Articles

Article AUTONOME (Décret n° 2020-50 du 27 janvier 2020 portant publication des mesures 1 à 8 (2016) relatives aux zones spécialement protégées de l'Antarctique, adoptées à Santiago le 1er juin 2016, lors de la XXXIXe réunion consultative du traité sur l'Antarctique (RCTA) (1))

Article AUTONOME (Décret n° 2020-50 du 27 janvier 2020 portant publication des mesures 1 à 8 (2016) relatives aux zones spécialement protégées de l'Antarctique, adoptées à Santiago le 1er juin 2016, lors de la XXXIXe réunion consultative du traité sur l'Antarctique (RCTA) (1))

ANNEXE
PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE DE L'ANTARCTIQUE N° 126
PÉNINSULE BYERS, ÎLE LIVINGSTON, ÎLES SHETLAND DU SUD

Introduction

La principale raison pour laquelle la péninsule Byers (62°34'35” de latitude sud, 61°13'07” de longitude ouest), île Livingston, îles Shetland du Sud a été désignée en tant que zone spécialement protégée de l'Antarctique (ZSPA) est l'objectif de protection des habitats terrestres et lacustres présents dans la zone.
A l'origine, la péninsule Byers avait été désignée en tant que zone spécialement protégée (ZSP) n° 10 en vertu de la recommandation IV-10 (1966). Cette zone comprenait le terrain libre de glace à l'ouest de la bordure occidentale de la calotte glaciaire permanente sur l'île Livingston, sous le dôme de Rotch, l'île Window située à environ 500 m au large de la côte nord-ouest, ainsi que cinq petites zones libres de glace sur la côte sud, immédiatement à l'est de la péninsule Byers. Les valeurs protégées dans le cadre de la désignation initiale incluaient la diversité de la vie végétale et animale, de nombreux invertébrés, une population considérable d'éléphants de mer du sud (Mirounga leonina), de petites colonies d'otaries à fourrure del'Antarctique (Arctocephalus gazella) et les valeurs scientifiques exceptionnelles associées à une si grande variété de plantes et d'animaux sur une zone relativement petite.
La désignation d'une ZSP a été arrêtée en vertu de la recommandation VIII-2 et la nouvelle désignation en tant que Site d'intérêt scientifique particulier (SISP) a eu lieu en vertu de la recommandation VIII-4 (1975, SISP n° 6). La nouvelle désignation en tant que SISP visait plus précisément à protéger quatre sites libres de glace plus petits sur la péninsule, de la strate jurassique et crétacée sédimentaire et fossilifère, considérés d'une valeur scientifique exceptionnelle pour l'étude des anciens liens entre l'Antarctique et d'autres continents méridionaux. Suite à une proposition du Chili et du Royaume-Uni, le SISP a ensuite été étendu en vertu de la recommandation XVI-5 (1991) de façon à ce que ses limites correspondent à celles de la ZSP, c'est-à-dire l'ensemble du terrain libre de glace de la péninsule Byers à l'ouest de la bordure dela calotte glaciaire permanente de l'île Livingston, y compris la zone littorale, mais à l'exclusion de l'îleWindow et des cinq sites côtiers du sud initialement inclus, et excluant également tous les îlots et rochers au large. La recommandation XVI-5 notait que, outre sa valeur géologique notable, la zone avait également une importance biologique et archéologique considérable.
Si son statut particulier de désignation et ses limites ont pu changer au fil du temps, la péninsule Byers est restée placée sous une protection spéciale la plus grande partie de l'époque moderne des activités scientifiques dans la région. Les récentes activités dans la zone ont été presque exclusivement consacrées à des recherches scientifiques. Benayas et al, (2013) passent en revue toutes les recherches menées dans la zone et publiées entre 1957 et 2012). La plupart des visites et des prélèvements d'échantillons dans la zone depuis la désignation initiale en 1966 ont été effectués sous réserve des conditions de permis, et certaines zones (par ex. le promontoire Ray) n'ont été que rarement visitées. Au cours de l'Année polaire internationale, la péninsule Byers a été établie en tant que " Site antarctique international de référence pour les écosystèmes terrestres, dulcicoles et côtiers " (Quesada et al, 2009, 2013). Pendant cette période, des données de base liées aux écosystèmes terrestres, limniques et côtiers ont été établies, y compris les caractéristiques du pergélisol, la géomorphologie, l'étendue de la végétation, la diversité et le fonctionnement limnique, la diversité des mammifères marins et des oiseaux, la microbiologie et la diversité des invertébrés marins côtiers (López-Bueno et al, 2009 ; Moura et al, 2012 ; Barbosa et al, 2013 ; De Pablos et al, 2013 ; Emslie et al, 2013 ; Gil-Delgado et al, 2013 ; Kopalova et Van de Vijvier, 2013 ; Lyons et al, 2013 ; Nakai et al, 2013 ; Pla-Rabes et al, 2013 ; Rico et al, 2013 ; Rochera et al, 2013a ; Rochera et al, 2013b ; Toro et al, 2013 ; Velazquez et al, 2013 ; Velazquez et al, 2016 ; Vera et al, 2013 ; Villaescusa et al, 2013). Les valeurs archéologiques de la péninsule Byers ont été décrites comme exceptionnelles du fait qu'elle possède la plus grande concentration de sites historiques de l'Antarctique, à savoir des vestiges de refuges ainsi que des objets contemporains et des épaves de navires datant des expéditions de chasse aux phoques du début du dix-neuvième siècle (voir la carte 2).
La péninsule Byers offre une contribution substantielle aux régions protégées de l'Antarctique, car elle (a) contient une diversité particulièrement riche d'espèces, (b) se distingue des autres régions de par le nombre et la diversité de ses lacs, étangs et cours d'eau douce, (c) est d'une grande importance écologique et représente le site limnologique le plus significatif dans la région, (d) est vulnérable aux perturbations anthropiques, en particulier en raison de la nature oligotrophe des lacs, qui sont extrêmement sensibles à la pollution et (e) représente un immense intérêt scientifique pour tout un éventail de disciplines. Tandis que certains de ces critères de qualité sont représentés dans d'autres ZSPA de la région, la péninsule Byers est unique en ce qu'elle possède un grand nombre de critères différents au sein d'une même zone. Alors que la péninsule de Byers est principalement protégée pour ses valeurs environnementales exceptionnelles (en particulier sa diversité biologique et ses écosystèmes terrestres et lacustres), la zone présente une palette d'autres valeurs, notamment associées à la science (à savoir pour la biologie terrestre, la limnologie, l'ornithologie, la paléo limnologie, la géomorphologie et la géologie), à l'histoire (objets et vestiges de refuges des premiers chasseurs de phoques) et à la nature sauvage (par ex. le promontoire Ray), ainsi que les valeurs scientifiques en cours qui peuvent bénéficier de la protection de la zone.
Le terrain libre de glace de la péninsule Byers est bordé par l'océan sur trois côtés, et par le glacier du dôme de Rotch à l'est. La zone a été désignée pour protéger des valeurs découvertes dans le terrain libre de glace sur la péninsule Byers. Pour atteindre cet objectif, une partie du dôme de Rotch a été incluse dans la ZSPA afin d'assurer que le terrain libre de glace nouvellement exposé (suite à un retrait du glacier du dôme de Rotch) soit compris dans les limites de la ZSPA. Par ailleurs, la partie nord-ouest du dôme de Rotch, notamment le terrain déglacé et le promontoire Ray, a été désignée comme une zone restreinte pour permettre des études en microbiologie qui nécessitaient des normes de quarantaine plus rigoureuses qu'il n'était jugé nécessaire dans le reste de la zone. La zone (84,7 km2) est considérée comme étant suffisamment vaste pour fournir une protection adéquate des valeurs décrites ci-dessous.
La résolution 3 (2008) recommandait que " l'Analyse des domaines environnementaux pour le continent antarctique " serve de modèle dynamique pour l'identification des zones spécialement protégées de l'Antarctique dans le cadre environnemental et géographique systématisé visé à l'article 3 (2) de l'annexe V du Protocole. A l'aide de ce modèle, la péninsule Byers relève principalement du domaine environnemental G (géologie des îles au large de la péninsule Antarctique). La rareté de l'environnement G par rapport aux autres zones de domaine environnemental a entraîné de substantiels efforts pour conserver les valeurs trouvées dans ce type d'environnement ailleurs : parmi les autres zones protégées contenant le domaine G figurent les ZSPA n° 109, 111, 112, 114, 125, 128, 140, 145, 149, 150 et 152 et les ZSGA 1 et 4. La glace pérenne du dôme de Rotch appartient au domaine environnemental E. Parmi les autres zones protégées comprenant le domaine E figurent les ZSPA n° 113, 114, 117, 126, 128, 129, 133, 134, 139, 147, 149 et 152 et les ZSGA 1 et 4. La résolution 6 (2012) recommandait que les Régions de conservation biogéographiques de l'Antarctique (RCBA) servent à " identifier les zones pouvant être désignées en tant que zones spécialement protégées de l'Antarctique dans le cadre environnemental et géographique systématisé visé à l'article 3 (2) de l'annexe V du Protocole sur l'environnement. La ZSPA n° 126 se trouve dans la région de conservation biogéographique de l'Antarctique (RCBA) 3 : Nord-ouest de la péninsule antarctique. Dans la résolution 5 (2015), la RCTA a reconnu l'intérêt des zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) de l'Antarctique. Les limites de la ZSPA marquent aussi l'étendue de la zone importante pour la conservation des oiseaux ANT054 sur la péninsule Byers, île Livingston. La ZICO y est justifiée en raison de la présence de colonies de sternes antarctiques (Sterna vittata) et de goélands dominicains (Larus dominicanus), bien que nombre d'autres espèces d'oiseaux, dont les pétrels géants (Macronectes giganteus) soient également présents.

