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Article AUTONOME (Décret n° 2011-105 du 26 janvier 2011 portant publication de la Mesure 4 (2009), zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 113, île Litchfield, port Arthur, île Anvers, archipel Palmer ― Plan de gestion révisé (ensemble une annexe), adoptée à Baltimore le 17 avril 2009 (1))

Article AUTONOME (Décret n° 2011-105 du 26 janvier 2011 portant publication de la Mesure 4 (2009), zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 113, île Litchfield, port Arthur, île Anvers, archipel Palmer ― Plan de gestion révisé (ensemble une annexe), adoptée à Baltimore le 17 avril 2009 (1))



Il est probable que les océanites de Wilson (Oceanites oceanicus) se reproduisent dans la zone, même si leur nombre n'a pu être déterminé. Jusqu'à cinquante couples de labbes antarctiques (Catharacta maccormicki) ont été observés sur l'île, mais le nombre de labbes nicheurs connaît de grandes fluctuations d'une année sur l'autre. Les labbes bruns (Catharacta loennbergi) ont été dans le passé étroitement liés à la colonie de manchots Adélie (carte 2), le nombre de couples nicheurs variant entre deux et huit. Le décompte dérisoire de deux couples en 1980-1981 a suivi une épidémie de choléra aviaire qui a décimé de nombreux labbes bruns sur l'île Litchfield en 1979. Des couples hybrides nicheurs ont également été observés. Bien qu'entre douze et vingt goélands dominicains (Larus dominicanus) aient été vus régulièrement sur l'île, il n'y a que 2 ou 3 nids par saison. Des sternes antarctiques (Sterna vittata) se reproduisent régulièrement sur l'île Litchfield, mais le nombre de couples est inférieur à la douzaine (environ 8 couples en 2002-2003) (Fraser, commentaire personnel, 2003). Ils se trouvent habituellement sur la côte nord-est même si l'emplacement des sites de reproduction varie d'année en année. Ainsi, en 1964, ils occupaient un site sur la côte nord-ouest (Corner 1964a). Une récente visite de l'île Litchfield montre que le nombre d'océanites de Wilson, de labbes de l'Antarctique, de labbes bruns, de goélands dominicains et de sternes antarctiques qui nichent sur l'île n'a guère changé ces dernières années (Fraser, communication personnelle, 2009).
Parmi les oiseaux qui peuplent mais ne se reproduisent pas sur l'île Litchfield, citons le cormoran antarctique (Phalacrocorax [atriceps] bransfieldensis) qui se reproduit sur l'île Cormorant située plusieurs kilomètres à l'est, ainsi que le manchot à jugulaire (Pygoscelis antarctica) et le manchot papou (P. papua) qui, en été, visitent régulièrement l'île en petit nombre. Le pétrel des neiges, (Pagodroma nivea), le damier du cap (Daption capense), le pétrel antarctique (Thalassoica antarctica) et le fulmar antarctique (Fulmarus glacialoïdes) se rendent sur l'île en petit nombre et à titre occasionnel, et deux albatros à tête grise (Diomedea chrysotoma) ont été observés à proximité de l'île en 1975 (Parmelee et al., 1977).


