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Article AUTONOME (Décret n° 2012-186 du 6 février 2012 portant publication de la mesure 9 (2011), zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 167 (île Hawker, collines Vestfold, côte Ingrid Christensen, Terre Princesse Elisabeth, Antarctique oriental) (ensemble une annexe), adoptée à Buenos Aires le 1er juillet 2011, plan de gestion révisé (1))

Article AUTONOME (Décret n° 2012-186 du 6 février 2012 portant publication de la mesure 9 (2011), zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 167 (île Hawker, collines Vestfold, côte Ingrid Christensen, Terre Princesse Elisabeth, Antarctique oriental) (ensemble une annexe), adoptée à Buenos Aires le 1er juillet 2011, plan de gestion révisé (1))

A N N E X E
PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE
DE L'ANTARCTIQUE N° 167
Ile Hawker, Terre Princesse Elizabeth
Introduction

L'île Hawker (latitude 68° 38' S, 77° 51' E, carte A) se trouve à 7 km au sud-ouest de la station australienne Davis dans les collines Vestfold sur la côte Ingrid Christensen de la Terre Princesse Elizabeth, Antarctique oriental. L'île a été désignée en tant que ZSPA n° 167 en application de la mesure 1 (2006), sur proposition de l'Australie, le motif principal étant la protection de la colonie de nidification de pétrels géants (Macronectes giganteus) située la plus au sud (carte B). La zone est l'un des quatre sites de nidification connus pour les pétrels géants sur la côte de l'Antarctique oriental, qui ont tous été désignés zones spécialement protégées de l'Antarctique : la ZSPA n° 102, îles Rookery, baie Holme, Terre Mac Robertson (latitude 67° 36' S, longitude 62° 53' E), près de la station Mawson ; la ZSPA n° 160, îles Frazier, Terre Wilkes (latitude 66° 13' S, longitude 110° 11' E), près de la station Casey ; et la ZSPA n° 120, Pointe-Géologie, Terre Adélie (latitude 66° 40' S, longitude 140° 01' E), près de Dumont d'Urville. L'île Hawker abrite aussi des colonies nicheuses de manchots Adélie (Pygocelis adeliae), de labbes antarctiques (Catharacta maccormicki), de damiers du Cap (Daption capense) et de temps à autre de phoques de Weddell (Leptonychotes weddellii).

1. Description des valeurs à protéger

La population totale de pétrels géants de l'Antarctique oriental représente moins de 1 % du total de la population d'oiseaux nicheurs. La population actuelle est estimée à environ 300 couples, dont 45 sur l'île Hawker (2010), 2-4 sur l'île Giganteus (qui fait partie du groupe des îles Rookery) (2007), environ 250 dans les îles Frazier (2001) et 8 à 9 à Pointe-Géologie (2005). Les pétrels géants se reproduisent également sur d'autres îles dans la partie sud des océans Indien et Atlantique ainsi qu'à proximité de la péninsule Antarctique.
La colonie de pétrels géants nichant sur l'île Hawker a été découverte en décembre 1963 ; elle comportait à l'époque quelque 40 ou 50 nids, "certains contenant des œufs" , mais le nombre de nids occupés n'a pas été enregistré. De 1963 à 2007, des comptages d'adultes, d'œufs ou de poussins ont été réalisés de façon irrégulière à divers stages du cycle de reproduction. Il est impossible de dégager la tendance à long terme de cette population en raison de la variabilité des dates de comptage et du manque de cohérence des unités de comptage. Les nombres recueillis antérieurement pour cette colonie étaient peu élevés parce que seuls les poussins bagués lors d'une même année avaient été comptés, plutôt que le nombre total de poussins. La zone abrite aussi une colonie de manchots Adélie, quelques espèces d'oiseaux volants et des sites d'échouerie d'éléphants de mer du sud.
Les pétrels géants nichant dans l'Antarctique oriental sont particulièrement sensibles aux perturbations à proximité de leurs nids. Des restrictions aux activités autorisées sur les sites de reproduction ont été mises en place vers le milieu des années 1980, avec notamment une interdiction du baguage.
Dans les îles Shetland du Sud et les îles Orkney du Sud, les prises accessoires de pétrels géants par les chalutiers de pêche à la palangre opérant dans l'océan Austral sont sans doute en partie responsables de la réduction de population observée. De telles observations ont aussi été notées dans l'Antarctique oriental. Jusqu'à récemment, les pétrels géants étaient désignés comme vulnérables par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Cependant, après une réévaluation des données disponibles relatives à la population globale, il semble que la meilleure estimation soit une augmentation de 17 % de la population totale au cours de trois générations, soit sur 64 ans, et que le pire des scénarios soit un déclin de 7,2 % de la population totale. Ces taux sont inférieurs au seuil de l'UICN pour les espèces classées comme "vulnérables ". Le statut des pétrels géants a donc été déclassé, et l'espèce est passée de "quasi menacée" à considérée "d'une préoccupation mineure" . L'île est également le site de colonies de manchots Adélie (Pygocelis adeliae), de labbes antarctiques (Catharacta maccormicki), de damiers du Cap (Daption capense) et de temps à autre de phoques de Weddell (Leptonychotes weddellii).