1. Description des valeurs à protéger

Le plan de gestion joint à la mesure 1 (2002) justifiait la protection spéciale de la zone par des valeurs jugées importantes. Les valeurs consignées dans les plans de gestion initiaux sont réaffirmées. Ces valeurs sont exposées comme suit :

- Avec plus de 60 lacs, de nombreux bassins d'eau douce et une grande variété de cours d'eau souvent longs, il s'agit du site limnologique le plus important dans les îles Shetland du Sud - et peut-être dans la région de la péninsule Antarctique - et c'est également un site qui n'a pas été soumis à d'importants niveaux de perturbation humaine.
- La flore et la faune terrestres décrites sont d'une diversité exceptionnelle, avec l'une des plus larges représentations d'espèces connues dans l'Antarctique maritime. Par exemple, la flore rare mais diversifiée de plantes calcicoles et calcifuges et les cyanobactéries sont associées respectivement aux laves et aux basaltes, et plusieurs cryptogames rares ainsi que les deux plantes vasculaires indigènes (Deschampsia antarctica et Colobanthus quitensis) sont présents sur plusieurs sites. L'abondance de végétation est tout aussi exceptionnelle, avec 8,1 km2 de végétation verte dans la zone, ce qui représente plus de la moitié de la végétation verte protégée dans l'ensemble des ZSPA.
- Parochlus steinenii (le seul insecte alifère indigène de l'Antarctique) est faiblement représenté dans les îles Shetland du Sud. La répartition du seul autre diptère indigène, le chironomide sans ailes (Belgica antarctica), est vaste mais éparse sur la péninsule Antarctique. Ces deux espèces abondent dans plusieurs des lacs, cours d'eau et bassins de la péninsule Byers.
- Les tapis de cyanobactéries exceptionnellement étendus, dans lesquels dominent des Leptolyngbya spp et Phormidium spp., ainsi que d'autres espèces, en particulier sur les niveaux supérieurs du plateau central de la péninsule Byers, constituent les meilleurs exemples décrits jusqu'ici dans l'Antarctique maritime.
- L'avifaune qui se reproduit dans la zone est diverse, notamment deux espèces de manchots [manchot à jugulaire (Pygoscelis antarctica) et manchot papou (P. papua)], la sterne antarctique (Sterna vittata), l'océanite de Wilson (Oceanites oceanicus), le damier du Cap (Daption capense), le goéland dominicain (Larus dominicanus), le pétrel géant (Macronectes giganteus), l'océanite à ventre noir (Fregetta tropica), le cormoran impérial (Phalacrocorax atriceps), le grand labbe (Catharacta loennbergi) et le bec-en-fourreau (Chionis alba).
- Les lacs et leurs sédiments constituent l'une des archives les plus importantes pour étudier le paléo environnement holocène dans la région de la péninsule Antarctique et pour établir une téphrachronologie holocène régionale.
- Des ossements de baleine subfossiles bien préservés sont présents sur des plages surélevées, qui sont importants pour la datation au carbone 14 des dépôts de rivage.
- Les sites libres de glace sur la péninsule avec une strate jurassique et crétacée sédimentaire et fossilifère exposée sont considérés d'une valeur scientifique exceptionnelle pour l'étude de l'ancienne relation entre l'Antarctique et d'autres continents du sud.
- La zone est restée globalement peu perturbée par les activités humaines, par rapport à d'autres grandes zones libres de glace aux alentours, et serait exempte de plantes non indigènes.

2. Buts et objectifs

La gestion dans la péninsule Byers vise à :

- éviter la dégradation des valeurs de la zone ou les risques substantiels qui la menacent en empêchant toute perturbation humaine inutile ;
- permettre des recherches scientifiques sur les écosystèmes terrestres et lacustres, les mammifères marins, l'avifaune, les écosystèmes côtiers et la géologie ;
- permettre d'autres recherches scientifiques dans la zone, à condition que ces travaux soient indispensables et ne puissent pas être menés ailleurs ;
- permettre des recherches archéologiques et adopter des mesures pour la protection des artéfacts, tout en préservant les artéfacts historiques présents dans la zone contre une destruction, une perturbation ou un retrait inutile ;
- éviter ou réduire au minimum l'introduction de plantes, d'animaux et de microbes non indigènes dans la zone ;
- réduire au minimum les risques d'introduction d'agents pathogènes susceptibles de provoquer des maladies pour la faune dans la zone ; et
- permettre des visites à des fins de gestion en soutien aux objectifs du plan de gestion.

3. Activités de gestion

Les activités de gestion qui suivent devront être entreprises pour protéger les valeurs de la zone :

- Une carte indiquant l'emplacement de la zone et les restrictions spéciales qui s'appliquent devra être affichée bien en vue à la Base Juan Carlos I (Espagne) et à la station St. Kliment Ochridski (Bulgarie) sur la péninsule Hurd, où des exemplaires de ce plan de gestion devront être mis à disposition.
- Les balises, panneaux, clôtures ou autres structures érigés dans la zone à des fins scientifiques ou de gestion devront être solidement fixés et maintenus en bon état ;
- des visites seront organisées le cas échéant pour déterminer si la zone répond toujours aux objectifs pour lesquels elle a été désignée et de s'assurer que les mesures de gestion et d'entretien sont adéquates.

La péninsule Byers a été décrite comme extrêmement sensible au piétinement humain (Tejedo et al., 2009 ; Pertierra et al, 2013a). La zone a été désignée en tant que ZSPA pour protéger une grande variété de valeurs qui y sont présentes. En conséquence, elle attire les scientifiques (qui représentent un vaste éventail de disciplines) et les archéologues provenant d'un certain nombre de nations membres du Traité. Le grand nombre de personnes présentes dans la zone aux périodes de grande affluence (milieu de l'été) signifie que les valeurs de la zone peuvent être potentiellement mises en péril par les activités humaines, par exemple par la possible augmentation (i) de la taille et du nombre de campements, (ii) des dommages à la végétation causés par le piétinement, (iii) des perturbations causées à la flore et à la faune sauvages, (iv) de la production de déchets et (v) du besoin de stockage de combustible. En conséquence, lors de l'élaboration de plans pour le travail de terrain dans la zone, les Parties sont fortement encouragées à assurer la liaison avec les autres nations susceptibles d'opérer dans la zone à cette saison, et à coordonner les activités pour maintenir les impacts environnementaux, y compris les impacts cumulatifs, à un minimum absolu (par ex. moins de 12 personnes à la fois dans le campement international).
Toutes les Parties sont fortement encouragées à utiliser le campement international établi (situé sur les plages South, 62º39'49.7” de latitude sud, 61º05'59.8' de longitude ouest), afin de limiter la création de nouveaux sites de campement qui augmenteraient le degré d'incidence des activités humaines dans la zone. Deux abris aux formes arrondies se trouvent dans le campement (l'un installé pour les recherches scientifiques, l'autre, pour les activités domestiques ; tous deux sont administrés par l'Espagne). Ces abris sont à la disposition de toutes les Parties au Traité si elles souhaitent les utiliser. Les Parties doivent contacter l'Espagne pour coordonner l'accès aux abris. Pertierra et al. (2013b) donnent des informations concernant les enjeux et impacts environnementaux causés par la gestion du camp.

4. Durée de désignation

La zone est désignée pour une période indéterminée.