Mammifères marins


Les otaries à fourrure (Arctocephalus gazella) ont fait leur apparition à port Arthur au milieu des années 70 et sont désormais présentes sur l'île Litchfield à partir du mois de janvier de chaque année. Des recensements réguliers effectués en février et en mars entre 1988 et 2003 ont permis de comptabiliser une moyenne de 160 et 340 animaux sur l'île au cours de ces mois respectifs (Fraser, commentaire personnel, 2003). Ces dernières années cependant, le nombre d'otaries à fourrure de l'Antarctique a diminué dans la région de port Arthur (Siniff et al., 2008). Cette diminution a été provisoirement attribuée à une baisse de krill antarctique disponible, espèce qui représente une composante clé du régime alimentaire des otaries à fourrure, en particulier pendant la période d'allaitement (Clarke et al., 2007 ; Siniff et al., 2008). On pense que la diminution de l'abondance de krill est le résultat d'une réduction de l'étendue comme de la persistance de glace de mer dans la région de port Arthur (Fraser et Hoffman, 2003 ; Atkinson et al., 2004).
Les éléphants de mer (Mirounga leonina) rallient les plages accessibles d'octobre à juin, et leur nombre a été évalué en moyenne à quarante-trois au cours de ces mois depuis 1988 (Fraser, communication personnelle, 2003). Les groupes plus importants, d'une douzaine d'animaux voire plus, se trouvent dans les vallées de faible élévation sur le flanc nord-est de l'île (cf. carte 2). Quelques phoques de Weddell (Leptonychotes weddellii) sont parfois observés sur les plages. Il ressort de données des recensements effectués sur le long terme (1974-2005) que les populations d'éléphants de mer dans la région de port Arthur ont récemment augmenté ; des aires libres de glace plus étendues étant devenues disponibles pour leur alimentation. Par contre, elles montrent que le nombre de phoques de Weddell a diminué en raison de la diminution de l'étendue des banquises, lesquelles sont nécessaires à leur alimentation (Siniff et al., 2008). Les phoques mangeurs de crabe (Lobodon carcinophagus) et les léopards de mer (Hydrurga leptonyx) sont souvent présents sur les glaces flottantes à proximité de l'île Litchfield. Des petits rorquals (Balaenoptera acutorostrata) ont été aperçus dans la région de port Arthur aussi bien durant l'été austral (décembre-février) qu'en automne (mars-mai) (Scheidat et al., 2008).


Communautés en milieux benthiques et littoraux


De forts courants de marée existent entre les îles à port Arthur mais la côte abrite de nombreuses anses protégées (Richardson et Hedgpeth, 1977). Des falaises rocheuses infratidales s'enfoncent en angle dans un substrat mou à une profondeur moyenne de 15 mètres et de nombreux affleurements rocheux existent dans ce substrat à des profondeurs supérieures. La structure des sédiments à port Arthur est en général assez floue et se compose principalement de particules de boue avec une teneur organique d'environ 6,75 % (Troncoso et al., 2008). De vastes zones du fond marin dans port Arthur Harbor sont couvertes de macro-algues, notamment Desmarestia anceps et D. menziesii, tandis que des invertébrés sessiles comme des éponges et des coraux y sont eux aussi présents (McClintock et al., 2008 ; Fairhead et al., 2006). Le substrat constitué principalement de boues molles, qui est situé à environ 200 mètres au large de la côte nord-est de l'île Litchfield, s'est révélé riche en communautés macrobenthiques caractérisées par leur grande variété et une biomasse de crustacés, de mollusques, d'arthropodes et de polychètes autonomes se nourrissant de dépôts (Lowry, 1975). L'analyse d'assemblages de mollusques dans port Arthur, faite qu'elle a été dans le cadre d'une étude intégrée de l'écosystème benthiques durant les étés australs 2003 et 2006, révèle que la richesse et l'abondance des espèces y sont relativement faibles (Troncoso et al., 2008). Les espèces de poisson Notothenia neglecta, N. nudifrons et Trematomus newnesi ont été observées à une profondeur de 3 à 15 mètres (De Witt et Hureau, 1979 ; McDonald et al., 1995). La patelle antarctique (Nacella concinna) est présente dans les eaux marines autour de l'île Litchfield (Kennicutt et al., 1992b) et très répandue dans les zones d'eau peu profondes de l'ouest de la péninsule antarctique (Kennicutt et al., 1992b ; Clarke et al., 2004). La surveillance de la distribution de zooplanctons à l'intérieur de la zone marine entourant l'île Litchfield montre que la quantité d'Euphausia superba et de Salpa thompsoni a fortement diminué entre 1993 et 2004 (Ross et al., 2008).


