2. Buts et objectifs


Les buts et objectifs de la ZSPA de l'île Hawker sont les suivants :
- protéger la colonie reproductrice de pétrels géants et les autres espèces ;
- éviter la dégradation des valeurs de la zone ou les risques substantiels qui la menacent en empêchant toute perturbation humaine inutile ;
- permettre de faire des recherches sur l'écosystème de la zone, notamment l'avifaune, à condition que ces recherches soient indispensables et ne puissent être menées ailleurs ;
- réduire au maximum les risques d'introduction d'agents pathogènes susceptibles de provoquer des maladies parmi les populations aviaires dans la zone ;
- réduire au maximum les perturbations d'origine humaine des colonies de pétrels géants dans la zone ;
- permettre que la zone serve de site de référence pour les études comparatives futures avec d'autres populations de pétrels géants en phase de reproduction ;
- protéger les valeurs de l'île Hawker comme site de référence pour les études comparatives futures avec d'autres populations de pétrels géants en phase de reproduction ;
- limiter les risques d'introduction de plantes, d'animaux et de microbes sur l'île Hawker ;
- permettre la collecte à intervalles réguliers de données sur le statut et la démographie connexe des espèces d'oiseaux ; et
- permettre des visites à des fins de gestion en soutien aux objectifs du plan de gestion.


3. Activités de gestion


Les activités de gestion ci-dessous seront menées à bien afin de protéger les valeurs de la zone :
- les visites de recherche pour évaluer l'état et les tendances de la colonie de pétrels géants et / ou des autres espèces présentes seront autorisées. Les activités et les méthodes causant le moins de perturbations possible à la colonie de pétrels géants seront privilégiées (ex : utilisation de caméras de surveillance automatiques) ;
- des visites seront organisées selon que de besoin (de préférence au moins une fois tous les cinq ans) afin de déterminer si la zone répond toujours aux objectifs pour lesquels elle a été désignée et de s'assurer que les mesures de gestion et d'entretien sont adéquates ;
- les visites dans la zone seront organisées, dans la mesure du possible, en dehors de la saison de reproduction des pétrels géants (entre mi-avril et mi-septembre), afin d'évaluer si elle continue à servir les fins pour lesquelles elle a été désignée et s'assurer que les activités de gestion sont pertinentes ;
- des informations devront figurer au sein de la ZSPA de l'île Hawker (détaillant les restrictions qui s'y appliquent), et des exemplaires du présent plan de gestion seront disponibles dans les stations avoisinantes. Des documents informatifs ainsi que le présent plan de gestion seront mis à la disposition des bateaux visitant les environs ; et
- le plan de gestion sera réexaminé une fois tous les cinq ans au moins.


4. Durée de désignation


La zone est désignée pour une période indéterminée.


5. Cartes


Carte A. - Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 167 île Hawker, collines Vestfold, côte Ingrid Christensen, Terre de la Princesse-Elisabeth, Antarctique oriental.
Carte B. - Zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 167 île Hawker, collines Vestfold, côte Ingrid Christensen, Terre de la Princesse-Elisabeth, Antarctique oriental - topographie et caractéristiques physiques.
Spécifications pour toutes les cartes :
Projection : UTM Zone 49.
Système géodésique : WGS84.


