A N N E X E
PLAN DE GESTION POUR LA ZONE SPÉCIALEMENT PROTÉGÉE DE L'ANTARCTIQUE (ZSPA) N° 163 : GLACIER DAKSHIN GANGOTRI, TERRE DRONNING MAUD
1. Introduction
A la XXVe RCTA, l'Inde a soumis un document de travail (WP47) sur un projet de plan de gestion pour un site présentant un intérêt scientifique particulier, à savoir la langue du glacier Dakshin Gangotri, collines Schirmacher, Terre Dronning Maud. Le Comité a fait remarquer que ce site devait être désigné une ZSPA plutôt qu'un SISP. Par conséquent, durant la XXVIe RCTA, l'Inde a soumis un projet de plan de gestion pour une zone spécialement protégée de l'Antarctique (XXVI ATCM/WP38) et, ultérieurement, à l'occasion de la XXVIIe RCTA, un plan de gestion révisé (WP33). Ce plan de gestion a été adopté par la mesure 2 (2005) et le site désigné ZSPA n° 163 durant la XXVIIIe RCTA (WP25).
Le glacier Dakshin Gangotri a une grande valeur lorsqu'il s'agit de surveiller le recul d'un glacier. Une langue est surveillée depuis 1983 pour essayer de comprendre les effets des changements climatiques sur le glacier. Cette zone est également importante pour l'étude des algues, des mousses, des cyanobactéries et des lichens qui sont très répandus dans les collines Schirmacher et, en particulier, à l'intérieur de la ZSPA. Les cyanobactéries contribuent pour beaucoup à la fixation d'azote et de nombreuses espèces ont jusqu'ici été identifiées comme provenant de cette zone. D'après une étude effectuée depuis 2003, bon nombre d'espèces ont également été identifiées dans cette zone.
2. Description des valeurs à protéger
i) Valeur historique
Le glacier Dakshin Gangotri est une petite langue de glace polaire continentale qui chevauche les collines Schirmacher au centre de Terre Dronning Maud. Il a été identifié en 1982-1983 par la deuxième expédition indienne en Antarctique et, depuis, sa langue fait à intervalles réguliers l'objet d'une surveillance pour en déterminer le recul ou la progression.
ii) Valeur scientifique
Grâce à la quantité substantielle de données recueillies au cours des deux dernières décennies, ce site est devenu particulièrement intéressant pour observer les mouvements de la calotte de glace antarctique sous l'effet du réchauffement de la planète. La zone revêt une importance scientifique de premier ordre pour les spécialistes de la glaciologie et de l'environnement. Compte tenu des valeurs scientifiques de la zone ainsi que de la nature des recherches, la zone bénéficie du statut de zone spécialement protégée de l'Antarctique conformément aux articles 2, 3, 5 et 6 de l'annexe V du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement, statut qui permet d'éviter toute interférence avec les recherches scientifiques en cours et envisagées.
Des campagnes de positionnement global par satellite (GPS) ont été réalisées durant les saisons de l'été austral 2003 et 2004 afin d'obtenir une bonne idée de la vitesse de déformation et de sa distribution sur le bord de la plate-forme glaciaire continentale surplombant la partie sud des collines Schirmacher. Des données GPS ont été collectées pendant deux ans en 21 sites puis analysées pour estimer les coordonnées de base et les vitesses du site. Les vitesses horizontales des sites du glacier varient entre 1,89 0,01 et 10,88 0,01 m a ― 1 vers le nord-nord-est, la vitesse moyenne étant de 6,21 0,01 m a ― 1. Les principales vitesses de déformation fournissent une mesure quantitative des vitesses d'extension, qui vont de (0,11 0,01) fois 10 ― 3 à (1,48 0,85) × 10 ― 3 a ― 1, et des vitesses de raccourcissement qui vont de (0,04 0,02) × 10 ― 3 à (0,96 0,16) × 10 ― 3 a ― 1 (Sunil et al., 2007).
iii) Valeur environnementale
L'exploration de la zone désignée a révélé une grande diversité de la faune des invertébrés terrestres habitant dans les mousses. Les collines Schirmacher se caractérisent également par la diversité de leurs algues et cyanobactéries. Les mousses terrestres y sont très répandues et colonisent de nombreux habitats. Les mousses, en raison de leur nature poikilohydrique et de leur stratégie alternative d'adaptation, sont un des groupes de plantes qui poussent en Antarctique. Elles jouent un rôle dans la modification des habitats et le cycle des substances nutritives, fournissant abri et sécurité aux animaux invertébrés associés. Les études sur les mousses dans les collines Schirmacher ont révélé que la distribution des mousses est significative dans le centre de la zone et dans une aire désignée par rapport aux parties est et ouest.