Nature et impact des activités humaines


En janvier 1989, le navire Bahia Paraiso s'est échoué à 750 mètres au sud de l'île Litchfield, déversant plus de 600 000 litres d'hydrocarbure dans l'environnement immédiat (Kennicutt, 1990 et Penhale et al., 1997). Les communautés peuplant les zones intertidales ont été les plus affectées, et des éléments polluants à base d'hydrocarbures ont été décelés dans les sédiments et les patelles (Nacella concinna) intertidales et infratidales, avec un taux de mortalité estimé supérieur à 50 % (Kennicutt et al., 1992 a et b, Kennicutt et Sweet, 1992, Penhale et al., 1997). Toutefois, cette population a recommencé à croître peu de temps après le déversement (Kennicutt, 1992 a et b). Le niveau des polluants du type hydrocarbure détecté sur les sites intertidaux choisis au hasard sur l'île Litchfield était parmi les plus élevés jamais enregistrés (Kennicutt et al., 1992b, Kennicutt et Sweet, 1992). On a estimé que 80 % des manchots Adélie en nidation à proximité du déversement ont été exposés à la pollution par hydrocarbure, et que les colonies exposées ont connu une réduction supplémentaire de 16 % de leur population au cours de cette saison en raison de cette pollution (Penhale et al., 1997). Toutefois, peu d'oiseaux adultes morts ont été observés. Des échantillons prélevés en avril 2002 ont détecté des hydrocarbures dans les eaux entourant l'épave Bahia Paraiso, ce qui semble indiquer qu'il y a eu des fuites de gasoil dans l'Antarctique (Janiot et al., 2003) tandis que des hydrocarbures arrivent parfois sur les plages de l'île South-Western Anvers (Fraser, communication personnelle, 2009). Toutefois, des hydrocarbures n'ont pas été découverts dans les échantillons de sédiment ou de biote prélevés en 2002 et l'on pense que l'énergie de haute mer dans la région limite considérablement l'impact des fuites de carburant sur le biote local et la rémanence des polluants sur les plages. En outre, on aperçoit de temps à autre sur l'île Litchfield des débris marins dont des hameçons, des cannes et des flotteurs.
Les registres de délivrance des permis détenus par les Etats-Unis d'Amérique indiquent qu'au cours de la période 1978-1992, à peine trente-cinq personnes ont visité l'île Litchfield et qu'environ trois visites auraient été organisées par saison (Fraser et Patterson, 1997). Cela donne un total d'environ quarante visites sur douze ans. Cependant, comme vingt-quatre atterrissages ont eu lieu au total sur l'île pendant les deux saisons 1991-1993 (Fraser et Patterson, 1997), il semble que ces données soient sous-évaluées. Toutefois, le nombre de visites de l'île Litchfield est resté faible au cours de cette période et cette tendance s'est poursuivie. Les visites ont avant tout visé à recenser les oiseaux et les phoques, et à étudier l'écologie terrestre.
Lors des études consacrées aux plantes sur l'île Litchfield en 1982 (Komárková, 1983), des baguettes de soudage ont été introduites dans le sol pour marquer les sites étudiés. A pointe Biscoe (ZSPA n° 139) située à proximité, de nombreuses baguettes utilisées dans le cadre d'études similaires ont été abandonnées in situ et ont éliminé la végétation environnante (Harris, 2001). Le nombre de baguettes qui a servi au bornage des sites sur l'île Litchfield est inconnu et aucune donnée ne permet de savoir si ce matériel a été subséquemment retiré du site. Néanmoins, une baguette a été retrouvée et retirée d'un site abritant de la végétation dans une petite vallée, à environ 100 mètres à l'ouest du sommet de l'île, et ce après de brèves recherches menées en février 2001 (Harris, 2001) ; on trouve encore de temps à autre des baguettes de métal. Des recherches plus poussées seraient nécessaires afin de déterminer si d'autres baguettes de soudage sont toujours en place sur l'île. Aucun autre impact humain sur l'environnement terrestre n'a été observé le 28 février 2001 mais un des deux panneaux indiquant qu'il s'agit d'une zone protégée était en mauvais état et mal fixé.
L'impact des activités humaines sur les phoques, les oiseaux et l'écologie terrestre de l'île Litchfield, issu de visites directes sur le site, doit dès lors être considéré comme mineur (Bonner et Lewis Smith, 1985, Fraser et Patterson, 1997, Harris, 2001).