6. Description de la zone
6 (i) Coordonnées géographiques, bornage et caractéristiques du milieu naturel


L'île Hawker (68°38' de latitude sud, 77°51'de longitude est) est située à environ 300 m des côtes des collines Vestfold. Ces dernières représentent une zone quasi triangulaire libre de glace de quelque 512 km2, composée de fonds rocheux, de débris glaciaires, de lacs et d'anses. Les collines Vestfold sont délimitées à l'est par le plateau glaciaire, au sud par le glacier Sørsdal et à l'ouest par la baie Prydz. Elles sont composées de collines de basse altitude (alt. maximum à la colline Boulder : 158 m) et de vallées, avec une pénétration profonde de fjords et de lacs. De nombreuses îles bordent la côte des collines Vestfold, et l'île Hawker se trouve au sud-ouest, entre l'île Mule et la péninsule Mule.
L'île Hawker est une île de forme irrégulière à faible relief (altitude maximum : près de 40 m), comprenant deux chaînes parallèles de collines sur un axe nord-sud se terminant par deux petites péninsules méridionales. Une troisième péninsule se trouve directement à l'ouest et s'achève par une colline de 40 m bordée de falaises abruptes se jetant dans la mer sur ses versants occidental et méridional. On trouve plusieurs petits lacs d'eau douce entre les chaînes de falaises de la partie nord de l'île, et divers petits lacs sur la surface plane de la partie est de l'île. À ses points les plus distants, l'île fait 2 km du nord au sud et 1,7 km d'est en ouest.
La ZSPA de l'île Hawker comprend l'intégralité de la superficie terrestre de l'île Hawker, sa ligne de démarcation maritime se trouvant à la laisse de basse mer (carte B). La superficie totale de la ZSPA de l'île Hawker est d'environ 1,9 km2. Aucun repère mettant en évidence les limites de la zone n'a été installé.
Domaines environnementaux et régions de conservation biogéographiques
D'après l'analyse des domaines environnementaux de l'Antarctique (résolution 3, 2008), l'île Hawker est située dans le domaine environnemental T Géologique de l'inlandsis continental.
D'après les régions de conservation biogéographiques de l'Antarctique (résolution 6, 2012), la zone est située dans la région biogéographique 7 Antarctique de l'Est.
Historique des contacts humains
La première notation enregistrée de la découverte des collines Vestfold est attribuée à Douglas Mawson, le 9 février 1931, lors de l'expédition BANZARE à bord du Discovery. Quatre ans plus tard, le 20 février 1935, le capitaine Klarius Mikkelsen du pétrolier Thorshavn (de la compagnie Lars Christensen) a aperçu les collines et a débarqué dans la zone. Il en a baptisé plusieurs caractéristiques géographiques et a donné à la zone le nom de collines Vestfold, en hommage à sa province natale en Norvège. Les collines Vestfold ont de nouveau été visitées par Mikkelsen au début de l'année 1937, à l'occasion d'un relevé aérien du littoral.
Les visiteurs suivants furent, en janvier 1939, l'explorateur américain Lincoln Ellsworth et son conseiller australien, Sir Hubert Wilkins, à bord du navire à moteur Wyatt Earp. Ellsworth a survolé quelque 400 km vers l'intérieur des terres. Début 1947, le navire USS Currituck a visité la côte Ingrid Christensen dans le cadre de l'opération Highjump. Des vols ont été effectués pour assurer un relevé photographique aérien du littoral.
La première expédition australienne de l'ANARE (Australian National Antarctic Research Expeditions) dans la zone, sous le commandement de Phillip Law à bord du Kista Dan, a atteint les collines Vestfold le 1er mars 1954. En janvier 1956, des membres de l'expédition antarctique soviétique ont débarqué sur la côte Ingrid Christensen, en prévision de l'Année géophysique internationale, pour établir la station Mirny à 595 km à l'est. La station Davis, sous supervision australienne, a été installée sur les collines Vestfold en 1957. L'île Hawker a été nommée en hommage à A.C. Hawker, superviseur radio de la station Davis en 1957.
Climat
Les données météorologiques disponibles pour la zone proviennent quasi exclusivement d'observations effectuées à la station Davis, à 7 km au nord-ouest de l'île Hawker. La région des collines Vestfold connaît un climat maritime polaire sec, froid et venteux. En été les températures moyennes varient de - 1°C à + 3°C, et de - 14°C à - 21°C en hiver. Entre 1957 à 2015, la température maximale enregistrée à la station Davis fut de + 13°C ; la plus basse température enregistrée fut de - 41.8°C, le 27 avril 1998. De longues périodes de conditions plaisantes et relativement calmes se produisent pendant l'année. Les vents sont généralement légers. La moyenne annuelle tourne autour de 20 km/h. Les vents violents et les blizzards peuvent se lever pratiquement sans préavis ; des