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Article AUTONOME (Décret n° 2011-79 du 20 janvier 2011 portant publication de la Mesure 9 (2009), zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 150 (île Ardley, baie Maxwell, île du Roi-George) ― Plan de gestion révisé ― (ensemble une annexe), adoptée à Baltimore le 17 avril 2009 (1))

Article AUTONOME (Décret n° 2011-79 du 20 janvier 2011 portant publication de la Mesure 9 (2009), zone spécialement protégée de l'Antarctique n° 150 (île Ardley, baie Maxwell, île du Roi-George) ― Plan de gestion révisé ― (ensemble une annexe), adoptée à Baltimore le 17 avril 2009 (1))


Des travaux de recherche ornithologique et botanique détaillés ont été faits pendant des années sur l'île Ardley, principalement par des scientifiques chiliens et allemands, de brèves études étant également faites par des scientifiques russes, coréens et chinois. Les études allemandes montrent que la population reproductrice de pétrels géants a diminué ces dernières années d'environ 80 % depuis les recherches entreprises en 1979. Elles donnent sérieusement à penser que les variations numériques de ces populations sont directement imputables aux perturbations causées par le grand nombre de visiteurs, de survols d'aéronefs et de stations en construction. Les couples perturbés ont transféré leurs sites de nidification dans des aires où les impacts sont moins prononcés. Dans le cas des labbes en phase de reproduction, cela est dû aux incidences anthropiques et naturelles causées par les fluctuations que subissent la disponibilité des aliments et les conditions atmosphériques. Les effets de ces impacts continueront d'être surveillés dans le cadre de travaux de recherche ornithologique effectués sur place.

Mammifères marins

Les phoques visitent régulièrement l'île Ardley. Les phoques de Weddell (Leptonychotes weddelli) se reproduisent à proximité de la zone entre septembre et novembre, sur des plages et sur la glace de mer dans la baie Maxwell (baie Fildes). Des phoques crabiers (Lobodon carcinophagus) ont été répertoriés en hiver dans la glace de mer de la baie Maxwell (baie Fildes, dans les environs de la zone, parfois en grands nombres. En décembre et en mars, quelques éléphants de mer (Mirounga leonina), phoques de Weddell et otaries à fourrure (Arctocephalus gazella) visitent la zone pour s'y reposer ou pour y muer.
Ces dernières campagnes, des chercheurs chiliens ont signalé la présence dans les environs immédiats de l'île Ardley de léopards de mer (Hydrurga leptonyx), qui attaqueraient les manchots, principalement dans la partie est de la zone protégée.

Végétation

L'île possède quelques-unes des communautés végétales les mieux développées et les plus vastes des îles des Shetland du Sud, avec près de 250 espèces de lichens, 130 de mousses et 1 espèce de plantes vasculaires. L'écosystème climacique sur terre nue est dominé par des macrolichens comme Himantormia lugubris et plusieurs espèces du genre Usnea. Cette végétation est extrêmement sensible à l'intervention humaine et peut être facilement perturbée. Dans les zones côtières de l'île Ardley, il est possible de trouver une grande diversité de lichens, principalement des genres Placopsis, Xanthoria, Haematomma, Rinodina, Caloplaca et Buellia.
La présence de canche antarctique (Deschampsia antarctica) révèle une augmentation marquée de la taille et du nombre des colonies répertoriées. On pense que cette population augmente en réponse à des saisons de croissance plus chaudes et plus longues, phénomène causé par un réchauffement régional. La figure 2 donne la distribution de la végétation sur l'île Ardley.

ii) Aires spéciales et aires gérées à l'intérieur de la zone

Il n'y a pas d'aires spéciales à l'intérieur de la zone.

iii) Structures à l'intérieur et à proximité de la zone

Le Chili compte deux abris d'été semi-permanents réservés aux chercheurs : Ripamonti I (6212' S ; 58 53' O), sur la côte septentrionale de l'île Ardley, y Ripamonti II (ancienne cabane de l'Institut allemand Alfred Wegénér cédé par l'Allemagne au Chili en 1997), 100 mètres environ au sud-ouest de pointe Braillard, dans la partie sud-est, à l'intérieur des colonies reproductrices de manchots. Il y a également dans la zone deux bâtiments argentins dont se compose l'abri Ballve, établi en 1953, situé à environ 50 mètres à l'est de Ripamonti I.
Un radiophare argentin facilite la navigation, tourné qu'il est vers la baie Maxwell (baie Fildes).
Toutes les structures décrites ci-dessus demeurent dans la zone d'un bout à l'autre de l'année.