5. Cartes et photographies

Carte 1. - ZSPA n° 126 de la péninsule Byers par rapport aux îles Shetland du Sud, indiquant l'emplacement de la Base Juan Carlos I (Espagne) et de la Station St. Kliment Ochridski (Bulgarie), ainsi que l'emplacement des zones protégées dans un rayon de 75 km autour de la zone. Encart : emplacement de l'île Livingston le long de la péninsule Antarctique.
Carte 2. - Carte topographique de la ZSPA n° 126 de la péninsule Byers. Spécifications de la carte : projection UTM fuseau 20 ; sphéroïde : WGS 1984 ; Système géodésique niveau moyen des mers (MSL). Précision horizontale de contrôle : +-0,05 m. Intervalle de contour vertical : 50 m.

6. Description de la zone
6 (i) Coordonnées géographiques, balises de délimitation et caractéristiques naturelles

Limites
La zone englobe :

- la péninsule Byers et tout le terrain libre de glace ainsi que la calotte glaciaire à l'ouest de la longitude 60°53'45", y compris Clark Nunatak et la pointe Rowe ;
- le milieu marin littoral qui s'étend à 10 m au large depuis la ligne de basse mer, et
- l'île du Démon et l'île Sprite, adjacentes au littoral sud de la pointe du Diable, mais excluant tous les autres îlots au large, notamment l'île Rugged et les rochers (carte 2).

La ligne de démarcation à l'est suit la longitude ouest 60°53'45” afin de s'assurer que le terrain libre de glace nouvellement exposé suite à un retrait du dôme de Rotch, qui peut présenter un grand potentiel au niveau scientifique et de nouveaux habitats pour des études sur la colonisation, restera dans les limites de la ZSPA.
Aucune balise de délimitation n'est installée.
Description générale
La péninsule Byers (entre les latitudes sud 62°34'35” et 62°40'35” et les longitudes ouest 60°53'45” et 61°13'07”, 84,7 km2) se situe à l'extrémité ouest de l'île Livingston, la deuxième plus grande île des îles Shetland du Sud (carte 1). La zone libre de glace sur la péninsule présente une étendue centrale ouest-est d'environ 9 km et une étendue N-O / S-E de 18,2 km ; il s'agit de la plus vaste zone libre de glace dans les îles Shetland du Sud. La péninsule présente généralement un relief bas et ondulant, bien qu'il y ait un certain nombre de collines proéminentes dont l'altitude varie de 80 à 265 m (carte 2). L'intérieur est dominé par une série de longues plates-formes à des altitudes atteignant 105 m, interrompues par des culots volcaniques isolés comme le cône Chester (188 m) et la colline Negro (143 m) (Thomson et López-Martínez, 1996). Les modelés arrondis et plats abondent suite à des processus d'érosion marine, glaciaires et périglaciaires. Le terrain le plus accidenté se trouve sur le promontoire Ray, une crête formant l'axe d'orientation nord-ouest de la péninsule plus ou moins en forme de ‘Y'. Des falaises abruptes bordent le littoral à l'extrémité nord du promontoire Ray, la colline Start (265 m) à l'extrémité N-O étant le point le plus élevé de la péninsule.
Le littoral de la péninsule Byers s'étend sur un total de 71 km (carte 2). Malgré un relief généralement bas, la côte est irrégulière et souvent abrupte, avec bon nombre de promontoires, falaises, îlots au large, rochers et hauts-fonds. La péninsule Byers est également réputée pour ses plages vastes, ses éléments proéminents sur les trois côtes (plages Robbery au nord, plages président à l'ouest et les plages South). Les plages South sont les plus vastes, s'étendant sur 12 km le long de la côte et d'une largeur atteignant près de 0,9 km. Ce sont les plus grandes des îles Shetland du Sud (Thomson et López-Martínez 1996). Pour une description détaillée de la géologie et de la biologie de la zone, voir l'annexe 1.

6 (ii) Accès à la zone

- L'accès se fera par hélicoptère ou par petite embarcation.
- Il n'y a aucune restriction particulière sur les débarquements de bateaux depuis la mer ou qui s'applique aux voies maritimes empruntées pour accéder à la zone et en repartir. En raison de l'étendue considérable de plages accessibles autour de la zone, de nombreux lieux sont de débarquement possibles. Dans la mesure du possible, le débarquement de cargaisons et d'équipements scientifiques doit néanmoins être proche du campement international situé sur les plages South (62º39'49.7” de latitude sud, 61º05'59.8' de longitude ouest ; consultez la section 6 (iii) pour plus de détails). Le personnel des navires déposant des marchandises et/ou du personnel à la ZSPA ne doivent pas quitter le site de débarquement sauf s'il possèdent un permis délivré par une autorité nationale compétente.
- Une aire d'atterrissage pour les hélicoptères a été désignée au 62º39'36.4” de latitude sud, 61º05'48.5' de longitude ouest, à l'est du campement international.
- Dans des circonstances exceptionnelles nécessaires pour les besoins correspondant aux objectifs du plan de gestion, les hélicoptères peuvent atterrir ailleurs dans la zone, sachant que les atterrissages devront se faire sur la crête et les crêtes de plages surélevées, dans la mesure du possible.
- Aucun hélicoptère ne devra atterrir dans les zones restreintes [consultez la section 6 (v)].
- Les hélicoptères doivent éviter les sites où les oiseaux se concentrent (par ex. pointe du Diable, pointe de Lair et plages Robbery) ou les sites où la végétation abonde (par ex. les grandes étendues de mousses près des plages President et South).
- Pour réduire au minimum la perturbation de la faune et de la flore, les aéronefs doivent éviter d'atterrir sur une zone de restriction des survols s'étendant sur 1/4 mille nautique (environ 460 m) à l'intérieur des terres depuis la côte entre le 1er octobre et le 30 avril inclus (consultez la carte 2). L'unique exception à cette règle est le site d'atterrissage désigné pour les hélicoptères à 62º39'36.4” de latitude sud, 61º05'48.5' de longitude ouest.
- Dans la zone de restriction des survols, l'utilisation des aéronefs doit au minimum respecter les " Directives pour l'exploitation d'aéronefs à proximité de concentrations d'oiseaux " figurant dans la résolution 2 (2004). En particulier, les aéronefs doivent maintenir une hauteur verticale de 2 000 pieds (~ 610 m) au-dessus du sol et traverser perpendiculairement le littoral, dans la mesure du possible. Lorsque les conditions imposent aux aéronefs de voler à des altitudes inférieures à celles qui sont recommandées dans les directives, les aéronefs doivent voler à la plus haute altitude possible et réduire au minimum le temps nécessaire pour traverser la zone côtière.
- L'utilisation de grenades fumigènes par les hélicoptères est interdite dans la zone, sauf en cas de nécessité absolue pour des raisons de sécurité. Si elles sont utilisées, toutes les grenades fumigènes doivent être récupérées.

6 (iii) Emplacement de structures à l'intérieur de la zone et à proximité

Un campement international se trouve sur les plages South à 62º39'49.7” latitude sud, 61º05'59.8' de longitude ouest. Il comprend deux abris aux formes arrondies en fibre de verre. Il est entretenu par l'Espagne, qui le met à la disposition de toutes les Parties. Les Parties souhaitant utiliser les abris doivent communiquer leurs intentions au Comité polaire espagnol bien à l'avance. Les emplacements des vestiges des chasseurs de phoques du XIXe siècle, y compris les refuges et les grottes utilisées comme abri, sont indiqués dans Smith et Simpson (1987) (consultez la carte 2). Plusieurs cairns marquant les sites utilisés pour des études topographiques sont également présents dans la zone, principalement sur des emplacements surélevés.
Les stations de recherche scientifique les plus proches sont à 30 km à l'est de la péninsule Hurd, île Livingston [Base Juan Carlos I (Espagne) et St Kliment Ochridski (Bulgarie)].

6 (iv) Emplacement des autres zones protégées à proximité directe de la zone

Les zones protégées les plus proches de la péninsule Byers sont les suivantes : cap Shirreff (ZSPA n° 149), à environ 20 km au nord-est, île de la Déception (ZSGA n° 4), Port Foster et d'autres parties de l'île de la Déception (ZSPA n° 140, 145), approximativement à 40 km au S-S-E et la " baie du Chili " (baie Discovery) (ZSPA n° 144), à environ 70 km à l'est de l'île de Greenwich (carte 1).

6 (v) Zones à accès limité et zones gérées à l'intérieur de la zone

Il est probable que certaines zones sur la péninsule Byers n'aient été visitées que très rarement, voire jamais. Il est prévu que de nouvelles techniques métagénomiques permettent une identification future de la biodiversité microbienne (bactéries, champignons et virus) à un niveau inégalé, permettant de répondre à de nombreuses questions fondamentales sur la dispersion et la répartition microbiennes. Des zones restreintes ont été désignées qui revêtent une importance scientifique pour la microbiologie de l'Antarctique. Une restriction plus importante est placée sur l'accès dans le but d'empêcher une contamination microbienne ou autre par l'activité humaine.