bourrasques de plus de 200 km/h ont été enregistrées en 1972. Les chutes de neige représentent en moyenne 78 mm/an, la majeure partie des accumulations annuelles étant attribuable au vent. Mis à part plusieurs zones de glace permanentes, les collines Vestfold sont pratiquement sans neige en été et légèrement couvertes en hiver. Les précipitations maximales enregistrées à la station Davis furent de 55,6 mm, en 2013. Les archives révèlent un climat saisonnier correspondant à celui des latitudes élevées, mais les températures à la station Davis sont en moyenne supérieures à celles des autres stations de l'Antarctique situées à des latitudes similaires. Ce phénomène est attribué à l'oasis rocheux résultant de l'albédo inférieur des surfaces rocheuses par rapport à la glace, qui permet l'absorption de davantage d'énergie solaire et sa réémission.
Géologie
Les collines Vestfold se composent de gneiss archéen dont les dépressions sont souvent occupées par de fines couches de sédiments fossilifères du Pliocène et du Quaternaire. Les strates cénozoïques les plus anciennes des collines Vestfold se trouvent dans la formation de Sørsdal du milieu du Pliocène, qui renferme une flore et une faune marines fossiles très diversifiées. D'autres strates cénozoïques plus jeunes témoignent des glaciations répétées, et de plusieurs transgressions et régressions marines. Les trois principales lithologies composant les collines Vestfold sont (par ordre chronologique) le paragneiss de Chelnock, le gneiss de Mossel et le gneiss du lac Crooked. Cette composition se répète par blocs est-nord-est à ouest-sud-ouest. Ceux-ci sont entrecoupés de rangées de dykes mafiques suivant un axe globalement nord-sud. Ces filons sont une caractéristique notable des collines Vestfold. L'île Hawker comprend une extension du gneiss du lac Crooked dans la partie nord de la péninsule Mule, au-dessus du passage Laternula. Le gneiss du lac Crooked de l'île Hawker, tout comme les gneiss archéens des collines Vestfold, est interrompu par nombre de filons de dolérite très caractéristiques du début au milieu du Protérozoïque.
Pétrels géants
La colonie de pétrels géants de l'île Hawker est située sur un terrain légèrement incliné, à environ 20 m au-dessus du niveau de la mer, à l'extrémité nord de l'île (carte B). La même zone sert d'aire de nidification depuis les premiers relevés, en 1963-1964.
La saison de la reproduction des pétrels géants sur l'île Hawker commence fin septembre/début octobre, et la ponte intervient pendant la seconde moitié du mois d'octobre. Après une période d'incubation d'environ 60 jours, l'éclosion commence au cours de la deuxième moitié du mois de décembre et se poursuit pendant trois à quatre semaines jusqu'à la mi-janvier. Les jeunes oiseaux quittent la colonie à peu près 14 à 16 semaines après leur éclosion, entre la fin mars et le début mai. D'après l'analyse des données recueillies par les caméras automatiques tout au long de l'année, on sait qu'un petit nombre d'oiseaux persistent dans la zone en dehors de la saison reproductive ; par conséquent, les visites dans la zone doivent être menées de manière à causer le moins de perturbations possible.
Vers le milieu des années 1980, une stratégie de gestion a été mise en application pour les trois sites de nidification des pétrels géants à proximité des stations australiennes, afin de réduire autant que possible les perturbations causées par les humains. Le Département australien de l'Antarctique avait auparavant limité les recensements à une fois tous les trois ou cinq ans et soumis toutes les autres visites à des contrôles administratifs rigoureux. Cet intervalle était à l'époque considéré comme un compromis acceptable entre les risques de perturber les oiseaux pour leur recensement et le besoin de se procurer des données démographiques significatives. Ce mode de gestion a contraint à des visites en nombre insuffisant pour estimer les niveaux de population (et les tendances démographiques) et n'a visiblement pas eu d'effet bénéfique significatif sur le succès de reproduction des pétrels géants. Avec le développement de nouvelles technologies (caméras automatiques), il est désormais possible d'obtenir des informations détaillées avec une présence humaine minime, voire nulle, pendant la période de reproduction.
Au cours de la saison de reproduction 2013-2014, 43 nids étaient occupés à un moment, mais tous les adultes présents n'ont pas tenté de se reproduire. En février 2014, 23 poussins ayant bien grandi ont été recensés dans la zone. Certains nids sont situés en dehors du champ de vision des caméras automatiques ; il se peut donc que le nombre d'oisillons soit légèrement plus élevé.
Autres oiseaux