iv) Emplacement d'autres zones protégées
à proximité directe de la zone

Il y a quatre zones protégées dans les îles Nelson et du roi George (île 25 de Mayo), à proximité de l'île Ardley. La plus proche est la péninsule Fildes (ZSPA n° 125), qui se trouve à environ 1 km à l'ouest et au nord-ouest de l'île Ardley. La ZSPA n° 128, littoral occidental de la baie de l'Amirauté, est située à environ 25,3 km vers le nord-ouest. Par ailleurs, dans l'île du roi George (île 25 de Mayo), la ZSPA n° 132, péninsule Potter, se trouve à environ 14,5 km vers l'est de l'île Ardley. Enfin, la pointe Harmonie (ZSPA n° 133) est située à environ 18,6 km au sud-ouest de l'île.

7. Conditions de délivrance du permis

L'accès à la zone protégée est interdit sauf avec un permis délivré par une autorité nationale compétente. Les conditions de délivrance d'un permis pour accéder à la zone sont les suivantes :
Le permis est délivré uniquement à des fins scientifiques ou pour des raisons de gestion essentielles conformes aux objectifs du plan comme des activités d'inspection, d'entretien ou de révision qui doivent être entreprises en conformité avec les objectifs du plan de gestion qu'il n'est pas possible de satisfaire ailleurs.
Les activités autorisées ne devront pas porter atteinte aux valeurs écologiques et scientifiques de la zone.
Toutes les activités de gestion seront élaborées à l'appui des objectifs du plan de gestion.
Les actions autorisées sont conformes au plan de gestion.
Durant la période déclarée, le personnel scientifique présent dans la zone devra être muni du permis ou d'une copie autorisée.
A la fin de la période, un rapport sera remis à l'autorité nationale compétente dont il est fait mention dans le permis, y compris les activités entreprises même si le permis n'en fait pas mention explicitement.

i) Accès à la zone et déplacements
à l'intérieur de celle-ci sur place

L'accès à l'île Ardley se fera à pied ou avec une petite embarcation. Tout déplacement à l'intérieur de la zone protégée se fera exclusivement à pied.
Les équipes de travail devront se composer d'un maximum de dix personnes durant les phases critiques des cycles de reproduction des oiseaux (incubation, éclosion et élevage des poussins entre octobre et janvier de chaque année) et d'un maximum de vingt à tout autre époque de l'année.

Accès en embarcation

La côte septentrionale de l'île Ardley est un endroit propice pour débarquer. De petites embarcations semi-rigides peuvent débarquer sur l'île mais uniquement si elles sont supervisées par du personnel scientifique autorisé. Les aires de débarquement recommandées et préférées sont les suivantes : plage en face de Ripamonti I dans le secteur de pointe Luis et la plage Punto Faro. Les visiteurs peuvent venir en groupes de 10 à 20 personnes à la fois en fonction de la phase du cycle de reproduction des oiseaux.

Accès à pied

Seuls les détenteurs d'un permis autorisés à entrer dans la zone peuvent y accéder à pied.
Il est possible, à partir de la péninsule Fildes, d'accéder à l'île à pied en traversant l'isthme à marée basse. L'activité piétonne doit se limiter, dans la mesure du possible, au sentier balisé (Carte 3), évitant dans toute la mesure du possible de transiter par les aires de végétation et les aires proches des sites de reproduction des oiseaux de mer sauf si cela s'avère strictement nécessaire pour y faire des études scientifiques.

Accès en véhicule

Il est strictement interdit d'entrer dans la zone au moyen de véhicules quels qu'ils soient.