2. Buts et objectifs

Les buts et objectifs du plan de gestion de l'île Hawker sont les suivants :
― Protéger la colonie de pétrels géants nicheurs et les colonies d'autres espèces présentes dans la zone ;
― Eviter les perturbations humaines ou tout autre impact négatif sur les valeurs de la zone, tout en permettant les activités de recherche ou autres activités en conformité avec le présent plan ;
― Protéger les valeurs de l'île Hawker comme zone de référence pour la réalisation d'études comparatives ultérieures avec d'autres populations de pétrels géants nicheurs ; et
― Réduire les risques d'introduction de plantes, d'animaux ou de microbes exotiques sur l'île Hawker.

3. Activités de gestion

Les activités de gestion suivantes seront entreprises pour protéger les valeurs de la zone :
― Les visites de recherche pour assurer le recensement de la population et évaluer les tendances démographiques de la colonie de pétrels géants et/ou les autres espèces présentes seront autorisées. Dans la mesure du possible, les activités et méthodologies privilégiées seront celles qui réduisent les perturbations à la colonie de nidification (en utilisant par exemple des caméras automatiques) ;
― Les visites dans la zone seront organisées, selon que de besoin et dans la mesure du possible, en dehors de la saison de reproduction des pétrels géants (entre mi-avril et mi-septembre), pour évaluer si elle continue à servir les fins pour lesquelles elle a été désignée et s'assurer que les activités de gestion sont pertinentes ;
― Des informations sur la ZSPA de l'île Hawker (détaillant les restrictions qui s'y appliquent) et des copies du présent plan de gestion seront disponibles dans les stations avoisinantes. Des documents informatifs ainsi que le présent plan de gestion seront mis à la disposition des bateaux visitant les environs ; et
― Le plan de gestion sera réexaminé au moins une fois tous les cinq ans et modifié et/ou remis à jour le cas échéant.

4. Durée de désignation

La désignation est faite pour une période indéterminée.

5. Cartes

Carte A : Zone spécialement protégée de l'Antarctique de l'île Hawker, collines Vestfold, côte Ingrid Christensen, terre Princesse Elizabeth, Antarctique oriental.
Carte B : île Hawker, Zone spécialement protégée de l'Antarctique, collines Vestfold, côte Ingrid Christensen, Terre Princesse Elizabeth, Antarctique oriental, Biote, topographie et caractéristiques physiques.
Spécifications de la carte :
Projection : UTM Zone 49
Datum horizontal : WGS84.

6. Description de la zone
6 (i) Coordonnées géographiques, bornage
et particularités naturelles

L'île Hawker (latitude 68° 38' S, longitude 77° 51' E) est située à environ 300 m des côtes des collines Vestfold. Ces dernières représentent une zone quasi triangulaire libre de glace de quelque 512 km², composée de fonds rocheux, de débris glaciaires, de lacs et d'anses. Les collines Vestfold sont délimitées à l'est par le plateau glaciaire, au sud par le glacier Sørsdal et à l'ouest par la baie Prydz, et sont composées de collines de basse altitude (alt. maximum à la colline Boulder : 158 m) et de vallées, avec une pénétration profonde de fjords et de lacs. De nombreuses îles bordent la côte des collines Vestfold, et l'île Hawker se trouve au sud-ouest, entre l'île Mule et la péninsule Mule.
L'île Hawker est une île de forme irrégulière à faible élévation (élévation maximum : près de 40 m), comprenant deux chaînes parallèles de collines sur un axe nord-sud se terminant par deux petites péninsules australes. Une troisième péninsule se trouve directement à l'ouest et s'achève par une colline de 40 m composée de falaises abruptes sur la mer sur ses faces occidentale et septentrionale. Il existe plusieurs petits lacs d'eau douce entre les chaînes des falaises du côté nord de l'île, et divers petits lacs sur la partie plane du terrain dans la partie est de l'île. A ses points les plus distants, l'île fait 2 km du nord au sud et 1,7 km d'est en ouest.
La ZSPA de l'île Hawker est composée de l'intégralité de la masse terrestre de l'île Hawker, sa ligne de démarcation maritime se trouvant à la laisse de basse mer (carte B). La superficie totale de la ZSPA de l'île Hawker est d'environ 1,9 km². Il n'existe aucune marque de bornage.