- Afin de poursuivre cet objectif, des survêtements de protection stériles devront être portés dans les zones restreintes. Les vêtements de protection devront être revêtus juste avant de pénétrer dans les zones restreintes. Les bottes de rechange, préalablement nettoyées à l'aide d'un biocide puis scellées dans des sacs en plastique, devront être déballées et chaussées juste avant de pénétrer dans les zones restreintes. Si l'accès aux zones restreintes se fait par bateau, les vêtements de protection devront être endossés juste avant le débarquement.
- Dans la mesure du possible, tous les équipements de prélèvement d'échantillons, les appareils scientifiques et les balises apportés dans les zones restreintes devront être stérilisés et maintenus dans des conditions stériles avant leur utilisation dans la zone. La stérilisation doit être effectuée par une méthode acceptée, notamment par rayonnement UV ou par stérilisation en autoclave ou superficielle à l'aide d'éthanol à 70 % ou d'un biocide en vente dans le commerce (par ex. Virkon®).
- Les équipements généraux incluent des harnais, crampons, équipements d'escalade, piolets, bâtons de marche, équipement de ski, balises temporaires d'itinéraire, traîneaux, luges, équipement d'appareils photo et caméras, sacs à dos, boîtes à patins et tout autre équipement personnel. Dans la mesure du possible, tous les équipements utilisés ou apportés dans les zones restreintes devront être soigneusement nettoyés et stérilisés à la station Antarctique ou sur le bateau d'origine. Les équipements devront avoir été maintenus dans cette condition avant de pénétrer dans les zones restreintes, de préférence par scellement dans des sacs en plastique stériles ou autres contenants propres.
- Les scientifiques appartenant à des disciplines autres que la microbiologie sont autorisés à pénétrer dans les zones restreintes, mais ils devront adhérer aux mesures de quarantaine détaillées ci-dessus.
- Il est interdit de camper dans les zones restreintes.
- Il est interdit aux hélicoptères d'atterrir dans les zones restreintes.
- Si un accès aux zones restreintes est nécessaire à des fins de recherche ou d'urgence, un enregistrement détaillé sur l'emplacement où la visite a eu lieu (de préférence à l'aide d'une technologie GPS) et sur les activités spécifiques devra être soumis à l'autorité nationale compétente et inclus dans le rapport annuel sur l'échange d'informations, de préférence à travers le système électronique d'échange d'informations (SEEI).

Les zones restreintes sont les suivantes :
1. Nord-ouest du Dôme de Rotch et terrain déglacé adjacent. La zone restreinte inclut tout le terrain et la calotte glaciaire sur une zone limitée à l'est par la longitude ouest 60º53'45”, à l'ouest par la longitude ouest 60°58'48”, au sud par la latitude sud 62°38'30', et la limite nord longe le littoral (consultez la carte 2).
2. Le promontoire Ray. La zone restreinte inclut tout le terrain et la glace permanente au nord-ouest d'une ligne droite traversant le Promontoire entre la latitude sud 62º37', la longitude ouest 61º08' (marqué par un petit lac côtier) et la latitude sud 62º36', puis la longitude ouest 61º06'. Dans la zone restreinte du promontoire Ray, l'accès à des vestiges archéologiques situés sur la côte est autorisé sans nécessité de précautions de quarantaine requises ailleurs dans la zone restreinte. L'accès aux zones à l'intérieur des terres au-delà des vestiges archéologiques côtiers n'est pas autorisé sans les mesures de quarantaine en place, détaillées dans la présente section. De préférence, l'accès aux vestiges archéologiques devra se faire depuis la mer à l'aide de petits bateaux. L'accès à pied aux vestiges archéologiques est également autorisé sans nécessité de mesures de quarantaine supplémentaires, en suivant la ligne de côte depuis la zone non restreinte de la ZSPA de la péninsule Byers vers le sud-est. L'accès aux vestiges archéologiques devra se faire uniquement pour des études archéologiques, autorisées par l'autorité nationale compétente.

7. Critères de délivrance des permis d'accès

L'accès à la zone est interdit sauf avec un permis délivré par une autorité nationale compétente.

7 (i) Conditions générales pour l'obtention d'un permis

Les conditions de délivrance d'un permis pour entrer dans la zone sont les suivantes :

- il est délivré uniquement pour des études scientifiques de l'écosystème, de la géologie, de la paléontologie ou de l'archéologie de la zone ou pour des activités scientifiques impérieuses qui ne peuvent pas être menées ailleurs ; ou
- il est délivré pour des besoins de gestion essentiels correspondant aux objectifs du plan de gestion, comme l'inspection, l'entretien ou la révision ;
- les actions autorisées ne compromettront pas les valeurs écologiques, géologiques, historiques ou scientifiques de la zone ;
- les échantillonnages proposés n'impliqueront pas le ramassage, le prélèvement ou des dommages à des quantités de sol, de roche, de flore ou de faune indigènes telles que leur répartition ou leur abondance sur la péninsule Byers s'en trouveraient considérablement touchées ;
- les impacts cumulatifs des prélèvements géologiques sont pris en compte dans toute étude d'impact sur l'environnement, dans la mesure où d'importants prélèvements ont été faits dans certains sites paléontologiques, causant des impacts négatifs considérables sur les valeurs scientifiques de la zone ;
- toutes les activités de gestion entreprises le seront à l'appui des objectifs du plan de gestion ;
- les actions autorisées sont conformes au plan de gestion ;
- le permis, ou une copie certifiée, doit être emmené dans la zone ;
- un rapport de visite devra être fourni à l'autorité mentionnée dans le permis ;
- les permis seront délivrés pour une durée donnée ; et
- l'autorité compétente doit être informée des activités ou mesures entreprises qui n'ont pas été incluses dans le permis autorisé.

7 (ii) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur ou au-dessus de celle-ci

- Les véhicules terrestres sont interdits dans la zone.
- Les déplacements dans la zone devront se faire à pied, sauf circonstances exceptionnelles au cours desquelles un hélicoptère pourra être utilisé.
- Tous les déplacements devront être entrepris avec prudence de façon à perturber au minimum lles vestiges archéologiques, es animaux, les sols, les formations géomorphologiques et les surfaces végétales, en marchant autant que faire se peut sur les terrains rocailleux ou les crêtes afin d'éviter d'endommager les plantes sensibles, les terrains réticulés et les sols gorgés d'eau.
- Les déplacements à pied devront être maintenus à un minimum, en conformité avec les objectifs de toute activité autorisée et tout devra être fait pour réduire au minimum les effets de piétinement. Dans la mesure du possible, les pistes existantes doivent être empruntées pour traverser la zone (carte 2). En l'absence de pistes, il faut s'assurer d'éviter de créer de nouvelles pistes. Les recherches ont démontré que la végétation sur la péninsule Byers peut se rétablir si moins de 200 traversées ont lieu lors d'une saison (Tejedo et al, 2009). Les sentiers pédestres traversant des terrains végétalisés doivent donc être choisis en fonction du nombre prévu de traversées (c'est-à-dire le nombre de personnes x traversées par jour x nombre de jours). Lorsqu'il est prévu que le nombre de traversées sur une même piste sera inférieur à 200 lors d'une saison, la piste doit être clairement identifiée et les traversées doivent toujours suivre la piste. Lorsqu'il est prévu le nombre dépasse 200 lors d'une saison, l'itinéraire ne doit pas être défini le long d'une seule piste, mais les traversées doivent se faire à travers une ceinture étendue (c'est-à-dire plusieurs pistes, chacune avec moins de 200 traversées), afin de diluer l'impact et de permettre un rétablissement plus rapide de la végétation piétinée.
- Les conditions pour l'utilisation d'hélicoptères dans la zone sont décrites dans la section 6 (ii).
- Le survol de la zone par des véhicules aériens sans pilote (UAV) à une altitude pouvant générer des perturbations nuisibles n'est pas autorisé, sauf en vertu d'un permis émis par une autorité nationale compétente.
- Il est strictement interdit aux pilotes, à l'équipage des embarcations et des aéronefs ou à toute autre personne à bord, de se déplacer à pied au-delà des alentours immédiats du site de débarquement, sauf avis contraire stipulé dans le permis.
- Les restrictions sur l'accès et les déplacements dans les zones restreintes sont décrites dans la section 6 (v).