ii) Zones à accès limité
et zones gérées à l'intérieur de la zone


Il n'y en a aucune à l'intérieur de la zone bien qu'une zone restreinte désignée en vertu de la zone gérée spéciale de l'Antarctique n° 7 entoure la zone, englobant le milieu marin dans un rayon de 50 mètres du littoral de l'île Litchfield (carte 2).


iii) Structures à l'intérieur et à proximité de la zone


A l'exception d'un cairn au sommet de l'île, il n'existe aucune structure dans la zone. Une balise permanente, utilisée pour les recensements et constituée d'une tige filetée de 5/8 de pouce en acier inoxydable, a été installée sur l'île par l'USGS le 9 février 1999. Elle est située près du sommet de l'île (6446''13,97' de latitude sud, 6405'38,85'' de longitude ouest) à une altitude de 48 mètres et environ 8 mètres à l'ouest du cairn (cf. carte 2). La balise est fixée au sol et dotée d'un identificateur en plastique rouge. Une cachette de survie est située à proximité de la crête d'une petite colline surplombant l'ancienne colonie de manchots Adélie, à 100 mètres au sud d'un petit site de débarquement par la mer.


iv) Emplacement des autres zones protégées
à proximité directe de la zone


L'île Litchfield se trouve dans la zone spécialement gérée de l'Antarctique (ZGSA) n° 7, île Southwest Anvers et bassin Palmer (carte 1). Les zones spécialement protégées de l'Antarctique (ZSPA) les plus proches de cette île sont la pointe Biscoe (ZSPA n° 139) située à 16 kilomètres à l'est de la zone près de l'île Anvers, la baie South (ZSPA n° 146) située à environ 27 kilomètres au sud-est de l'île Doumer et la baie Eastern Dallmann (ZSPA n° 153) située à environ 90 kilomètres au nord-est et adjacente à l'île Brabant (encart, carte 1).


7. Critères de délivrance des permis


L'accès à la zone est interdit sauf si un permis a été délivré par les autorités nationales compétentes. Les critères de délivrance d'un permis pour entrer dans la zone sont les suivants :
― un permis est délivré uniquement pour la conduite de recherches scientifiques indispensables qu'il est impossible d'entreprendre ailleurs, ou pour des raisons de gestion essentielles qui sont conformes aux objectifs du plan telles que des activités d'inspection, d'entretien ou de révision ;
― les actions autorisées ne viendront pas mettre en péril les valeurs écologiques ou scientifiques de la zone ou la valeur de la zone en tant que site de référence terrestre ;
― toutes les activités de gestion visent la réalisation des buts du plan de gestion ;
― les actions autorisées sont conformes au plan de gestion ;
― la détention du permis ou d'une copie est impérative dans la zone ;
― un rapport de visite devra être soumis à l'autorité nommée dans le permis ;
― tout permis sera délivré pour une durée donnée.