Des manchots Adélie se reproduisent le long de la côte des collines Vestfold et sur au moins 27 îles au large, y compris l'île Hawker. Le nombre total de manchots Adélie sur la côte et les îles au large des collines Vestfold a été récemment estimé à 330 000 couples, en 2009-2010. La colonie de manchots Adélie de l'île Hawker se trouve actuellement à proximité d'une petite colline à mi-chemin du versant occidental de l'île et comporterait 5 000 couples, en 2009-2010. Tout porte à croire que la colonie ou certains de ses groupes nicheurs se déplacent régulièrement. Certaines zones qui étaient auparavant occupées ne le sont plus. Ceci est commun chez les populations de manchots Adélie dans la région de Davis. Les premiers manchots Adélie apparaissent généralement dans la région vers le milieu du mois d'octobre, et la ponte commence environ quatre semaines plus tard. L'intervalle entre la ponte du premier et du deuxième œuf est de deux à quatre jours, et la période d'incubation varie entre 32 et 35 jours. Après la mue, les derniers adultes quittent l'île Hawker avant la fin du mois de mars.
La présence d'une colonie peu nombreuse de damiers du Cap a été enregistrée sur l'île Hawker, à la pointe sud de la péninsule sud-ouest. Les damiers du Cap ne sont pas présents dans la région en hiver. Ils regagnent les sites de nidification au cours du mois d'octobre, la ponte se produisant entre la fin novembre et le début décembre, et le départ du nid fin février-début mars.
Phoques
Le phoque de Weddell a choisi comme zone de reproduction les fjords des collines Vestfold, et de temps à autre la partie sud-est de l'île Hawker. Les phoques font leur apparition vers la fin septembre et le début octobre, et les bébés phoques naissent entre la mi-octobre et la fin novembre. Pendant tout l'été, les phoques en mue continuent leur fréquentation de la glace marine et se hissent parfois sur la côte. L'essentiel de la population locale demeure dans la zone de glace de mer proche des collines Vestfold pendant tout l'été. Des groupes hors âge reproducteur d'éléphants de mer du sud (Mirounga leonina) vont à terre pendant les mois d'été à proximité de la péninsule sud-ouest de l'île Hawker. Leurs zones de mue contiennent des dépôts de poils et d'excréments accumulés depuis plusieurs milliers d'années, et pourraient être considérées comme des zones uniques et vulnérables.
Végétation
La flore des collines Vestfold comprend au moins 82 espèces d'algues terrestres, six espèces de mousses et au moins 23 espèces de lichens. Les lichens et les mousses se répartissent pour l'essentiel dans le secteur oriental ou à l'intérieur des terres, et leur schéma de répartition reflète la disponibilité de neige soufflée, le temps écoulé depuis la dernière exposition du substrat du plateau glaciaire, la durée écoulée depuis la dernière glaciation, l'altitude et la proximité de l'eau de mer. Dans de rares cas, la présence de lichens ou de mousses a été relevée à proximité des côtes halomorphes, notamment sur l'île Hawker où le terrain de faible altitude est recouvert de dépôts importants de sable et de moraine de forte densité.
Les algues terrestres, qui sont extrêmement répandues, sont le principal producteur primaire des collines Vestfold. La présence d'algues infralithiques (ou hypolithiques) a été enregistrée sur l'île Hawker, notamment sur la face cachée des blocs de quartz translucide qui sont partiellement enterrés. L'algue dominante, la cyanobactérie ou algue bleu-vert, notamment ses variétés oscillatoriacées, Chroococidiopsis sp., et Aphanothece sp. sont celles les plus fréquemment rencontrées de concert avec les espèces de la famille des chlorophytae, Desmococcus sp.A et Prasiococcus calcarius. L'algue édaphique Prasiola crispa se présente comme une série de mèches vertes fripées dans les zones de fonte de glace, souvent en compagnie de la diatomée Navicula muticopsis et d'algues oscillatoriacées. La présence du lichen ornithocophile Candelariella flava a également été enregistrée sur l'île Hawker, à proximité des sites de nidification.
Invertébrés
Une étude approfondie des tardigrades terrestres (invertébrés vivant dans l'eau, à huit pattes et segmentés) entreprise dans les collines Vestfold en 1981 a permis de retrouver quatre genres et quatre espèces de tardigrades terrestres. Bien qu'aucun tardigrade n'ait été retrouvé sur le site de prélèvement d'échantillons de l'île Hawker, il a été suggéré que, dans la mesure où deux espèces, Hypsibius allisonii et Macrobiotus fuciger ( ?), ont été recueillies à Walkabout Rocks, il serait possible de les retrouver dans d'autres zones côtières à l'écologie similaire en compagnie de la Prasiola crispa. L'acarien Tydeus erebus se retrouve souvent sur les sites de nidification des manchots Adélie de l'île.