7 (iii) Activités pouvant être menées dans la zone

- Les recherches scientifiques impérieuses qui ne peuvent pas être entreprises ailleurs et qui ne mettront pas en danger l'écosystème ou les valeurs de la zone et ne perturberont pas les études scientifiques existantes.
- Les recherches archéologiques.
- Les activités de gestion essentielles, notamment la surveillance.

7 (iv) Installation, modification ou retrait de structures

Aucune nouvelle structure ne peut être érigée dans la zone, ni aucun équipement scientifique installé, sauf à des fins scientifiques ou de gestion indispensables, et pour une période préétablie, tel que stipulé dans un permis. L'installation (y compris le choix du site), l'entretien, la modification ou le retrait de structures et d'équipements doivent être entrepris de manière à limiter les effets indésirables sur les valeurs de la zone. Toutes les structures ou les équipements scientifiques installés dans la zone doivent identifier clairement le pays, le nom du responsable de l'équipe de recherche et l'année d'installation. Tous ces éléments doivent être exempts d'organismes, de propagules (par ex. graines, œufs) et de sol non stérile et doivent être en matériaux capables de supporter les conditions environnementales et posant un risque de contamination minimal à la zone. Le retrait de structures ou d'équipements spécifiques pour lesquels le permis a expiré devra figurer parmi les critères du permis. Les structures ou installations permanentes sont interdites.

7 (v) Emplacement des camps

Afin de réduire au minimum la zone de terrain dans la ZSPA touchée par les activités de campement, les camps doivent se trouver dans le voisinage immédiat du campement international (62º39'49.7” de latitude sud, 61º05'59.8” de longitude ouest). Lorsque les objectifs spécifiés dans le permis le requièrent, un campement temporaire au-delà du campement international est autorisé dans la zone. Les camps doivent se trouver sur des sites non végétalisés, comme sur les portions les plus sèches des plages surélevées ou, dans la mesure du possible, sur un terrain recouvert d'une couche de neige supérieure à 0,5 m, et doivent éviter les concentrations d'oiseaux ou de mammifères en phase de reproduction. Il est interdit de camper à moins de 50 m d'un refuge ou d'un abri de chasseurs de phoques. Les campements précédemment utilisés doivent être réutilisés dans la mesure du possible, sauf s'ils n'étaient pas positionnés de manière appropriée au regard des directives ci-dessus. Il est interdit de camper dans les zones restreintes. En raison des vents forts dans la région, il conviendra de prendre grand soin à ce que le matériel de camping et les équipements scientifiques soient solidement fixés.

7 (vi) Restrictions sur les matériaux et organismes pouvant être introduits dans la zone

L'introduction délibérée d'animaux, de matières végétales, de micro-organismes et de terre non stérile dans la zone ne sera pas autorisée. Des mesures de précaution doivent être prises pour éviter l'introduction accidentelle de tout animal, végétal, micro-organisme et sol non stérile provenant de régions biologiquement distinctes (comprises ou non dans la zone du Traité sur l'Antarctique) ; les visiteurs doivent également consulter et suivre les recommandations contenues dans le Manuel sur les espèces non indigènes du CPE (CPE, 2011) et dans le Code de conduite environnemental pour les recherches scientifiques terrestres en Antarctique (SCAR, 2009). Compte tenu de la présence de colonies d'oiseaux en phase de reproduction sur la péninsule Byers, aucun produit avicole, y compris des déchets provenant de tels produits et des produits contenant des œufs crus en poudre, ne devra être introduit dans la zone ou dans la mer adjacente.
Aucun herbicide ni pesticide ne devra être introduit dans la zone. Tout autre produit chimique, y compris des radionucléides ou des isotopes stables, susceptibles d'être introduits pour des besoins scientifiques ou de gestion spécifiés dans le permis, devra être retiré de la zone au plus tard à la fin de l'activité pour laquelle le permis a été accordé. Le déversement de radionucléides ou d'isotopes stables directement dans l'environnement par une méthode qui les rend irrécupérables doit être évité. Les combustibles ou autres substances chimiques ne devront pas être entreposés dans la zone, à moins que le permis ne l'autorise spécifiquement. Ils devront être entreposés et manipulés de façon à réduire au minimum les risques d'introduction accidentelle dans l'environnement. Tous les matériaux sont introduits dans la zone pour une période déterminée uniquement, et doivent être retirés lorsque cette période est échue. En cas de déversement susceptible de mettre en péril les valeurs de la zone, leur retrait est encouragé à condition que l'impact de celui-ci ne soit pas susceptible d'être supérieur à celui consistant à laisser les substances in situ. L'autorité compétente doit être informée de tout élément introduit et non retiré et qui ne figurait pas dans le permis agréé.

7 (vii) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux ou perturbations nuisibles à la faune ou la flore indigène

Tout prélèvement de plante ou capture d'animaux, et toute perturbation nuisible à la faune ou la flore indigène est interdite sauf en possession d'un permis délivré conformément à l'annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement. En cas de capture ou de perturbations nuisibles aux animaux, le Code de conduite du SCAR pour l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques dans l'Antarctique doit être utilisé à titre de norme minimale.

7 (viii) Prélèvement ou retrait de matériaux non introduits dans la zone par le titulaire du permis

La collecte ou le retrait de tout ce qui n'a pas été introduit dans la zone par le titulaire du permis devra être conforme à un permis et doit se limiter au minimum requis pour satisfaire aux besoins scientifiques, archéologiques ou de gestion.
Sauf autorisation spécifique d'un permis, les visiteurs dans la zone n'ont pas le droit de perturber, de manipuler, de collecter ni d'endommager des objets anthropiques historiques répondant aux critères visés dans la résolution 5 (2001). De même, le déplacement ou le retrait d'artéfacts pour les besoins de conservation ou de protection ou pour rétablir l'exactitude historique n'est autorisé que dans le cadre d'un permis. L'autorité nationale compétente devra être informée de l'emplacement et de la nature de tout matériau anthropique nouvellement identifié.
Les autres matériaux d'origine humaine susceptibles de mettre en péril les valeurs de la zone et qui n'ont pas été introduits dans la zone par le titulaire d'un permis (ou au moyen d'une autre autorisation), peuvent être retirés de la zone, à moins que l'impact environnemental du retrait soit susceptible d'être plus important que de laisser le matériau sur place ; si tel est le cas, l'autorité compétente doit en être informée et une approbation doit être obtenue.

7 (ix) Elimination des déchets

A titre de norme minimale, tous les déchets devront être éliminés conformément à l'annexe III du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement. Par ailleurs, tous les déchets, y compris tous les déchets humains solides, devront être retirés de la zone. Les déchets humains liquides peuvent être évacués dans la mer. Comme les récifs côtiers en empêcheraient la dispersion, les déchets humains solides ne doivent pas être éliminés dans la mer, mais être extraits de la zone. Aucun déchet humain ne devra être jeté à l'intérieur des terres, car même une petite quantité de déchets humains, y compris l'urine, pourrait menacer les caractéristiques oligotrophes des lacs et autres plans d'eau sur le plateau.

7 (x) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints

Des permis d'accès à la zone peuvent être accordés pour :

- effectuer des activités de surveillance et d'inspection de sites, ce qui peut impliquer la collecte de données et/ou d'un petit nombre d'échantillons pour analyse ou examen ;
- ériger ou entretenir des poteaux indicateurs, structures ou équipements scientifiques ; ou
- prendre des mesures de protection.

Tous les sites spécifiques où se déroulent des études sur le long terme doivent être correctement signalisés et inscrits sur les cartes de la zone. Les positions GPS doivent être obtenues auprès de l'autorité nationale compétente afin d'être intégrées au Système de répertoire de données sur l'Antarctique.
Afin de préserver les valeurs écologiques et scientifiques de la zone et éviter toute introduction accidentelle, les visiteurs devront prendre des mesures spéciales. Il conviendra en particulier de ne pas introduire de plantes, d'animaux ou de microbes provenant de sols d'autres sites de l'Antarctique, notamment des stations, ou de régions en dehors de l'Antarctique. Dans la mesure du possible, les visiteurs devront veiller à soigneusement nettoyer les chaussures, vêtements et équipements - en particulier les équipements de camping et d'échantillonnage - avant de pénétrer dans la zone. Les produits avicoles et autres produits aviaires introduits, qui peuvent être un vecteur de maladies aviaires, ne devront pas être laissés dans la zone. Les visiteurs se rendant dans la ZSPA en hélicoptère devront s'assurer qu'il ne contient aucune graine, terre ou propagule avant d'entrer dans la zone. Le transfert d'espèces entre les lacs depuis l'extérieur et au sein de la ZSPA présente une menace considérable pour ces plans d'eau chimiquement et biologiquement uniques. Ainsi, la plus grande prudence sera appliquée pour empêcher toute contamination croisée entre les lacs, notamment lors du nettoyage d'équipements de prélèvement d'échantillons entre les utilisations d'un plan d'eau à un autre.