La distribution d'algues et de cyanobactéries ainsi que la flore des cours d'eau douce de l'oasis à l'endroit désigné ont été étudiées. Les espèces observées sont G. magma Chaemosiphon subglobosus, Oscillatoria limosa, O. limnetica, P. frigidum, P. autumnale, Nostoc commune, N. punctiforme, Calothrix gracilis, C. brevissima, Uronema sp., et Cosmarium leave. Au nombre des cyanobactéries rencontrées dans le cours d'eau des collines Schirmacher, les espèces de fixation d'azote pourraient jouer un rôle important dans l'économie d'azote de l'écosystème par le biais de la fixation de N2. Des études ont également été faites à cette oasis sur des labbes antarctiques dont les succès de nidification et de reproduction ont été notifiés aux alentours de la zone désignée.
Une étude plus approfondie des lichens en cours depuis 2003-2004 à l'intérieur de la zone protégée a révélé la présence d'espèces telles que Acarospora geynnii (C.W. Dodge et E.D. Rudolph), Acarospora williamsii (Filson), Amandinea punctata (Hoffm.) (Coppins & Scheid), Buellia frigida (Darb.), Buellia grimmiae (Filson), Candelaria murrayi (Poelt), Candelariella flava (C.W. Dodge et G.E. Baker) (Castello et Nimis), Carbonea vorticsa (Florke) (Hertel), Lecanora expectans (Darb.), Lecanora fuscobrunnea (C.W. Dodge et G.E. Baker), Lecanora geophila (Th. Fr.) (Poelt), Lecidea andersonii (Filson), Lecidea cancriformis (C.W. Dodge et G.E. Baker), Lecidella siplei (C.W. Dodge et G.E. Baker) May., Lepraria cacuminum (A. Massal.) (Lohtander), Physcia caesia (Hoffm.) (Furnr.), Pseudephebe minuscule (Nyl. Ex Arnold) (Brodo et D. Hawksw) et Rhizoplaca melanophtalma (Ram.) Luckert et Poelt (Olech et al., 2010).
3. Buts et objectifs
Le plan de gestion pour le glacier Dakshin Gangotri a pour buts les suivants :
― éviter la dégradation des valeurs de la zone en empêchant toute perturbation humaine injustifiée ;
― permettre des recherches scientifiques dans le domaine de la glaciologie et de l'environnement tout en protégeant la rigueur des observations de toute interférence humaine ;
― veiller à ce que les points situés à la périphérie de la langue ne subissent pas de perturbations issues d'activités humaines dans la zone ;
― conserver la zone comme repère pour l'étude des cycles de déplacement de cette partie de l'inlandsis antarctique sous l'effet du réchauffement de la planète ;
― permettre des visites à des fins de gestion et ce, à l'appui des buts et objectifs du plan de gestion pour cette zone ;
― réduire au minimum la possibilité d'introduction de plantes, d'animaux et de microbes non indigènes dans la zone.
4. Activités de gestion
Les activités de gestion ci-dessous seront menées à bien pour protéger les valeurs de la zone :
Une carte détaillée indiquant l'emplacement et les lignes de démarcation de la zone, et stipulant les restrictions particulières pertinentes, serait affichée à un endroit bien en vue dans les stations de recherche Maitri (Inde) et Novolazarevskaya (Fédération de Russie) ; des copies de ce plan de gestion seront également disponibles dans les deux stations.
Deux panneaux indiquant l'emplacement et les limites de démarcation de la zone, qui mentionnent clairement les restrictions d'accès, seront installés sur des rochers bien visibles à proximité des deux points d'accès à la vallée, c'est-à-dire à l'extrémité est et à l'extrémité sud-est, afin d'éviter toute entrée inopportune.
Des copies de ce plan de gestion, accompagnées de cartes indiquant l'emplacement et les limites de démarcation de la zone, seront remises aux responsables de tous les aéronefs/embarcations en visite dans la région.
Les bornes, les panneaux, les cairns et autres structures mis en place dans la zone à des fins scientifiques ou à des fins de gestion devront être solidement fixés, maintenus en bon état et retirés lorsqu'ils ne seront plus nécessaires.
Des visites seront organisées selon que de besoin (au moins une fois tous les ans) afin de déterminer si la zone répond toujours aux objectifs pour lesquels elle a été désignée et de s'assurer que les mesures de gestion et d'entretien sont adéquates.