Analyse des domaines environnementaux

Selon l'Analyse des domaines environnementaux du continent Antarctique (Résolution 3 [2008]), l'île Hawker est située dans le domaine environnemental T Géologique de l'inlandsis continental.

Historique des contacts humains

La première notation enregistrée de la découverte des collines Vestfold est attribuée à Douglas Mawson lors de l'expédition BANZARE à bord du Discovery le 9 février 1931. Quatre ans plus tard, le 20 février 1935, le capitaine Klarius Mikkelsen du pétrolier Thorshavn de la compagnie Lars Christensen a aperçu et assuré l'atterrage de la zone. Il en a baptisé plusieurs caractéristiques géographiques et a donné à la zone le nom de collines Vestfold en hommage à sa province natale en Norvège. Les collines Vestfold ont de nouveau été visitées par Mikkelsen au début de 1937, à l'occasion d'un relevé aérien du littoral.
Les visiteurs suivants furent, en janvier 1939, l'explorateur américain Lincoln Ellsworth et son conseiller australien, Sir Hubert Wilkins, à bord du navire à moteur Wyatt Earp. Ellsworth a survolé quelque 400 km vers l'intérieur des terres. Au début de 1947, le navire USS Currituck a visité la côte Ingrid Christensen dans le cadre de l'Opération Highjump. Des vols ont été effectués pour assurer un relevé photographique aérien du littoral.
La première expédition australienne de l'ANARE (Australian National Antarctic Research Expeditions) dans la zone, sous le commandement de Phillip Law à bord du Kista Dan, a atteint les collines Vestfold le 1er mars 1954. En janvier 1956, des membres de l'Expédition antarctique soviétique ont débarqué sur la côte Ingrid Christensen, en prévision de l'Année géophysique internationale, pour établir la station Mirny à 595 km à l'est. La station Davis, sous supervision australienne, a été installée dans les collines Vestfold en 1957. L'île Hawker a été nommée en hommage à A.C. Hawker, superviseur radio de la station Davis en 1957.

Climat

Les données météorologiques disponibles pour la zone proviennent quasi exclusivement d'observations effectuées à la station Davis, à 7 km au nord-ouest de l'île Hawker. La région des collines Vestfold a un climat maritime polaire qui est sec, froid et venteux. Les journées d'été sont généralement ensoleillées, avec des températures moyennes à la mi-journée allant de ― 1 °C à + 2,9 °C et des maxima estivaux de + 5 °C, mais les températures demeurent en dessous de 0 °C pour l'essentiel de l'année, et peuvent chuter jusqu'à ― 40,7 °C en hiver. La température maximale enregistrée à la station Davis entre 1957 et 2001 était de + 13 °C. De longues périodes de conditions plaisantes et relativement calmes se produisent pendant l'année. Les vents sont généralement légers. La moyenne annuelle tourne autour de 20 km/h. Les vents violents et les blizzards peuvent se lever pratiquement sans préavis et des bourrasques de plus de 200 km/h ont été enregistrées. Les chutes de neige représentent en moyenne 78 mm/an, avec des accumulations annuelles supérieures attribuables au vent. Mis à part plusieurs zones de glace permanentes, les collines Vestfold sont pratiquement sans neige en été et légèrement couvertes en hiver. Les archives révèlent un climat saisonnier correspondant à celui des latitudes élevées, mais les températures à la station Davis sont en moyenne supérieures à celles des autres stations de l'Antarctique situées à des latitudes similaires. Ce phénomène est attribué à l'oasis rocheux résultant de l'albédo inférieur des surfaces rocheuses par rapport à la glace, qui permet l'absorption de davantage d'énergie solaire et sa réémission.

Géologie

Les collines Vestfold se composent de gneiss archéen dont les dépressions sont souvent occupées par de fines couches de sédiments fossilifères du Pliocène et du Quaternaire. Les strates cénozoïques les plus anciennes des collines Vestfold se trouvent dans la formation de Sørsdal du milieu du Pliocène, qui renferme une flore et une faune marines fossiles très diversifiées. D'autres strates cénozoïques plus jeunes témoignent des glaciations répétées, et de plusieurs transgressions et régressions marines. Les trois principales lithologies formant les collines Vestfold sont (en ordre chronologique) le paragneiss de Chelnock, le gneiss de Mossel et le gneiss du lac Crooked. Cette composition se répète par unités est-nord-est à ouest-sud-ouest interrompues par des groupes de fissures mafiques suivant une orientation approximative nord-sud. Les fissures sont une caractéristique importante des collines Vestfold. L'île Hawker comprend une extension du gneiss du lac Crooked dans la partie nord de la péninsule Mule au-dessus du passage Laternula. Le gneiss du lac Crooked, tout comme les gneiss archéens des collines Vestfold, est interrompu par nombre de fissures de dolérite très caractéristiques du début au milieu du Protérozoïque.