Survols

Compte tenu de la présence d'oiseaux de mer nicheurs sur l'île, l'atterrissage d'aéronefs dans la zone est interdit et tout survol nécessaire doit être effectué conformément aux directives établies dans la résolution 2 (2004) intitulées Directives pour l'exploitation d'aéronefs à proximité de concentrations d'oiseaux dans l'Antarctique :
Il est interdit de survoler les colonies d'oiseaux à moins de 610 m au dessus du sol.
Il faudra éviter d'atterrir dans un rayon de 930 m des colonies d'oiseaux.
Il faudra rester à une distance verticale de 610 m au-dessus du sol et horizontale de 460 m de la côte.
Il faudra traverser la côte à angle droit et à plus de 610 m au-dessus du sol.
Il est interdit aux aéronefs d'effectuer des vols stationnaires ou de passer plusieurs fois au-dessus des concentrations d'oiseaux et il leur est interdit de voler à une altitude plus basse que celle jugée nécessaire.
Les aéronefs qui atterrissent à la base Teniente Marsh ou qui en décollent ou en tout autre point ou plate-forme de décollage doivent éviter les survols de l'île.

ii) Activités qui sont ou peuvent être menées dans la zone,
y compris les restrictions à la durée et à l'endroit

La recherche scientifique qui ne mettra pas en péril l'écosystème ou les valeurs scientifiques de la zone, ni ne portera atteinte à la valeur de la zone en tant que site de référence.
Toutes les activités essentielles de gestion, y compris la surveillance continue.

iii) Installation, modification ou enlèvement de structures

Aucune structure supplémentaire ne sera érigée dans la zone, sauf pour assurer le bon déroulement des activités de gestion et de recherche scientifique indispensables et avec un permis adéquat délivré pour une durée déterminée. Tous les équipements scientifiques qui seront installés dans la zone devront faire l'objet d'une autorisation et clairement mentionner le pays, le nom du responsable de l'équipe de recherche, ainsi que l'année d'installation. Ils devront tous être fabriqués avec des matériaux qui posent un risque minimum de perturbation de la faune et de pollution de la zone.
Toute activité liée à l'installation, à la modification, à l'entretien ou à l'enlèvement de structures sera menée à bien de manière à réduire au minimum les perturbations de la faune et de la flore. L'enlèvement de structures, de matériels ou de balises pour lesquels le permis est arrivé à expiration, sera l'une des conditions de la délivrance dudit permis.

iv) Emplacement et réglementation des camps de base

Il est interdit de camper dans la zone.

v) Restrictions sur les matériaux et organismes
pouvant être introduits dans la zone

Aucun animal vivant, aucune plante ou partie de plante et aucun microbe ne seront délibérément introduits dans la zone. À cet effet, tous les vêtements, chaussures et matériel doivent dans toute la mesure du possible être inspectés et nettoyés à fond avant d'entrer dans la zone.
Il est interdit d'introduire dans la zone des produits de la volaille pour alimenter les chercheurs et ce, afin de protéger l'avifaune présente dans l'île.
Aucun herbicide ou pesticide ne sera introduit dans la zone. Tous les produits chimiques qui peuvent être introduits pour des raisons scientifiques essentielles visées dans le permis seront soigneusement entreposés pendant la période stipulée de manière à minimiser les risques inhérents à leur introduction de l'environnement. En cas de fuites susceptibles de porter préjudice aux valeurs de la zone, les matériaux seront retirés dans la mesure où ce retrait n'entraîne pas de conséquences plus graves que de les laisser in situ.
Le carburant, les produits alimentaires et de tout autre matériel qui sont introduits dans la zone pour favoriser le développement de la recherche scientifique et des activités de gestion pour lesquelles un permis a été délivré seront entreposés de manière appropriée dans les abris, prenant toutes les précautions d'usage seront prises afin d'éviter le risque d'une introduction accidentelle. Tous les matériaux introduits dans la zone en seront retirés au plus tard à la fin de la période stipulée dans le permis mais le maintien d'une cache de vivres entreposée dans les abris en cas d'urgence est autorisé.

vi) Prélèvement de végétaux et capture d'animaux
ou perturbations nuisibles à la faune et la flore

Tout prélèvement de spécimens de faune et de flore indigènes et toute perturbation qui peut leur être nuisible sont interdits sauf avec un permis délivré conformément à l'article 3 de l'annexe II du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement. Dans le cas de prélèvements ou de perturbations nuisibles d'animaux, le SCAR Code of Conduct for Use of Animals for Scientific Purposes in Antarctica (Code de conduite du SCAR pour l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques dans l'Antarctique) devra être utilisé comme norme minimale.