7 (xi) Conditions relatives aux rapports

Pour chaque visite dans la zone, le titulaire principal d'un permis devra soumettre un rapport à l'autorité nationale compétente, dès que possible, et au plus tard six mois après la fin de la visite. Ces rapports de visite doivent inclure, le cas échéant, les informations identifiées dans le formulaire de rapport de visite qui a été recommandé [figurant en annexe du Guide pour la préparation des plans de gestion des zones spécialement protégées en Antarctique, disponible sur le site web du secrétariat du Traité sur l'Antarctique ( www.ats.aq)]. Le cas échéant, l'autorité nationale doit également transmettre un exemplaire du rapport de visite à la Partie qui a proposé le plan de gestion afin de contribuer à la gestion de la zone et à la révision du plan de gestion. Dans la mesure du possible, les Parties doivent déposer des originaux ou des copies des rapports de visite originaux dans un dossier accessible au public afin de conserver des archives d'usage, pour toute révision du plan de gestion et pour l'organisation de l'utilisation scientifique de la zone.

8. Documentation complémentaire

Pour une liste récente des publications issues des recherches scientifiques sur la péninsule Byers, lire Benayas et al, 2013.
For a recent list of publication resulting from scientific investigations on Byers Peninsula, see Benayas et al. (2013).
Bañón, M. , Justel M. A., Quesada, A. 2006. Análisis del microclima de la península Byers, isla Livingston, Antártida, en el marco del proyecto LIMNOPOLAR. In : Aplicaciones meteorológicas. Asociación Meteorológica Española.
Bañón, M. , Justel, M. A., Velazquez, D., Quesada, A. 2013. Regional weather survey on Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands, Antarctica. Antarctic Science 25: 146-156.
Barbosa, A., de Mas, E., Benzal, J., Diaz, J. I., Motas, M. , Jerez, S., Pertierra, L., Benayas, J., Justel, A., Lauzurica, P., Garcia-Peña, F. J., and Serrano, T. 2013. Pollution and physiological variability in gentoo penguins at two rookeries with different levels of human visitation. Antarctic Science 25: 329-338.
Benayas, J., Pertierra, L., Tejedo, P., Lara, F., Bermudez, O., Hughes, K.A., and Quesada, A. 2013. A review of scientific research trends within ASPA 126 Byers Peninsula, South Shetland Islands, Antarctica. Antarctic Science 25: 128-145.
Birnie, R.V., Gordon, J.E. 1980. Drainage systems associated with snow melt, South Shetland Islands, Antarctica. Geografiska Annaler 62A: 57-62.
Björck, S., Hakansson, H, Zale, R., Karlén, W., Jönsson, B.L. 1991. A late Holocene lake sediment sequence from Livingston Island, South Shetland Islands, with palaeoclimatic implications. Antarctic Science 3: 61-72.
Björck, S., Sandgren, P., Zale, R. 1991. Late Holocene tephrochronology of the Northern Antarctic Peninsula. Quaternary Research 36: 322-28.
Björck, S., Hjort, C, Ingólfsson, O., Skog, G. 1991. Radiocarbon dates from the Antarctic Peninsula - problems and potential. In : Lowe, J.J. (ed.), Radiocarbon dating : recent applications and future potential. Quaternary Proceedings 1, Quaternary Research Association, Cambridge. pp 55-65.
Björck, S., Håkansson, H., Olsson, S., Barnekow, L., Janssens, J. 1993. Palaeoclimatic studies in South Shetland Islands, Antarctica, based on numerous stratigraphic variables in lake sediments. Journal of Paleolimnology 8: 233-72.
Björck, S., Zale, R. 1996. Late Holocene tephrochronology and palaeoclimate, based on lake sediment studies. In : López-Martínez, J., Thomson, M. R. A., Thomson, J.W. (eds.) Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series Sheet 5-A, 43-48. British Antarctic Survey, Cambridge.
Björck, S., Hjort, C., Ingólfsson, O., Zale, R., Ising, J. 1996. Holocene deglaciation chronology from lake sediments. In : López-Martínez, J., Thomson, M. R. A., Thomson, J.W. (eds.) Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series Sheet 5-A, 49-51. British Antarctic Survey, Cambridge.
Block, W., Starý, J. 1996. Oribatid mites (Acari : Oribatida) of the maritime Antarctic and Antarctic Peninsula. Journal of Natural History 30: 1059-67.
Bonner, W.N., Smith, R.I.L. (Eds) 1985. Conservation areas in the Antarctic. SCAR, Cambridge : 147-56.
Booth, R.G., Edwards, M. , Usher, M. B. 1985. Mites of the genus Eupodes (Acari, Prostigmata) from maritime Antarctica : a biometrical and taxonomic study. Journal of the Zoological Society of London (A) 207: 381-406.
Carlini, A.R., Coria, N.R., Santos, M. M., Negrete, J., Juares, M. A., Daneri, G.A. 2009. Responses of Pygoscelis adeliae and P. papua populations to environmental changes at Isla 25 de Mayo (King George Island). Polar Biology 32: 1427-1433.
Committee for Environmental Protection. 2011. CEP non-native species manual. Antarctic Treaty Secretariat, Buenos Aires. (see : http://www.ats.aq/e/ep_faflo_nns.htm)
Convey, P., Greenslade, P. Richard, K.J., Block, W. 1996. The terrestrial arthropod fauna of the Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands - Collembola. Polar Biology 16: 257-59.
Covacevich, V.C. 1976. Fauna valanginiana de Peninsula Byers, Isla Livingston, Antartica. Revista Geologica de Chile 3: 25-56.
Crame, J.A. 1984. Preliminary bivalve zonation of the Jurassic-Cretaceous boundary in Antarctica. In : Perrilliat, M. de C. (Ed.) Memoria, III Congreso Latinamerico de Paleontologia, Mexico, 1984. Mexico City, Universidad Nacional Autonoma de Mexico, Instituto de Geologia. pp 242-54.
Crame, J.A. 1985. New Late Jurassic Oxytomid bivalves from the Antarctic Peninsula region. British Antarctic Survey Bulletin 69: 35-55.
Crame, J.A. 1995. Occurrence of the bivalve genus Manticula in the Early Cretaceous of Antarctica. Palaeontology 38 Pt. 2 : 299-312.
Crame, J.A. 1995. A new Oxytomid bivalve from the Upper Jurassic-Lower Cretaceous of Antarctica. Palaeontology 39 Pt. 3 : 615-28.
Crame, J.A. 1996. Early Cretaceous bivalves from the South Shetland Islands, Antarctica. Mitt. Geol-Palaont. Inst. Univ. Hamburg 77: 125-127.
Crame, J.A., Kelly, S.R.A. 1995. Composition and distribution of the Inoceramid bivalve genus Anopaea. Palaeontology 38 Pt. 1 : 87-103.
Crame, J.A., Pirrie, D., Crampton, J.S., Duane, A.M. 1993. Stratigraphy and regional significance of the Upper Jurassic - Lower Cretaceous Byers Group, Livingston Island, Antarctica. Journal of the Geological Society 150 Pt. 6 : 1075-87.
Croxall, J.P., Kirkwood, E.D. 1979. The distribution of penguins on the Antarctic Peninsula and the islands of the Scotia Sea. British Antarctic Survey, Cambridge.
Davey, M. C. 1993. Carbon and nitrogen dynamics in a maritime Antarctic stream. Freshwater Biology 30: 319-30.
Davey, M. C. 1993. Carbon and nitrogen dynamics in a small pond in the maritime Antarctic. Hydrobiologia 257: 165-75.
De Pablo, M. A., Blanco, J.J., Molina, A., Ramos, M. Quesada, A., and Vieira G. 2013. Interannual active layer variability at the Limnopolar Lake CALM site on Byers Peninsula, Livingston Island, Antarctica. Antarctic Science 25 : 167-180.
Duane, A.M. 1994. Preliminary palynological investigation of the Byers Group (Late Jurassic-Early Cretaceous), Livingston Island, Antarctic Peninsula. Review of Palaeobotany and Palynology 84: 113-120.
Duane, A.M. 1996. Palynology of the Byers Group (Late Jurassic-Early Cretaceous) Livingston and Snow Islands, Antarctic Peninsula : its biostratigraphical and palaeoenvironmental significance. Review of Palaeobotany and Palynology 91: 241-81.
Duane, A.M. 1997. Taxonomic investigations of Palynomorphs from the Byers Group (Upper Jurassic-Lower Cretaceous), Livingston and Snow Islands, Antarctic Peninsula. Palynology 21: 123-144.