Pétrels géants

La colonie de pétrels géants de l'île Hawker est située sur terrain plat à environ 20 m au-dessus du niveau de la mer à l'extrémité nord de l'île (carte B). La même zone sert d'aire de nidification depuis les premiers relevés, en 1963-64. La partie est de la zone de nidification forme une légère crête en à-pic au-dessus du sol, ce qui constitue une excellente zone d'envol dans les vents nord-est prédominants.
La saison de la reproduction des pétrels géants sur l'île Hawker commence fin septembre/début octobre, et la ponte intervient pendant la deuxième moitié du mois d'octobre. Après une période d'incubation d'environ 60 jours, l'éclosion commence au cours de la deuxième moitié du mois de décembre et se poursuit pendant trois à quatre semaines jusqu'à la mi-janvier. Les jeunes oiseaux quittent la colonie à peu près 14 à 16 semaines après leur éclosion, entre la fin mars et le début mai. D'après l'analyse des données recueillies par les caméras automatiques tout au long de l'année et les visites réalisées au cours des hivers récents, on sait qu'un petit nombre d'oiseaux persistent dans la zone en dehors de la saison reproductive ; par conséquent, les visites dans la zone doivent être menées de manière à causer le moins de perturbation possible.
Vers le milieu des années 1980, une stratégie de gestion a été mise en application pour les trois sites de nidification des pétrels géants à proximité des stations australiennes, afin de réduire autant que possible les perturbations causées par les êtres humains. La Division antarctique australienne avait auparavant limité les recensements à une fois tous les trois ou cinq ans et soumis toutes les autres visites à des contrôles administratifs rigoureux. Cet intervalle était considéré à l'époque comme un moyen terme acceptable entre les risques de perturber les oiseaux pour leur recensement et le besoin de se procurer des données démographiques significatives. Ce régime de gestion a contraint à des visites en nombre insuffisant pour estimer les niveaux de la population (et les tendances démographiques) et n'a visiblement pas eu d'effet bénéfique significatif sur le succès de reproduction des pétrels géants. Avec le développement de nouvelles technologies comme les caméras automatiques, il est maintenant possible d'obtenir des informations détaillées avec une présence humaine minime, voire sans présence humaine, pendant la période de reproduction.
En mars 2011, 23 poussins et 64 adultes ont été recensés dans la zone. Parmi eux, quatre oiseaux bagués ont été repérés, dont deux avaient été bagués à proximité de Casey (en 1985) et deux sur l'île Hawker (en 1986). On a observé que les deux oiseaux bagués à Casey restaient près des mêmes poussins et semblaient s'être reproduits.

Oiseaux divers

Les manchots Adélie se reproduisent le long de la côte des collines Vestfold et sur au moins 17 îles au large, y compris l'île Hawker. Le nombre total de manchots Adélie des collines Vestfold est estimé à 130 000 couples. La colonie de l'île Hawker se trouve à proximité d'une petite colline à mi-chemin du côté ouest de l'île et comporterait entre 2 500 et 7 500 couples. Tout porte à croire que la colonie ou certains de ses groupes nicheurs se déplacent régulièrement. Les zones abandonnées comportent des dépôts importants de guano, d'œufs gelés et de carcasses desséchées de poussins. Les premiers manchots Adélie apparaissent généralement dans la région vers le milieu du mois d'octobre, et la ponte commence environ quatre semaines plus tard. L'intervalle entre la ponte du premier et du deuxième œuf est de deux jours et demi à quatre jours et demi, et la période d'incubation varie entre 32 et 35 jours. Après la mue, les derniers adultes quittent l'île Hawker d'ici la fin du mois de mars.
La présence d'une colonie peu nombreuse de damiers du Cap a été enregistrée sur l'île Hawker, à la pointe sud de la péninsule sud-ouest. Les damiers du Cap ne sont pas présents dans la région en hiver. Ils regagnent les sites de nidification au cours du mois d'octobre, la ponte se produisant entre la fin novembre et le début décembre et le départ du nid fin février-début mars.