6 (ii) Accès à la zone


Selon l'état de la glace de mer, on peut approcher la zone au moyen d'un véhicule, d'une petite embarcation ou d'un aéronef ; ceux-ci doivent tous rester en dehors de la zone. Il n'y a pas d'aires d'atterrissage désignées dans la zone.
L'accès au moyen d'une petite embarcation devra se faire via un site situé à une distance respectant la distance minimale requise par rapport aux espèces sauvages, et, dans la mesure du possible, séparé par une caractéristique géographique, telle qu'une ligne de crête basse, afin de réduire au maximum les perturbations lors de l'approche.


6 (iii) Emplacement de structures à l'intérieur de la zone et à proximité


Il n'y a pas de structures permanentes à l'intérieur de la zone ou adjacentes à elle. Trois caméras automatiques ont été placées temporairement à proximité de la colonie de pétrels géants pour une surveillance continue de la population.


6 (iv) Emplacement d'autres zones protégées à proximité directe de la zone


Plaine Marine, zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 143 (68°36'de latitude sud, 78°07'de longitude est) se trouve à environ 8 km à l'est.


6 (v) Zones spéciales à l'intérieur de la zone


Il n'y a aucune zone spéciale à l'intérieur de la zone.


7. Critères de délivrance des permis d'accès
7 (i) Conditions générales


L'accès à la zone est interdit sauf avec un permis délivré par une autorité nationale compétente. Les conditions de délivrance d'un permis pour entrer dans la zone sont les suivantes :


- un permis sera délivré uniquement pour des raisons scientifiques indispensables qu'il n'est pas possible de justifier ailleurs, notamment pour l'étude scientifique de l'avifaune et de l'écosystème de la zone, ou à des fins de gestion essentielles conformes aux objectifs du plan comme l'inspection, la gestion ou l'examen ;
- les actions autorisées ne porteront pas atteinte aux valeurs de la zone ;
- les actions autorisées sont conformes au plan de gestion ;
- le permis, ou une copie certifiée, doit être emmené dans la zone ;
- un rapport de visite devra être fourni à l'autorité mentionnée dans le permis ;
- tout permis sera délivré pour une durée donnée ;
- l'autorité nationale compétente sera notifiée de toutes les activités et mesures entreprises, qui ne sont pas incluses dans le permis délivré.


7 (ii) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur ou au-dessus de celle-ci