Le plan de gestion fera l'objet d'une révision une fois au moins tous les cinq ans et, s'il y a lieu, il sera mis à jour.
5. Durée de la désignation
La zone est désignée pour une période indéterminée.
6. Cartes
Les cartes et photographies ci-après sont annexées au présent document afin d'illustrer la zone et le plan de gestion proposé :
Carte 1. ― Emplacement des collines Schirmacher au centre de Terre Dronning Maud, Antarctique de l'Est.
Carte 2. ― Collines Schirmacher, donnant l'emplacement de la station de recherche Maitri (Inde) et de la station de recherche Novolazarevskaya (Russie).
Carte 3. ― Classification et numérotation des lacs des collines Schirmacher (Ravindra et al., 2001).
Carte 4. ― Carte topographique de la zone (équidistance des courbes de niveau : 10 m).
Carte 5. ― Parcours des glaciers fossiles dans les collines Schirmacher (Beg et al., 2000).
Carte 6. ― Vue aérienne de la langue du glacier Dakshin Gangotri.
Figure 1. ― Image montrant les bornes qui indiquent les limites de la ZSPA.
7. Description de la zone
i) Coordonnées géographiques,
bornage et caractéristiques du milieu naturel
Les collines Schirmacher sont une chaîne de collines rocheuses qui s'étendent d'est en ouest (délimitées par les longitudes est 11° 22'40'' et 11° 54'20'') sur une longueur de 17 km et sur une largeur de 0,7 à 3,3 km (délimitées par les latitudes sud 70°43'50'' et 70°46'40''). Leur altitude varie de 0 à 228 m au-dessus du niveau moyen de la mer. L'oasis part du centre de la terre Dronning Maud en Antarctique oriental. La zone proposée constitue un fragment de la partie occidentale des collines Schirmacher.
La zone proposée (ZSPA) est délimitée par les longitudes est 11°33'30'' et 11°36'30'' et les latitudes sud 70°44'10'' et 70°45'30''. Elle s'étend sur une superficie de 4,53 km². Les coins nord-est et nord-ouest de la zone sont situés sur la glace de banquise tandis que l'extrémité sud-ouest se trouve sur la calotte de glace polaire. L'extrémité sud-est est délimitée par un affleurement rocheux.
D'un point de vue topographique, la zone peut être divisée en quatre unités distinctes : la plate-forme glaciaire continentale au sud, les versants rocheux des collines, un grand lac central proglaciaire (lac B7, lac Sbrosovoye) et la banquise ondulante au nord.
La calotte de glace située à la limite la plus méridionale est constituée de « glace bleue » brute, allant de la courbe des 180 m à la courbe des 10 m, au niveau de la langue du glacier. Elle est crevassée et craquelée par des fractures d'orientation NE/SO-NNE/SSO. Deux petits cours d'eau supraglaciaires éphémères coulent sur la langue du glacier dans le sens nord/nord-est.
Le sol rocheux est accidenté et sa largeur minimale au niveau de la langue, dans les collines Schirmacher, est de moins de 50 m à peine. Les flancs est et ouest des collines descendent vers la langue du glacier, formant une large vallée. Les contours descendent de 150 m au niveau moyen de la mer au bord septentrional des affleurements rocheux.
La partie centrale de la zone est occupée par le lac B7. Il s'agit d'un lac d'origine glaciaire qui s'étend sur une superficie de 500 × 300 m.
La région la plus septentrionale de la zone est constituée de glace de banquise avec des hummocks, des fractures et des crevasses. Le point de contact entre la glace et les versants rocheux situés à l'est se caractérise par un linéament NNE/SSO très prononcé de 3 km de long. Les fractures dans la glace sont également alignées parallèlement à ce linéament.
Les collines Schirmacher se caractérisent par un sol métamorphique en faciès granulite à amphibolite. Les types de roches sont représentés par des charnockites, des enderbites, du grenat-sillimanite, des gneiss, des gneiss à grenat-biotite, des gneiss à augen quartzofeldspathique avec du métabasalte, du métagabbro, de la dolérite, des amphibolites et des lamprophyres feuillus. Les suites de roches portent principalement la marque de l'événement du Grenvillien (1 000 millions d'années) et de l'événement panafricain (550 millions d'années). Trois phases de déformation sont très claires.