i) Accès à la zone et déplacements à l'intérieur de la zone


L'accès à la zone sera autorisé en petite embarcation ou, par la glace marine, en véhicule ou à pied. L'utilisation de véhicule dans la zone est interdite et tout déplacement à l'intérieur de celle-ci se fera à pied. Le site de débarquement recommandé pour les petites embarcations se trouve sur la plage de la petite anse située à mi-chemin le long de la côte orientale de l'île (cf. carte 2). L'accès en petite embarcation à d'autres endroits autour de la côte est autorisé pour autant qu'il soit conforme aux objectifs pour lesquels le permis a été délivré. Lorsque l'accès par la glace marine est possible, il n'existe aucune restriction quant aux endroits où les véhicules ou les piétons peuvent accéder au site, étant entendu que les véhicules ne peuvent en aucun cas être utilisés sur la terre ferme.
Les équipages et autres personnes à bord des embarcations ou des véhicules ne sont pas autorisés à se déplacer à pied dans les alentours immédiats du site de débarquement sauf autorisation expresse prévue par le permis. Les visiteurs doivent se déplacer en prenant les précautions nécessaires afin de perturber au minimum la flore, la faune et les sols. Par ailleurs, ils devront, dans la mesure du possible, emprunter les sections rocheuses ou enneigées et veiller à ne pas perturber les lichens. Les déplacements à pied doivent être réduits au minimum en fonction des objectifs de toute activité autorisée et il convient à tout moment de veiller à minimiser tout effet nuisible du piétinement.
L'atterrissage en aéronef est interdit dans la zone. Les atterrissages dans un rayon de 930 mètres de la zone devraient dans la mesure du possible être évités. Les survols en deçà de 610 mètres au-dessus du sol sont interdits sauf lorsqu'ils s'avèrent nécessaires à des fins scientifiques.


ii) Activités qui sont ou peuvent être menées dans la zone,
y compris les restrictions à la durée et à l'endroit


Etudes scientifiques qui ne peuvent être menées ailleurs et ne portent pas atteinte aux valeurs scientifiques et à l'écosystème de la région ;
Activités de gestion essentielles, y compris la surveillance.


iii) Installation, modification ou enlèvement de structures


Aucune structure ne doit être installée dans la zone sauf autorisation stipulée dans le permis, à l'exception des balises de recensement et du cairn existant au sommet de l'île, et toute nouvelle structure ou installation permanente est interdite.
Toutes les structures ainsi que tout le matériel scientifique et les balises installés dans la zone doivent être autorisés par un permis et identifier clairement le pays, le nom du principal chercheur et l'année de l'installation. Tout doit être fabriqué avec des matériaux qui posent un risque minimum de pollution de la zone.
L'installation (y compris le choix du site), l'entretien, la modification, ou l'enlèvement de structures seront effectués de manière à minimiser les perturbations de la faune et de la flore.
L'enlèvement de matériel spécifique pour lequel le permis est arrivé sera à la charge de l'autorité qui a délivré le permis original et il sera l'une des conditions de la délivrance de ce permis.


iv) Emplacement des camps de base


Tout campement doit être évité dans la zone. Cependant, lorsque l'exigent certaines opérations autorisées par un permis, un camp temporaire peut être installé à un endroit désigné sur la terrasse située au-dessus de l'ancienne colonie de manchots. Le camp réservé au campement se trouve au pied d'une petite colline ( 35 m), sur le flanc oriental, à environ 100 m au sud-ouest de la plage réservée au mouillage des petites embarcations (carte 2). Le campement sur des surfaces où le couvert végétal est abondant est interdit.


v) Restrictions sur les matériaux et organismes
pouvant être introduits dans la zone


L'introduction délibérée d'animaux, de végétaux, de micro-organismes ou de sols est interdite dans la zone et les précautions visées ci-dessous seront prises en cas d'introductions accidentelles.
Pour aider à préserver les valeurs écologiques et scientifiques découlant du niveau relativement faible d'impact humain à l'île Litchfield, les visiteurs prendront des mesures de précautions spéciales contre les introductions. Sont un motif de préoccupation les introductions d'agents pathogènes, de microbes, d'invertébrés et de plantes en provenance d'autres sites antarctiques, y compris des stations ou des régions extérieures à l'Antarctique. Les visiteurs veilleront à ce que le matériel d'échantillonnage ou les repères introduits dans la zone soient propres. Dans toute la mesure du possible, les chaussures et autres matériels utilisés ou introduits dans la zone (y compris les sacs à dos, les sacs et les tentes) doivent être nettoyés à fond avant d'entrer dans la zone.
Compte tenu de la présence d'oiseaux nicheurs sur l'île Litchfield, aucun produit de la volaille, y compris les produits contenant des œufs en poudre non cuits et les déchets de ces produits, ne doit être introduit dans la zone.
Aucun herbicide ni pesticide ne doit être introduis dans la zone.
Tout autre produit chimique, y compris les radionucléides ou isotopes stables, susceptibles d'être introduits à des fins scientifiques ou de gestion en vertu du permis, seront retirés de la zone au plus tard dès que prendront fin les activités prévues par le permis.
Aucun combustible, aliment ou autres matériaux ne seront entreposés dans la zone sauf s'ils sont nécessaires à des fins essentielles liées à l'activité pour laquelle le permis a été délivré ou s'ils se trouvent dans une cache d'urgence autorisée par une autorité compétente.
Tous les matériaux seront introduits dans la zone pour une période déterminée. Ils seront retirés de ladite zone au plus tard à la fin de cette période, puis ils seront manipulés et entreposés de manière à minimiser les risques pour l'environnement.
En cas de déversement susceptible de porter atteinte aux valeurs de la zone, les matériaux seront retirés dans la mesure où ce retrait n'aura pas un impact plus grave que celui consistant à les laisser in situ.