Phoques

Le phoque de Weddell (Leptonychotes weddellii) a choisi comme zone de reproduction les collines Vestfold et de temps à autre la partie sud-est de l'île Hawker. Les phoques font leur apparition sur les côtes vers la fin septembre et le début octobre, et les bébés phoques naissent entre la mi-octobre et la fin novembre. Pendant tout l'été, les phoques en mue continuent leur fréquentation de la glace marine et se hissent sur la côte. L'essentiel de la population locale demeure dans les collines Vestfold pendant tout l'été. Les groupes hors âge reproducteur d'éléphants de mer du Sud (Mirounga leonina) vont à terre pendant les mois d'été à proximité de la péninsule sud-ouest de l'île Hawker. Leurs zones de mue contiennent des dépôts de poils et d'excréments accumulés depuis plusieurs milliers d'années, et pourraient être considérées comme des zones uniques et vulnérables.

Végétation

La flore des collines Vestfold comprend au moins 82 espèces d'algues terrestres, six espèces de mousse et au moins 23 espèces de lichens. Les lichens et les mousses se répartissent pour l'essentiel dans le secteur oriental ou à l'intérieur des terres, et leur schéma de répartition reflète la disponibilité de neige soufflée, le temps écoulé depuis la dernière exposition du substrat du plateau glaciaire, la durée écoulée depuis la dernière glaciation, l'élévation et la proximité de l'eau de mer. Dans de rares cas, la présence de lichens ou de mousses a été relevée à proximité des côtes halomorphes, notamment sur l'île Hawker où le terrain de faible élévation est recouvert de dépôts importants de sable et de moraine de forte densité.
Les algues terrestres, qui sont extrêmement répandues, sont le principal producteur primaire des collines Vestfold. La présence d'algues infralithiques (ou hypolithiques) a été enregistrée sur l'île Hawker, notamment sur la face cachée des blocs de quartz translucide qui sont partiellement enterrés. L'algue dominante, la cyanobactérie ou algue bleu-vert, notamment ses variétés oscillatoriacées, Chroococidiopsis sp. et Aphanothece sp., sont celles les plus fréquemment rencontrées de concert avec les espèces de la famille des chlorophytae, Desmococcus sp.A et Prasiococcus calcarius. L'algue édaphique Prasiola crispa se présente comme une série de mèches vertes fripées dans les zones de fonte de glace, souvent en compagnie de la diatomée Navicula muticopsis et d'algues oscillatoriacées La présence du lichen ornithocophile Candelariella flava a également été enregistrée sur l'île Hawker, à proximité des sites de nidification.

Invertébrés

Une étude approfondie entreprise dans les collines Vestfold en 1981 a permis de recouvrer quatre genres et quatre espèces de tardigrades terrestres. Bien qu'aucun tardigrade n'ait été recouvré sur le site de prélèvement d'échantillons de l'île Hawker, il a été suggéré que, dans la mesure où deux espèces (Hypsibius allisonii et Macrobiotus fuciger ?) ont été recueillies à Walkabout Rocks, il serait possible de les retrouver dans d'autres zones côtières à l'écologie similaire en compagnie de la Prasiola crispa. L'acarien Tydeus erebus se retrouve souvent sur les sites de nidification des manchots Adélie de l'île.

6 (ii) Accès à la zone

Selon l'état de la glace de mer, on peut accéder à la zone au moyen d'un véhicule, d'une petite embarcation ou d'un aéronef ; ceux-ci doivent tous rester en dehors de la zone. Il n'y a pas d'aires d'atterrissage désignées.

6 (iii) Structures à l'intérieur de la zone et à proximité

Il n'y a aucune structure permanente à l'intérieur ou à proximité de la zone. Au moment de la rédaction du présent document, plusieurs caméras automatiques avaient été placées temporairement à proximité de la colonie de pétrels géants pour une surveillance continue de la population.

6 (iv) Emplacement d'autres zones protégées à proximité

La zone protégée suivante se trouve à proximité de l'île Hawker :
Plaine Marine, zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 143 (latitude 68° 36' S, longitude 78° 07' E).

6 (v) Zones spéciales à l'intérieur de la zone

Il n'y a pas de zones spéciales à l'intérieur de la zone.