La zone comprend principalement un type de roches charnockite-khondalite (gneiss à quartz-grenat-sillimanite-perthite graphite) avec quelques couches intermédiaires de quartzites à grenat-sillimanite, des gneiss à silicate-calc et de granulites mafiques. Deux séries de failles (N30E et N50E) sont très visibles. Une de ces deux grandes failles part du coin nord-est de la zone et traverse les trois unités géomorphologiques : la glace de banquise, la roche et la calotte de glace.
Les données météorologiques émanant de la station de recherche indienne Maitri indiquent que la zone jouit d'un climat polaire sec. Les températures extrêmes pour les mois les plus chauds et les plus froids vont de 7,4 à ― 34,8 °C. La température annuelle moyenne est de ― 10,2 °C. Décembre est le mois le plus chaud de l'année et août le plus froid. Les blizzards entraînent des rafales de vent de l'ordre de 90 à 95 nœuds, tandis que la vitesse annuelle moyenne des vents est de 18 nœuds. Les vents soufflent principalement de secteur est en sud-est. Les chutes de neige sont assez fréquentes durant les mois d'hiver, mais les rafales de vent balaient et nettoient les surfaces rocheuses. Par ailleurs, les accumulations de neige sont très répandues sur le flanc sous le vent des tertres glaciaires.
Des observations glaciologiques ont été faites entre 1983 et 1996 à partir de deux points fixes (« G » et « H ») et à l'aide d'instruments de mesure à distance ou des théodolites. Les résultats ont montré que le glacier recule chaque année à raison de 70 cm par an.
En 1996, pour accroître la précision des observations, 19 points périphériques ont été marqués autour de la langue du glacier. Entre 1997 et 2002, le glacier a suivi respectivement l'évolution suivante : 48,7 cm, 74,9 cm, 69,5 cm, 65,8 cm et 62,7 cm.
Ce phénomène se traduit par une récession moyenne globale de 65,3 cm par an entre 1996 et 2002, ce qui est conforme aux observations correspondant à la période précédente (1983-1996), c'est-à-dire à un taux de récession de 7 m par décennie.
Une surveillance plus approfondie a été faite et les données ont révélé que le recul annuel moyen du glacier pour 2003, 2004, 2005 et 2006 avait progressivement augmenté pour atteindre 68,0, 69,4, 71,3 et 72,8 cm par an. En 2006-2007 cependant, le recul moyen du front de glace polaire du glacier Dakshin Gangotri n'a été que de 0,6 m alors que les données collectées du bord ouest des collines Schirmacher faisaient elles état d'un recul annuel moyen de 1,4 m environ pendant cette année-là. Le recul annuel moyen de la langue du glacier Dakshin Gangotri a été d'environ 1 m en 2008 contre 2 m environ pour l'extension ouest du front de glace polaire. Le recul maximum a été observé au point d'observation ― 14, qui a enregistré un recul cumulatif de 17,21 mètres en deux ans (1996-2006).
ii) Zones à accès réservé
et zones gérées à l'intérieur de la zone
En février 1996, 19 points d'observation ont été désignés à la périphérie du glacier Dakshin Gangotri. Grâce à ces identificateurs, il a été possible de suivre le déplacement du glacier avec une précision de 1 cm. Une évaluation précise sur une échelle en centimètres est également disponible pour la période 1996-2002. L'accès à la zone devrait être limité. Il est proposé de créer un rayon de 100 m tout au long de la périphérie afin de protéger l'exactitude des observations scientifiques.
iii) Structures à l'intérieur et à proximité de la zone
Il n'y a aucune structure à l'intérieur de la zone, à l'exception de deux cairns (G et H) qui identifient les sites utilisés pour les relevés géologiques et topographiques. A l'avenir, des panneaux et des cairns seront érigés afin d'indiquer que la zone est désormais protégée.
iv) Emplacement d'autres zones protégées
à proximité directe de la zone
Il n'existe aucune autre zone protégée sur l'ensemble des collines Schirmacher.
8. Critères de délivrance des permis
a) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur de la zone
L'accès à la zone serait interdit sauf si un permis a été délivré par une autorité nationale compétente qui aura été désignée conformément à l'article 7 de l'annexe V du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement. Un permis pour pénétrer dans la zone est délivré uniquement pour la conduite de recherches scientifiques ou pour des raisons de gestion essentielles qui sont conformes aux objectifs et aux dispositions du plan sous réserve bien sûr que les actions autorisées ne mettent pas en péril les valeurs scientifiques et environnementales de la zone et n'entravent pas les études scientifiques en cours. L'accès au site n'est autorisé qu'à pied ; l'accès au site au moyen de véhicules terrestres ou d'hélicoptères est quant à lui interdit à l'intérieur de la zone.