Ellis-Evans, J.C. 1996. Biological and chemical features of lakes and streams. In : López-Martínez, J., Thomson, M. R. A., Thomson, J.W. (eds.) Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series Sheet 5-A, 20-22. British Antarctic Survey, Cambridge.
Emslie, S. D., Polito, M. J., and Patterson W. P. 2013. Stable isotope analysis of ancient and modern gentoo penguin egg membrane and the krill surplus hypothesis in Antarctica. Antarctic Science 25: 213-218. Fernández-Valiente, E., Camacho, A., Rochera, C., Rico, E., Vincent, W. F., Quesada, A. 2007.
Community structure and physiological characterization of microbial mats in Byers Peninsula, Livingston Island (South Shetland islands, Antarctica). FEMS Microbiology Ecology 59: 377- 385.
Gil-Delgado, J.A., Villaescusa, J.A., Diazmacip, M. E., Velazquez, D., Rico, E., Toro, M. , Quesada, A., Camacho, A. 2013. Minimum population size estimates demonstrate an increase in southern elephant seals (Mirounga leonina) on Livingston Island, maritime Antarctica Polar Biology 36: 607-610.
Gil-Delgado, J.A., González-Solis, J., Barbosa, A. 2010. Breeding birds populations in Byers Peninsula (Livingston Is., South Shetlands Islands. 18th International Conference of the European Bird Census Council. 22-26 March. Caceres. Spain).
González-Ferrán, O., Katsui, Y., Tavera, J. 1970. Contribución al conocimiento geológico de la Península Byers, Isla Livingston, Islas Shetland del Sur, Antártica. Publ. INACH Serie. Cientifica 1: 41-54.
Gray, N.F., Smith, R.I. L. 1984. The distribution of nematophagous fungi in the maritime Antarctic. Mycopathologia 85: 81-92.
Harris, C.M. 2001. Revision of management plans for Antarctic protected areas originally proposed by the United States of America and the United Kingdom : Field visit report. Internal report for the National Science Foundation, US, and the Foreign and Commonwealth Office, UK. Environmental Research and Assessment, Cambridge.
Hansom, J.D. 1979. Radiocarbon dating of a raised beach at 10 m in the South Shetland Islands. British Antarctic Survey Bulletin 49: 287-288.
Hathway, B. 1997. Non-marine sedimentation in an Early Cretaceous extensional continental-margin arc, Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands. Journal of Sedimentary Research 67: 686-697.
Hathway, B., Lomas, S.A. 1998. The Upper Jurassic-Lower cretaceous Byers Group, South Shetland Islands, Antarctica : revised stratigraphy and regional correlations. Cretaceous Research 19: 43-67.
Hernandez, P.J., Azcarate, V. 1971. Estudio paleobotanico preliminar sobre restos de una tafoflora de la Peninsula Byers (Cerro Negro), Isla Livingston, Islas Shetland del Sur, Antartica. Publ. INACH Serie. Cientifica 2: 15-50.
Hjort, C., Ingólfsson, O., Björck, S. 1992. The last major deglaciation in the Antarctic Peninsula region - a review of recent Swedish Quaternary research. In : Y. Yoshida et al. (eds.) Recent Progress in Antarctic Science. Terra Scientific Publishing Company (TERRAPUB), Tokyo : 741-743.
Hjort, C., Björck, S., Ingólfsson, Ó., Möller, P. 1998. Holocene deglaciation and climate history of the northern Antarctic Peninsula region : a discussion of correlations between the Southern and Northern Hemispheres. Annals of Glaciology 27: 110-112.
Hodgson, D.A., Dyson, C.L., Jones, V.J., Smellie, J.L. 1998. Tephra analysis of sediments from Midge Lake (South Shetland Islands) and Sombre Lake (South Orkney Islands), Antarctica. Antarctic Science 10: 13-20.
Hughes, K. A., Ireland, L. C, Convey, P., Fleming, A. 2015. Assessing the effectiveness of specially protected areas for conservation of Antarctica's botanical diversity. Conservation Biology 30: 113-120.
John, B.S., Sugden, D.E. 1971. Raised marine features and phases of glaciation in the South Shetland Islands. British Antarctic Survey Bulletin 24: 45-111.
Jones, V.J., Juggins, S., Ellis-Evans, J.C. 1993. The relationship between water chemistry and surface sediment diatom assemblages in maritime Antarctic lakes. Antarctic Science 5: 339-48.
Kelly, S.R.A. 1995. New Trigonioid bivalves from the Early Jurassic to Earliest Cretaceous of the Antarctic Peninsula region : systematics and austral paleobiogeography. Journal of Paleontology 69: 66-84.
Kopalova, K., van de Vijver, B. 2013. Structure and ecology of freshwater benthic diatom communities from Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands. Antarctic Science 25: 239-253.
Lindsay, D.C. 1971. Vegetation of the South Shetland Islands. British Antarctic Survey Bulletin 25: 59-83.
López-Bueno, A., Tamames, J. Velazquez, D., Moya, A., Quesada, A., Alcami, A. 2009. Viral Metagenome of an Antarctic lake : high diversity and seasonal variations. Science 326: 858-861.
Lopez-Martinez, J., Serrano, E., Martinez de Pison, E. 1996. Geomorphological features of the drainage system. In : López-Martínez, J., Thomson, M. R. A., Thomson, J.W. (eds.) Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series Sheet 5-A, 15-19. British Antarctic Survey, Cambridge.
Lopez-Martínez, J., Martínez de Pisón, E., Serrano, E., Arche, A. 1996 Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series, Sheet 5-A, Scale 1 : 25 000. Cambridge, British Antarctic Survey.
Lyons, W. B., Welch, K. A., Welch, S. A., Camacho, A. Rochera, C., Michaud, L., deWit, R., Carey, A.E. 2013. Geochemistry of streams from Byers Peninsula, Livingston Island. Antarctic Science 25 : 181-190.
Martínez De Pisón, E., Serrano, E., Arche, A., Lopez-Martínez, J. 1996. Glacial geomorphology. In : López-Martínez, J., Thomson, M. R. A., Thomson, J.W. (eds.) Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series Sheet 5-A, 23-27. British Antarctic Survey, Cambridge.
Morgan, F., Barker, G., Briggs, C., Price, R. and Keys, H. 2007. Environmental Domains of Antarctica Version 2.0 Final Report, Manaaki Whenua Landcare Research New Zealand Ltd. 89 pp.
Moura, P.A., Francelino, M. R., Schaefer, C.E.G.R., Simas, F.N.B., de Mendonca, B.A.F. 2012. Distribution and characterization of soils and landform relationships in Byers Peninsula, Livingston Island, Maritime Antarctica. Geomorphology 155: 45-54.
Nakai, R., Shibuya, E., Justel, A., Rico, E., Quesada, A., Kobayashi, F., Iwasaka, Y., Shi, G.-Y., Amano, Y., Iwatsuki, T., Naganuma, T. 2013. Phylogeographic analysis of filterable bacteria with special reference to Rhizobiales strains that occur in cryospheric habitats. Antarctic Science 25: 219-228.
Nielsen, U. N., Wall, D. H. W., Li, G., Toro, M. , Adams, B. J., Virginia, R. A. 2011. Nematode communities of Byers Peninsula, Livingston Island, maritime Antarctica. Antarctic Science 23 : 349-357.
Otero, X.L., Fernández, S., De Pablo-Hernández, M. A., Nizoli, E.C., Quesada, A. 2013. plant communities as a key factor in biogeochemical processes involving micronutrients (Fe, Mn, Co, and Cu) in Antarctic soils (Byers Peninsula, maritime Antarctica). Geoderma 195-196 : 145-154.
Pankhurst, R.J., Weaver, S.D., Brook, M. , Saunders, A.D. 1979. K-Ar chronology of Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands. British Antarctic Survey Bulletin 49: 277-282.
Pertierra, L.R., Lara, F., Tejedo, P., Quesada, A., Benayas, J. 2013a. Rapid denudation processes in cryptogamic communities from Maritime Antarctica subjected to human trampling. Antarctic Science 25 : 318-328.
Pertierra, L.R., Hughes, K.A., Benayas, J., Justel, A., and Quesada, A. 2013b. Environmental management of a scientific field camp in Maritime Antarctica : reconciling research impacts with conservation goals in remote ice-free areas. Antarctic Science 25: 307-317.