7. Critères de délivrance des permis
7 (i) Conditions générales

L'accès à la ZSPA de l'île Hawker est interdit sauf si un permis a été délivré par une autorité nationale compétente. Des permis d'accès à la zone ne peuvent être délivrés que pour la conduite de recherches scientifiques indispensables qu'il est impossible d'entreprendre ailleurs, ou pour des raisons de gestion essentielles qui sont conformes aux objectifs et aux dispositions du plan de gestion. Les permis sont délivrés exclusivement pour les activités de recherche scientifique qui ne sont pas susceptibles de mettre en péril les valeurs écologiques ou scientifiques de la zone, ou de perturber des études scientifiques en cours.
Les permis incluront une condition précisant que le permis ou une photocopie doit être en la possession du détenteur à tout moment pendant sa présence à l'intérieur de la zone. D'autres conditions conformes aux objectifs et aux dispositions du plan de gestion peuvent être ajoutées par l'autorité responsable. Le principal détenteur de chaque permis ainsi délivré doit soumettre à l'autorité responsable un rapport sur sa visite expliquant de manière détaillée toutes les activités réalisées à l'intérieur de la zone et incluant toutes les données de recensement ainsi recueillies.
La collaboration avec d'autres programmes nationaux est encouragée afin de réduire la duplication des recherches et de minimiser la perturbation des pétrels géants. Les programmes nationaux de recherche envisageant de mener des recherches scientifiques dans cette zone sont encouragés à contacter la Division antarctique australienne, qui conduit un programme de surveillance régulière de la population de l'île, pour confirmer auprès d'elle tout autre projet devant être réalisé durant la saison.

7 (ii) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur de celle-ci

Les véhicules sont interdits à l'intérieur de la zone.
L'accès à l'île Hawker peut être effectué par bateau ou par véhicule, selon les conditions saisonnières. Les bateaux employés pour visiter les îles doivent être laissés le long de la côte. Les déplacements à l'intérieur de la zone se font exclusivement à pied. Seuls les membres du personnel chargés de réaliser des activités scientifiques ou de gestion à l'intérieur de la zone sont autorisés à quitter le site de débarquement ou de parking. Les quad-bikes et les véhicules utilisés pour visiter la zone ne seront pas introduits à l'intérieur de la zone. Les véhicules devront être garés sur la glace de mer à une distance de la colonie de pétrels géants d'au moins 150 m pour les quad-bikes et de 250 m pour tout autre véhicule (tableau 1).
Les distances minimum d'approche (la proximité maximum) de la faune sauvage sont indiquées au tableau 1. Si l'on observe une perturbation de la faune, il faut augmenter la distance de séparation ou modifier l'activité en cours jusqu'à ce que la perturbation cesse d'être évidente, à moins qu'un permis n'autorise une distance d'approche moindre.
Les personnes autorisées par un permis à s'approcher des pétrels géants pour l'obtention de données de recensement ou de valeurs biologiques doivent maintenir la plus grande distance de séparation pratique.
Pour réduire les perturbations imposées à la faune, le bruit, y compris les communications verbales, doit être maintenu à un niveau minimum. L'utilisation d'outils à moteur et toute autre activité susceptible de produire du bruit et donc de gêner les pétrels géants et les autres oiseaux nicheurs est interdite à l'intérieur de la zone pendant la période de reproduction des pétrels géants (mi-septembre à mi-avril).
Les survols de l'île pendant la saison de reproduction sont interdits, sauf lorsqu'ils sont essentiels aux fins de travaux de recherche ou de gestion et autorisés par un permis. Ces survols doivent se faire à une altitude minimale de 930 m (3 050 pieds) pour les hélicoptères monomoteurs et les aéronefs à voilure fixe, et de 1 500 m (5 000 pieds) pour les hélicoptères bimoteurs.
Les atterrissages à proximité d'une aire de concentration de la faune sont strictement interdits, sauf en cas d'urgence, dans un rayon de 930 m pour les hélicoptères monomoteurs et les aéronefs à voilure fixe et de 1 500 m (5 000 pieds) pour les hélicoptères bimoteurs.

Tableau 1. Distances minimum à maintenir en cas de contact avec la faune sauvage de l'île Hawker

ESPÈCES
DISTANCES (m)

Personnes à pied/à ski
(à moins qu'une distance
d'approche moindre
soit autorisée
par un permis)
Quad/motoneige
Hagglunds, etc.
Embarcation légère
Pétrels géants
100 m
Interdits dans la zone. Devront être garés sur la glace de mer à une distance minimale de 150 m des colonies d'oiseaux.
Interdits dans la zone. Devront être garés sur la glace de mer à une distance minimale de 250 m des colonies d'oiseaux.
Les embarcations doivent débarquer à une distance minimale de 50 m des colonies ; ceci concerne particulièrement la colonie de manchots Adélie sur le littoral est. Il faut faire preuve de prudence à proximité immédiate de l'île.
Colonies de manchots Adélie
Manchots en mue
Phoques avec bébés phoques
Bébés phoques isolés
Labbe antarctique au nid
30 m