- Les véhicules sont interdits dans la zone. Les déplacements à l'intérieur de la zone doivent se faire à pied exclusivement.
- L'accès aux frontières de la ZSPA île Hawker peut se faire par bateau ou par véhicule, selon les conditions saisonnières. Les bateaux utilisés pour visiter les îles doivent être laissés sur les rives. Seul le personnel nécessaire chargé de réaliser des activités scientifiques ou de gestion à l'intérieur de la zone est autorisé à quitter le site de débarquement ou de stationnement. Les quad-bikes et les véhicules utilisés pour atteindre la zone ne seront pas introduits à l'intérieur de la zone. Les véhicules devront rester sur la glace de mer à une distance de la colonie de pétrels géants d'au moins 200 m (cf. tableau 1).
- Les distances minimales d'approche (la proximité maximale) de la faune sauvage sont indiquées au tableau 1. Si l'on observe une perturbation de la faune, il faut augmenter la distance de séparation ou modifier l'activité en cours jusqu'à ce la perturbation cesse d'être évidente. Les seules exceptions qui interviennent sont si un permis autorise une distance d'approche moindre.
- Les personnes autorisées par un permis à s'approcher des pétrels géants pour l'obtention de données de recensement ou de valeurs biologiques doivent maintenir la plus grande distance de séparation pratique. Les personnes ne s'approcheront pas plus près que nécessaire pour obtenir des données de recensement ou des données biologiques des pétrels géants nicheurs et, en aucun cas, à plus de 20 m.
- Les perturbations peuvent être réduites au minimum en laissant les véhicules le plus loin possible du site, en approchant lentement et doucement, et en utilisant la topographie pour contrôler son approche.
- Pour réduire les perturbations de la faune et de la flore, les niveaux sonores, y compris des conversations, doivent être réduits à leur plus simple expression. L'utilisation d'outils à moteur et toute autre activité susceptible de produire du bruit et donc de gêner les pétrels géants et les autres oiseaux nicheurs est interdite à l'intérieur de la zone pendant la période de reproduction des pétrels géants (mi-septembre à mi-avril).
- Il est interdit de survoler l'île pendant la saison de reproduction du pétrel géant sauf, lorsque cela s'avère essentiel à des fins scientifiques ou de gestion. Les survols doivent avoir lieu à une altitude d'au moins 930 m pour les hélicoptères monomoteurs et les aéronefs à voilure fixe, et d'au moins 1 500 m pour les hélicoptères bimoteurs.
- Les atterrissages à proximité d'une aire de concentration de la faune sont strictement interdits dans un rayon de 930 m pour les hélicoptères monomoteurs et les aéronefs à voilure fixe, et de 1 500 m pour les hélicoptères bimoteurs.
- Le survol de la zone, y compris par des véhicules aériens sans pilotes, est interdit (sauf lorsqu'il se révèle essentiel à des fins scientifiques et de gestion, tel que stipulé par un permis).
- Les vêtements (en particulier les chaussures et les vêtements pour l'extérieur) et l'équipement pour le terrain seront entièrement nettoyés avant d'entrer dans la zone.


Tableau 1 : Distances minimales à respecter en cas de contact avec la faune sauvage de l'île Hawker :


ESPÈCE

DISTANCES (m)

Personnes à pied /à ski
(à moins qu'une distance d'approche moindre soit autorisée par un permis)

Tous véhicules Quad/skidoo
Hagglunds, etc.

Embarcation légère

Pétrels géants

100 m

Interdits dans la zone. Devront être stationnés sur la glace de mer à une distance minimale de 200 m des colonies d'espèces sauvages.

Les embarcations doivent maintenir une distance minimale de 200 m des colonies lors du trajet et ne doivent pas débarquer à moins de 50 m des espèces ; ceci concerne particulièrement la colonie de manchots Adélie sur le littoral oriental. Il faut faire preuve de prudence à proximité immédiate de l'île.

Manchots empereurs reproducteurs/en mue

50 m

Tout autre animal ou oiseau reproducteur

15 m

Phoque ou oiseau hors âge reproducteur

5 m


7 (iii) Activités qui sont ou peuvent être menées dans la zone, y compris les restrictions spatio-temporelles


Les activités exécutées à l'intérieur de la zone lorsque les pétrels géants se reproduisent (entre le 16 septembre et le 14 avril) seront autorisées à la condition exclusive que l'activité soit non invasive et ne puisse être raisonnablement entreprise en dehors de la période de reproduction. Dans la mesure du possible, les activités qui ne sont pas liées aux pétrels géants sont confinées aux zones situées hors du champ de vision du site de reproduction des pétrels géants.
Les activités suivantes peuvent être menées dans la zone, moyennant un permis :


- travaux de recherche scientifique conformes au présent plan de gestion qui ne peuvent être menés ailleurs ;
- activités de gestion essentielles, y compris la surveillance ; et
- échantillonnage qui doit être réduit au minimum pour répondre aux programmes de recherches approuvés.