Pla-Rabes, S., Toro, M. , Van De Vijver, B., Rochera, C., Villaescusa, J. A., Camacho, A., and Quesada, A. 2013. Stability and endemicity of benthic diatom assemblages from different substrates in a maritime stream on Byers Peninsula, Livingston Island, Antarctica : the role of climate variability. Antarctic Science 25: 254-269.
Petz, W., Valbonesi, A., Schiftner, U., Quesada, A., Ellis-Evans, C.J. 2007. Ciliate biogeography in Antarctic and Arctic freshwater ecosystems : endemism or global distribution of species ? FEMS Microbiology Ecology 59: 396-408.
Quesada, A., Fernández Valiente, E., Hawes, I., Howard.Williams, C. 2008. Benthic primary production in polar lakes and rivers. In : Vincent, W., Leybourn-Parry J. (eds). Polar Lakes and Rivers - Arctic and Antarctic Aquatic Ecosystems. Springer. pp 179-196.
Quesada, A., Camacho, A. Rochera, C., Velazquez, D. 2009. Byers Peninsula : a reference site for coastal, terrestrial and limnetic ecosystems studies in maritime Antarctica. Polar Science 3: 181-187.
Quesada, A., Camacho, A., Lyons, W.B. 2013. Multidisciplinary research on Byers Peninsula, Livingston Island : a future benchmark for change in Maritime Antarctica. Antarctic Science 25: 123-127.
Richard, K.J., Convey, P., Block, W. 1994. The terrestrial arthropod fauna of the Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands. Polar Biology 14: 371-79.
Rico, E., Quesada, A. 2013. Distribution and ecology of chironomids (Diptera, Chironomidae) on Byers Peninsula, Maritime Antarctica. Antarctic Science 25: 288-291.
Rochera, C., Justel, A., Fernandez-Valiente, E., Bañón, M. , Rico, E., Toro, M. , Camacho, A., Quesada, A. 2010. Interannual meteorological variability and its effects on a lake from maritime Antarctica. Polar Biology 33: 1615-1628.
Rochera, C., Villaescusa, J. A., Velázquez, D., Fernández-Valiente, E., Quesada, A., Camacho, A. 2013a. Vertical structure of bi-layered microbial mats from Byers Peninsula, Maritime Antarctica. Antarctic Science 25: 270-276.
Rochera, C., Toro, M. , Rico, E., Fernández-Valiente, E., Villaescusa, J. A., Picazo, A., Quesada, A., Camacho, A. 2013b. Structure of planktonic microbial communities along a trophic gradient in lakes of Byers Peninsula, South Shetland Islands. Antarctic Science 25: 277-287.
Rodríguez, P., Rico, E. 2008. A new freshwater oligochaete species (Clitellata : Enchytraeidae) from Livingston Island, Antarctica. Polar Biology 31: 1267-1279.
SCAR (Scientific Committee on Antarctic Research). 2009. Environmental code of conduct for terrestrial scientific field research in Antarctica. ATCM XXXII IP4.
SCAR (Scientific Committee on Antarctic Research). 2011. SCAR code of conduct for the use of animals for scientific purposes in Antarctica. ATCM XXXIV IP53.
SGE, WAM and BAS. 1993. Byers Peninsula, Livingston Island. Topographic map, Scale 1 : 25 000. Cartografia Antartica. Madrid, Servicio Geografia del Ejercito.
Serrano, E., Martínez De Pisón, E., Lopez-Martínez, J. 1996. Periglacial and nival landforms and deposits. In : López-Martínez, J., Thomson, M. R. A., Thomson, J.W. (eds.) Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series Sheet 5-A, 28-34. British Antarctic Survey, Cambridge.
Smellie J.L., Davies, R.E.S., Thomson, M. R.A. 1980. Geology of a Mesozoic intra-arc sequence on Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands. British Antarctic Survey Bulletin 50: 55-76.
Smith, R.I.L., Simpson, H.W. 1987. Early Nineteeth Century sealers'refuges on Livingston Island, South Shetland Islands. British Antarctic Survey Bulletin 74: 49-72.
Starý, J., Block, W. 1998. Distribution and biogeography of oribatid mites (Acari : Oribatida) in Antarctica, the sub-Antarctic and nearby land areas. Journal of Natural History 32: 861-94.
Sugden, D.E., John, B.S. 1973. The ages of glacier fluctuations in the South Shetland Islands, Antarctica. In : van Zinderen Bakker, E.M. (ed.) Paleoecology of Africa and of the surrounding islands and Antarctica . Balkema, Cape Town, pp. 141-159.
Tejedo, P., Justel, A., Benayas, J., Rico, E., Convey, P., Quesada, A. 2009. Soil trampling in an Antarctic Specially Protected Area : tools to assess levels of human impact. Antarctic Science 21: 229-236.
Tejedo, P., Pertierra, L.R., Benayas, J., Convey, P., Justel, A., Quesada, A. 2012. Trampling on maritime Antarctica : can soil ecosystems be effectively protected through existing codes of conduct ? Polar Research 31 : Art. No. UNSP 100888.
Thom, G. 1978. Disruption of bedrock by the growth and collapse of ice lenses. Journal of Glaciology 20: 571-75.
Thomson, M. R.A., López-Martínez, J. 1996. Introduction. In : López-Martínez, J., Thomson, M. R. A., Thomson, J.W. (eds.) Geomorphological map of Byers Peninsula, Livingston Island. BAS GEOMAP Series Sheet 5-A, 1-4. British Antarctic Survey, Cambridge.
Toro, M. , Camacho, A., Rochera, C., Rico, E., Bañón, M. , Fernández, E., Marco, E., Avendaño, C., Ariosa, Y., Quesada, A. 2007. Limnology of freshwater ecosystems of Byers Peninsula (Livingston Island, South Shetland Islands, Antarctica. Polar Biology 30: 635-649.
Toro, M. , Granados, I., Pla, S., Giralt, S., Antoniades, D., Galán, L., Cortizas, A. M. , Lim, H. S., Appleby, P. G. 2013. Chronostratigraphy of the sedimentary record of Limnopolar Lake, Byers Peninsula, Livingston Island, Antarctica. Antarctic Science 25: 198-212.
Torres, D., Cattan, P., Yanez, J. 1981. Post-breeding preferences of the Southern Elephant seal Mirounga leonina in Livingston Island (South Shetlands). Publ. INACH Serie. Cientifica 27: 13-18.
Torres, D., Jorquera, D. 1994. Marine debris analysis collected at cape Shirreff, Livingston Island, South Shetland, Antarctica. Ser. Cient. INACH 44: 81-86.
Usher, M. B., Edwards, M. 1986. The selection of conservation areas in Antarctica : an example using the arthropod fauna of Antarctic islands. Environmental Conservation 13: 115-22.
Van der Vijver, J., Agius, T., Gibson, J., Quesada, A. 2009. An unusual spine-bearing Pinnularia species from the Antarctic Livingston Island. Diatom Research 24: 431-441.
Velazquez, D., Lezcano, M. A., Frias, A., Quesada, A. 2013. Ecological relationships and stoichiometry within a Maritime Antarctic watershed. Antarctic Science 25: 191-197.
Vera, M. L., Fernández-Teruel, T., Quesada, A. 2013. Distribution and reproductive capacity of Deschampsia antarctica and Colobanthus quitensis on Byers Peninsula, Livingston Island, South Shetland Islands, Antarctica. Antarctic Science 25: 292-302.
Villaescusa, J.A., Jorgensen, S.E., Rochera, C., Velazquez, D., Quesada, A., Camacho, A. 2013. Carbon dynamics modelization and biological community sensitivity to temperature in an oligotrophic freshwater Antarctic lake. Ecological Modelling 319: 21-30.
Villaescusa, J.A., Casamayor, E.O., Rochera, C., Velazquez, D., Chicote, A., Quesada, A., Camacho, A. 2010. A close link between bacterial community composition and environmental heterogeneity in maritime Antarctic lakes. International Microbiology 13: 67-77.
Villaescusa, J. A., Casamayor, E. O., Rochera, C., Quesada, A., Michaud L., Camacho, A. 2013. Heterogeneous vertical structure of the bacterioplankton community in a non-stratified Antarctic lake. Antarctic Science 25: 229-238.
White, M. G. Preliminary report on field studies in the South Shetland Islands 1965/66. Unpublished field report in BAS Archives AD6/2H1966/N6.
Woehler, E.J. (Ed.) 1993. The distribution and abundance of Antarctic and sub-Antarctic penguins. SCAR, Cambridge.
Zidarova, E., Van de Vijver, B., Quesada, A., de Haan, M. 2010. Revision of the genus Hantzschia (Bacillariophyceae) on Livingston Island (South Shetland Islands, Southern Atlantic Ocean). Plant Ecology and Evolution 143: 318-333.