vii) Ramassage ou enlèvement de toute chose
qui n'a pas été apportée dans la zone par le détenteur du permis

Le ramassage ou l'enlèvement de toute chose qui n'a pas été apportée dans la zone par le détenteur du permis ne peut se faire qu'en conformité avec le permis, mais il doit se limiter au minimum requis pour les activités menées à des fins scientifiques ou de gestion. L'enlèvement à des fins scientifiques de spécimens biologiques morts ou d'échantillons géologiques ne doit pas dépasser des niveaux qui touchent les autres espèces et valeurs dans la zone et il ne peut avoir lieu que pour faire des études scientifiques.
Tout matériau d'origine humaine qui est susceptible de porter atteinte aux valeurs de la zone et qui n'a pas été introduit par le détenteur du permis ou toute autre personne autorisée, pourra être enlevé de la zone dans la mesure où cet enlèvement n'entraîne pas de conséquences plus graves que de le laisser in situ. Dans ce cas là, les autorités concernées devront en être informées.

viii) Elimination des déchets

Tous les déchets doivent être enlevés de la zone. Toutefois, les déchets organiques humains peuvent être rejetés dans la mer conformément à l'article 5 de l'annexe III du Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement.
Les déchets qui résultent des activités conduites dans la zone doivent être temporairement stockés à proximité des abris, dans un endroit sûr contre tout éparpillement accidentel. Ils doivent clairement porter l'étiquette Ordures. A la fin de la période, ils devront être enlevés de la zone protégée et de la zone du Traité sur l'Antarctique.
Les déchets qui résultent des activités conduites dans la zone doivent être temporairement stockés à proximité des abris, dans un endroit sûr contre tout éparpillement accidentel. Ils doivent clairement porter l'étiquette Ordures. À la fin de la période, ils devront être enlevés de la zone protégée et de la zone du Traité sur l'Antarctique.

ix) Mesures nécessaires pour faire en sorte que les buts
et objectifs du plan de gestion continuent à être atteints

Des permis peuvent être délivrés pour entrer dans la zone afin d'y réaliser des activités de suivi de l'évolution biologique et d'inspection du site pouvant impliquer le prélèvement de petits échantillons de matières végétales et d'animaux, à des fins d'analyse, d'examen ou de protection. Ce prélèvement doit être indiqué dans le permis correspondant.
Tous les sites dont la surveillance sera de longue durée et qui sont vulnérables à des perturbations accidentelles seront correctement balisés et communiqués aux autres Parties par les voies appropriées.
Pour éviter toute interférence avec les travaux de recherche et de surveillance ou tout double emploi éventuel, les personnes qui ont l'intention d'entreprendre de nouveaux projets dans la zone doivent, avant d'entamer ces travaux, consulter les programmes nationaux au travail sur l'île Ardley.
Les Parties qui exécutent des programmes de recherche et de surveillance de longue durée devraient coopérer étroitement entre elles, faciliter la communication entre les scientifiques qui travaillent dans la zone et faire à intervalles périodiques des évaluations communes de leurs thèmes et résultats de la recherche.
Pour aider à préserver les valeurs scientifiques découvertes sur l'île Ardley, les visiteurs devront strictement respecter les indications données dans le présent plan de gestion.

x) Rapports de visite

Dès que la période déclarée aura pris fin, le principal détenteur de chaque permis délivré soumettra, dans un délai maximum de six mois, à l'autorité nationale compétente un rapport décrivant les activités menées dans la zone. Ce rapport doit inclure les renseignements identifiés dans le formulaire du rapport de visite suggéré par le SCAR et joint au permis.
Le rapport devra être archivé auprès de l'autorité nationale afin de lui permettre de fournir une description synoptique des activités menées dans l'échange annuel d'informations ou de fournir les informations nécessaires sur les activités humaines menées à l'intérieur de la zone à toutes les parties intéressées par une bonne gestion de la zone, et de conserver une archive d'usage qui peut faciliter les mécanismes de révision du plan de gestion, améliorer l'utilisation scientifique de la zone et contribuer à la protection la meilleure possible de l'environnement.

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Vous pouvez consulter le tableau dans le
JOn° 18 du 22/01/2011 texte numéro 12



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