b) Activités menées ou pouvant être menées dans la zone,
y compris les restrictions relatives à la durée et à l'endroit
Les activités suivantes peuvent être menées à bien dans la zone :
― Programmes de recherche scientifique qui répondent aux objectifs du plan de gestion, y compris les valeurs pour lesquelles la zone a été désignée, qui ne peuvent pas être menés ailleurs et qui ne mettront pas en péril l'écosystème de la zone ;
― Activités de gestion essentielles, y compris la surveillance.
c) Installation, modification ou enlèvement de structures
Aucune structure ne peut être installée dans la zone sauf autorisation stipulée dans le permis. Aucun matériel ne peut être installé s'il n'est pas indispensable à la réalisation des activités de recherches scientifiques ou de gestion et, lorsqu'il l'est, son installation doit être autorisée par un permis. Tout le matériel scientifique installé dans la zone devra identifier clairement le pays, le nom du responsable de l'équipe de recherche, l'année de l'installation et la date prévue d'achèvement de l'étude. Les détails doivent être inclus dans le rapport de visite. Tout l'équipement doit être fabriqué avec des matériaux qui posent un risque minimum de pollution de la zone et il doit être enlevé immédiatement une fois l'étude terminée. L'enlèvement d'un matériel spécifique pour lequel le permis est arrivé à expiration sera l'un des critères de délivrance du permis.
d) Emplacement des camps
Aucun campement n'est autorisé dans la zone. Les parties présentes sur le terrain peuvent camper, soit à 1 000 mètres de la bordure est du lac B7 (lac Sbrosovoye) soit à 500 mètres de la bordure ouest du même lac.
e) Restrictions sur les matériaux et organismes
pouvant être introduits dans la zone
L'introduction délibérée d'animaux, de végétaux ou de micro-organismes est interdite et les précautions d'usage seront prises contre toute introduction accidentelle.
Aucun pesticide, herbicide, produit chimique ou radio-isotope ne sera introduit dans la zone sauf autorisation octroyée pour répondre aux objectifs de gestion et de recherche scientifique. Ces agents autorisés devront être enlevés de la zone dès que prendra fin l'activité prévue.
Aucun combustible ne sera entreposé dans la zone sauf autorisation pour réaliser l'activité prévue. Aucun entrepôt permanent ne devra être construit dans la zone.
Tous les matériaux introduits dans la zone le seront pour une période déterminée et ils en seront retirés au plus tard à la fin de cette période.
f) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux
ou perturbations nuisibles à la faune et à la flore
Toute perturbation de la faune et de la flore dans la zone sera régie par l'article 3 de l'annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement (1991). Dans le cas de prélèvements ou de perturbations nuisibles d'animaux, le SCAR Code of Conduct for Use of Animals for Scientific Purposes in Antarctica (Code de conduite du SCAR pour l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques dans l'Antarctique) sera utilisé comme norme minimale.
g) Ramassage ou enlèvement de toute chose qui n'a pas été
apportée dans la zone par le détenteur du permis
Le ramassage ou l'enlèvement de matériaux présents dans la zone peuvent être autorisés par le permis mais ils doivent se limiter au minimum requis pour les activités menées à des fins scientifiques ou à des fins de gestion.
Le matériel d'origine humaine qui n'est pas apporté dans la zone par le détenteur du permis qui risque de porter atteinte aux valeurs de la zone peut être enlevé de la zone à moins que l'impact de l'enlèvement soit plus grand que celui de laisser le matériel sur place. Si tel est le cas, l'autorité appropriée devra être notifiée.
h) Elimination des déchets
Tous les déchets, y compris les déchets humains, seront retirés de la zone.
i) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts
et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints
Des permis peuvent être délivrés pour entrer dans la zone afin d'y réaliser des activités de surveillance biologique et d'inspection.
Tous les sites spécifiques qui doivent faire l'objet d'une surveillance de longue durée doivent être bien balisés et les positions GPS obtenues seront consignées au Système de répertoire de données de l'Antarctique par le biais de l'autorité nationale compétente.
j) Rapports de visite
Le principal détenteur de chaque permis délivré soumettrait à l'autorité nationale compétente un rapport décrivant les activités menées dans la zone par les détenteurs d'un permis. Ce rapport doit être soumis le plus vite possible après la date d'expiration du permis et inclure les catégories de renseignements identifiés dans le formulaire du rapport de visite suggéré par le SCAR ou conformément à la législation nationale. L'autorité tiendra un registre de ces activités qu'elle mettra à la disposition des Parties intéressées.
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