7 (iv) Installation, modification ou retrait de structures


Les structures ou installations permanentes sont interdites.
Les structures temporaires ou les matériels, y compris les caméras, ne pourront être installés à l'intérieur de la zone qu'en conformité avec un permis.
Les petits refuges temporaires, les affûts, les cachettes et les écrans peuvent être érigés à des fins de recherche scientifique.
L'installation (incluant le choix de sites), le retrait, la modification ou l'enlèvement des structures et matériels doivent avoir lieu selon des modalités réduisant au minimum la perturbation des oiseaux en phase de reproduction et de leur environnement immédiat.
Tout équipement scientifique ou borne installés dans la zone doivent clairement être identifiés par pays, nom du principal chercheur, année d'installation et date prévue d'enlèvement.
Les bornes, les panneaux ou autres structures érigés dans la zone à des fins scientifiques et de gestion seront attachés et maintenus en bon état puis enlevés lorsqu'ils ne sont plus nécessaires. Tous ces éléments doivent être fabriqués à partir de matériaux posant un risque minimal de perturbation de la faune et de contamination de la zone.


7 (v) Emplacement des camps


L'établissement de camps dans la zone est interdit, sauf en cas d'urgence. Les camps d'urgence doivent éviter les zones de concentration de la faune dans la mesure du possible.


7 (vi) Restrictions sur les matériaux et les organismes pouvant être introduits dans la zone


Aucun carburant ou combustible ne sera stocké à l'intérieur de la zone. Le ravitaillement en carburant des embarcations peut être effectué aux sites de débarquement. Une petite quantité de combustible peut être introduite à l'intérieur de la zone pour alimenter un poêle de secours en prenant soin de réduire au maximum le risque d'introduction accidentelle dans l'environnement.
Aucune réserve de nourriture et autres fournitures ne seront laissées dans la zone au-delà de la saison pour laquelle elles sont destinées.
Aucun produit à base de volaille, y compris des aliments lyophilisés contenant des œufs en poudre, ne peut être introduit dans la zone.
Aucun herbicide ou pesticide ne peut être introduit dans la zone.
Toute substance chimique introduite éventuellement pour des raisons scientifiques essentielles et précisées sur un permis sera retirée de la zone à la conclusion de l'activité pour laquelle un permis a été délivré, ou avant. L'utilisation de radionucléides ou d'isotopes stables est interdite.
Aucun animal, aucune matière végétale et aucun microorganisme ne seront introduits délibérément à l'intérieur de la zone et des mesures de précaution doivent être prises contre toute introduction accidentelle ; tous les équipements et vêtements (en particulier les chaussures) seront soigneusement nettoyés avant d'accéder à l'intérieur de la zone.
Tout élément sera introduit dans la zone pour une période déterminée. Il sera retiré de ladite zone au plus tard à la fin de cette période, puis sera manipulé et entreposé de manière à réduire au maximum les risques d'impact sur l'environnement.


7 (vii) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux ou perturbations nuisibles à la faune et la flore


Tout prélèvement de végétaux, toute capture d'animaux, ou toute perturbation nuisible à la flore et à la faune est interdit, sauf si un permis l'autorise spécifiquement. Ce permis déterminera clairement les limites et les conditions imposées à ces activités qui, à moins d'une situation d'urgence, ne pourront être menées qu'après avoir été approuvées par un comité d'éthique compétent. En cas de collecte ou de perturbation néfaste des animaux, le Code de conduite du SCAR pour l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques dans l'Antarctique doit être utilisé à titre de norme minimale.
Les travaux de recherche ornithologique se limiteront à des activités non invasives et non perturbatrices des oiseaux de mer en phase de reproduction qui sont présents dans la zone. Les études, y compris les photographies aériennes pour les recensements de la population, auront une priorité élevée.
Il faut éviter en tout temps de perturber les pétrels géants, ou toute autre espèce sauvage. Les visiteurs doivent être attentifs aux changements de comportement des espèces, surtout au niveau de la posture et de la vocalisation. Si les oiseaux montrent des signes indiquant qu'ils souhaitent quitter le nid, les personnes présentes doivent battre immédiatement en retraite.