Manchots sur la glace marine
Phoques adultes hors âge reproducteur
5 m




7 (iii) Activités menées ou pouvant être menées dans la zone,
y compris les restrictions relatives à la durée et à l'endroit

Les activités suivantes peuvent être exécutées à l'intérieur de la zone entre le 15 avril et le 15 septembre (période pendant laquelle les pétrels géants ne se reproduisent pas) à condition de disposer d'un permis correspondant :
― Travaux de recherche scientifique conformes au présent plan de gestion qui ne peuvent être menés ailleurs et qui ne porteront pas préjudice aux valeurs pour la protection desquelles le site a été choisi ou aux écosystèmes voisins ;
― Activités de gestion essentielles, y compris la surveillance des sites ; et
― Prélèvement d'échantillons dans la plus petite quantité possible pour la réalisation des programmes de recherche approuvés.
Les activités menées pendant la période de reproduction des pétrels géants ne seront autorisées que si l'activité est non invasive et ne peut raisonnablement pas être menée en dehors de la période de reproduction.

7 (iv) Installation, modification ou enlèvement de structures

Aucune structure ou installation permanente ne doit être érigée à l'intérieur de la zone.
Les structures temporaires ou les matériels, y compris les caméras, ne pourront être installés à l'intérieur de la zone qu'en conformité avec un permis.
Les petits refuges temporaires, les affûts, les cachettes et les écrans peuvent être érigés à des fins de recherche scientifique.
L'installation (incluant le choix de sites), le retrait, la modification ou l'enlèvement des structures et matériels doivent avoir lieu selon des modalités réduisant au minimum la perturbation des oiseaux en phase de reproduction et de leur environnement immédiat.
Tout le matériel scientifique et les repères installés dans la zone doivent être clairement identifiés par pays, nom du principal chercheur et année d'installation.
Les bornes, les panneaux et autres structures mis en place dans la zone à des fins scientifiques ou à des fins de gestion devront être solidement fixés et soigneusement entretenus et enlevés lorsqu'ils ne sont plus nécessaires. Tous ces éléments doivent être fabriqués à partir de matériaux posant un risque minimal de perturbation de la faune et de contamination de la zone.

7 (v) Emplacement des camps

Il est interdit de camper à l'intérieur de la zone sauf en cas d'urgence. Les camps d'urgence doivent éviter les zones de concentration de la faune dans la mesure du possible.

7 (vi) Restrictions sur les matériaux et organismes
pouvant être introduits dans la zone

Aucun carburant ou combustible ne sera stocké à l'intérieur de la zone. Le ravitaillement en carburant des embarcations peut être effectué en divers endroits le long de la côte. Une petite quantité de combustible peut être introduite à l'intérieur de la zone pour alimenter un poêle de secours.
Aucun produit à base de volaille, y compris les aliments déshydratés contenant de la poudre d'œuf, ne sera introduit à l'intérieur de la zone.
Aucun herbicide ou pesticide ne sera introduit à l'intérieur de la zone.
Toute substance chimique introduite éventuellement pour des raisons scientifiques essentielles et précisées sur un permis sera retirée de la zone à la conclusion de l'activité pour laquelle un permis a été délivré ou avant. L'utilisation de radionucléides ou d'isotopes stables est interdite.
Aucun animal, aucune matière végétale et aucun microorganisme ne seront introduits délibérément à l'intérieur de la zone et des mesures de précaution doivent être prises contre toute introduction accidentelle ; tous les équipements et vêtements (en particulier les chaussures) seront soigneusement nettoyés avant d'accéder à l'intérieur de la zone.
Tous les matériaux sont introduits dans la zone pour une période déterminée. Ils en seront retirés au plus tard à la fin de cette période, et seront stockés et gérés de manière à réduire au maximum les risques d'introduction dans l'environnement.

7 (vii) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux
ou perturbations nuisibles à la faune et à la flore

Le prélèvement de végétaux et la capture d'animaux ou les perturbations nuisibles à la flore ou à la faune sont interdits, sauf avec un permis délivré conformément aux dispositions de l'article 3 de l'Annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement. Ce permis déterminera clairement les limites et les conditions imposées à ces activités qui, à moins d'une situation d'urgence, ne pourront être menées qu'après avoir été approuvées par un comité d'éthique compétent.
La recherche ornithologique est limitée à des activités non invasives et ne perturbant pas les oiseaux de mer en phase de reproduction présents dans la zone.
La perturbation des pétrels géants et des autres espèces doit être systématiquement évitée ou réduite au minimum.