vi) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux
ou perturbations nuisibles à la faune et la flore


Tout prélèvement de faune et de flore indigènes ou toute perturbation nuisible à cette faune et cette flore est interdite sauf avec un permis délivré conformément à l'article 3 de l'annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement par l'autorité nationale compétente à cette fin.


vii) Ramassage de toute chose qui n'a pas été apportée
dans la zone par un visiteur


Les matériaux ne peuvent être ramassés ou enlevés de la zone qu'avec un permis et ils doivent être limités au minimum requis pour les activités menées à des fins scientifiques ou de gestion.
Les matériaux d'origine humaine qui sont susceptibles d'avoir un impact sur les valeurs de la zone et n'ont pas été introduits par le détenteur du permis ou toute autre personne autorisée peuvent être enlevés de n'importe quelle partie de la zone dans la mesure où cela n'aura pas un impact plus grave que celui de le laisser in situ. Si tel est le cas, les autorités compétentes devront en être informées.


viii) Elimination des déchets


Tous les déchets seront retirés de la zone. Les déchets humains seront évacués en mer.


ix) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts
et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints


1. Des permis peuvent être délivrés pour entrer dans la zone afin d'y réaliser des activités de suivi de l'évolution biologique et d'inspection du site pouvant impliquer le prélèvement de petits échantillons à des fins d'analyse, de révision ou de protection.
2. Tous les sites spécifiques dont le suivi sera de longue durée seront correctement balisés.


x) Rapports de visite


Les Parties doivent s'assurer que le principal détenteur de chaque permis délivré soumet aux autorités compétentes un rapport décrivant les activités menées dans la zone. Ces rapports doivent inclure, s'il y a lieu, les renseignements identifiés dans le formulaire du rapport de visite que contient l'appendice 4 de la résolution 2 (1998) (CPE I).
Les Parties doivent conserver une archive de ces activités et, lors de l'échange annuel d'informations, fournir une description synoptique des activités menées par les personnes relevant de leur juridiction, avec suffisamment de détails pour permettre une évaluation de l'efficacité du plan de gestion. Les Parties doivent, dans la mesure du possible, déposer les originaux ou les copies de ces rapports dans une archive à laquelle le public pourra avoir accès, et ce afin de conserver une archive d'usage qui sera utilisée et dans l'examen du plan de gestion et dans l'organisation de l'utilisation scientifique de la zone.
L'autorité compétente doit être notifiée de toutes les activités entreprises ou mesures adoptées ainsi que de tous les matériaux diffusés et non enlevés qui ne figuraient pas dans le permis délivré.


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Carte 1. ― Île Litchfield ZSPA n° 113



Vous pouvez consulter le tableau dans le
JOn° 23 du 28/01/2011 texte numéro 8





Carte 2. ― Île Litchfield ZSPA n° 113 : particularités physiques et faune sauvage



Vous pouvez consulter le tableau dans le
JOn° 23 du 28/01/2011 texte numéro 8