7 (viii) Ramassage ou enlèvement de tout matériel non introduit dans la zone par le titulaire du permis


Le ramassage ou l'enlèvement de tout élément présent dans la zone doit être autorisé par le permis, mais se limiter au minimum requis pour les activités menées à des fins scientifiques ou de gestion.
Tout matériau d'origine humaine susceptible d'avoir un impact sur les valeurs de la zone, et n'ayant pas été introduit par le détenteur du permis ou toute autre personne autorisée, peut être enlevé dans la mesure où cela n'a pas de conséquences plus graves que de le laisser in situ. Dans ce cas, l'autorité nationale compétente devra en être informée et l'approbation obtenue avant l'enlèvement.


7 (ix) Elimination des déchets


Tous les déchets, y compris les déchets humains, seront enlevés de la zone.


7 (x) Mesures pouvant s'avérer nécessaires pour que les buts et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints


Tous les sites spécifiques qui doivent faire l'objet d'une surveillance de longue durée doivent être bien balisés et les positions GPS seront obtenues pour être transmis à l'Australian Antarctic Data Centre ou au Système de répertoire de données de l'Antarctique.
Des permis peuvent être délivrés pour entrer dans la zone en vue d'y réaliser des activités de suivi biologique et d'inspection du site qui peuvent impliquer le prélèvement de petits échantillons à des fins d'analyse ou de révision, d'y installer et entretenir les structures et le matériel scientifique ainsi que les panneaux, ou d'y prendre d'autres mesures de protection.
Lorsque c'est possible, un recensement des pétrels géants doit avoir lieu une fois au moins tous les cinq ans. Les recensements d'autres espèces peuvent être effectués à condition qu'ils ne perturbent pas davantage les pétrels géants.
Dans la mesure du possible, les activités qui ne sont pas liées aux pétrels géants sont confinées aux zones situées hors du champ de vision du site de reproduction des pétrels géants.
Les visiteurs prendront des précautions particulières afin de ne pas introduire d'organismes non indigènes dans la zone. Il conviendra notamment de ne pas introduire d'agents pathogènes, de microbes et de plantes issus des sols ou de la faune et de la flore d'autres sites antarctiques, y compris les stations de recherche, ou provenant d'autres régions hors de l'Antarctique. Afin de réduire au minimum les risques d'introductions, les visiteurs veilleront à ce que leurs chaussures, leurs vêtements et tout matériel - en particulier le matériel d'échantillonnage et de balisage introduit dans la zone - soient parfaitement nettoyés avant d'accéder au site.


7 (xi) Rapports de visites


Les visiteurs doivent communiquer des informations détaillées relatives aux données de recensement ; l'emplacement de nouvelles colonies, ou de nouveaux site de nidification non encore enregistrés, sous forme de texte et de cartes, et un résumé des conclusions des recherches ; les copies des photographies pertinentes de la zone ; et des commentaires qui indiquent les mesures à prendre pour garantir le respect des dispositions du permis.
Le rapport peut contenir des recommandations utiles à la gestion de la zone, en particulier concernant la protection adéquate des valeurs que la zone vise à protéger et l'efficacité des mesures de gestion.
Le rapport est présenté le plus rapidement possible après la fin de la visite de la zone aux autorités nationales compétentes ayant octroyé le permis, et pas plus de six mois après la visite. Une copie du rapport est mise à la disposition des autorités ayant délivré le permis et de la Partie responsable du développement du plan de gestion (Australie, Département australien de l'Antarctique), si elle est différente, afin que le plan de gestion soit révisé. Ces rapports doivent contenir, le cas échéant, les informations identifiées dans le formulaire de rapport de visite du Guide pour l'élaboration des plans de gestion des zones spécialement protégées de l'Antarctique. Les Parties devront tenir à jour des archives de ces activités et, dans l'échange annuel d'information, fournir une description sommaire des activités réalisées par des personnes subordonnées à leur juridiction, description qui devra donner suffisamment de détails pour permettre une évaluation de l'efficacité du plan de gestion.


8. Support documentaire


Une partie ou l'ensemble des données citées dans ce document proviennent des bases de données de l'Australian Antarctic Data Centre (IDN Node AMD/AU), qui fait partie de la Division antarctique australienne (Commonwealth d'Australie).
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