7 (viii) Prélèvement ou enlèvement de tout ce qui n'a pas
été introduit par le détenteur du permis dans la zone

Des organismes peuvent être prélevés ou enlevés de la zone uniquement en conformité avec un permis et ils doivent être limités au minimum nécessaire pour répondre à des besoins scientifiques ou des besoins de gestion.
Les organismes d'origine humaine susceptibles de porter atteinte aux valeurs de la zone, organismes qui n'ont pas été apportés dans la zone par le détenteur du permis ou dont l'introduction n'a pas été autorisée, peuvent être enlevés à moins que l'impact de leur retrait ne soit plus grand que celui qu'aurait la décision de les laisser in situ. Si tel est le cas, l'Autorité nationale compétente doit être notifiée.

7 (ix) Evacuation des déchets

Tous les déchets, y compris les déchets d'origine humaine, seront évacués de la zone.

7 (x) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts
et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints

Il convient de se procurer les données GPS pour les sites spécifiques faisant l'objet d'un suivi de long terme pour l'enregistrement sur le Registre maître Antarctique par l'entremise de l'Autorité nationale pertinente.
Des permis peuvent être délivrés pour entrer dans la zone afin d'y réaliser des activités de suivi de l'évolution biologique et de gestion pouvant impliquer le prélèvement d'échantillons à des fins d'analyse ou d'audit, la construction ou l'entretien de matériel scientifique ou de structures temporaires et des dispositifs de bornage, et d'autres mesures de protection. Tout site dédié au suivi de long terme doit être signalé par des bornes ou des panneaux et une position GPS doit être obtenue pour inclusion dans l'Annuaire des données antarctiques par l'autorité nationale appropriée.
Pour aider au maintien des valeurs écologiques et scientifiques de la zone, les visiteurs prendront des précautions spéciales contre les introductions d'organismes non indigènes. Les introductions microbiennes, animales ou végétales en provenance de sols d'autres sites antarctiques, y compris de stations, ou d'autres régions extérieures à l'Antarctique suscitent une inquiétude particulière. Afin de réduire au minimum les risques d'introductions, les visiteurs veilleront à ce que leurs chaussures, leurs vêtements et tout matériel ― en particulier le matériel d'échantillonnage et de balisage introduit dans la zone ― soient parfaitement nettoyés avant d'accéder au site.

7 (xi) Rapports de visite

Les Parties doivent s'assurer que le principal détenteur de chaque permis délivré soumet aux autorités nationales compétentes un rapport décrivant les activités menées. Ces rapports doivent, le cas échéant, inclure les informations identifiées dans le Guide pour l'élaboration des plans de gestion des zones spécialement protégées de l'Antarctique.
Les Parties doivent conserver une archive de ces activités et, dans l'échange annuel d'informations, fournir une description synoptique des activités menées par des personnes relevant de leur juridiction, avec suffisamment de détails pour permettre une évaluation de l'efficacité du plan de gestion.
Dans la mesure du possible, les Parties doivent déposer les originaux ou les copies de ces rapports dans une archive publique afin de garder trace de l'utilisation de la zone, tant pour l'examen du plan de gestion que pour la planification de l'utilisation scientifique de la zone.
Une copie de ce rapport doit être envoyée à la Partie nationale responsable de l'élaboration du plan de gestion pour contribuer à la gestion de la zone et au suivi des populations d'oiseaux. Qui plus est, les rapports de visite doivent fournir des informations détaillées sur les données de recensement, l'emplacement éventuel de nouvelles colonies ou de nids non recensés au préalable, un bref résumé des conclusions des travaux de recherche et des exemplaires des photographies prises à l'intérieur de la zone.

7 (xii) Dispositions applicables en situations d'urgence

Des exceptions aux restrictions établies dans le plan de gestion peuvent être appliquées cas d'urgence, comme il l'est indiqué dans l'article 11 de l'Annexe V du Protocole relatif à la protection de l'environnement (Protocole de Madrid). Un rapport sur les actions menées dans ces cas sera adressé à l'autorité nationale compétente.

8. Bibliographie

Une partie ou l'ensemble des données citées dans ce document proviennent des bases de données de l'Australian Antarctic Data Centre (IDN Node AMD/AU)), qui fait partie de la Division antarctique australienne (Commonwealth d'Australie).
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Vous pouvez consulter le tableau dans le
JOn° 34 du 09/02/2012 texte numéro 3

Vous pouvez consulter le tableau dans le
JOn° 34 du 09/02/2012 texte numéro 3